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13 février 2007
Jean-Marie Le Pen à "J'ai une question à vous poser" sur TF1
Jean-Marie Le Pen a estimé [hier] soir (lundi 12 février, note UdP) que les candidats à la présidentielle « sont candidats au poste de gouverneur d'une province européenne et encore n'ont pas les prérogatives de M. Arnold Schwarzenegger (en Californie) aux Etats-Unis ». M. Le Pen, lui, souhaite « rétablir la souveraineté nationale ». « Les citoyens français ont été floués par la promesse européenne. On leur disait: "avec l’Europe ça sera le plein emploi". Ça n'a pas du tout été cela », a souligné le candidat des Patriotes. Il a expliqué que « la France en Europe est dans le monde le pays qui a le taux de croissance le plus faible ». « 80 % des lois françaises sont faites à Bruxelles et le président de la République n'a pas réussi en cinq ans à faire changer le taux de TVA de la restauration », a ajouté le candidat de l’Union des patriotes. « Si la frontière est utile et qu'elle n'existe pas, il faut la construire. Le fait d'avoir supprimé nos frontières nous met à la merci du commerce international, il faut arrêter cela et rétablir le contrôle de nos frontières », a plaidé le leader de l’Union des patriotes.
Interrogé par un des Français du panel sélectionné par la SOFRES qui lui demandait s'il changerait la devise de la République en « xénophobie, égoïsme, autarcie », Jean-Marie Le Pen a répondu : « je ne suis pas xénophobe, je suis francophile moi », et « je l'ai démontré, non pas par des déclarations, mais par des actes ». M. Le Pen a rappelé qu'à trois reprises au moins dans son combat politique il avait présenté aux élections des candidats noir ou d'origine arabe. Il a aussi indiqué qu'un couple noir, dont l'homme est décédé récemment, avait élevé ses trois filles, et rappelé un épisode de sa vie militaire, en Egypte, où il avait lui-même enterré des soldats locaux en prenant soin de respecter l'usage musulman. « Je suis contre la politique d'immigration menée par les politiciens français de droite et de gauche, mais pas contre les immigrés », a-t-il précisé, en ajoutant qu'il était pour la « préférence nationale », que « tous les pays du monde pratiquent ». Mais, « s'il n'y a pas de travail pour eux, il faut qu'ils retournent chez eux. (...) L'immigration doit être égale à zéro, même si toute règle supporte ses exceptions ».
Questionné sur les difficultés de logements des Français les plus modestes, M. Le Pen a démontré le lien avec la politique d'immigration, estimant que « jamais M. Borloo ne pourrait construire assez de logements », ceux-ci étant « occupés par les immigrés arrivant par vagues successives » et qui « ont la priorité ». M. Le Pen a répété qu'il n'avait « pas de mépris pour les cités », soulignant qu'il « ne confondait pas » les « 99 % de gens qui souffrent » dans ces quartiers avec « les trublions qui se comportent de manière agressive et violente ». « Les voitures qu'on brûle à Aubervilliers, ce sont les voitures des habitants d'Aubervilliers », a-t-il dit.
Par ailleurs, le candidat de l’Union des patriotes à la présidentielle a motivé son refus de signer le pacte "écologique" de Nicolas Hulot par la présence de taxes supplémentaires alors que, selon lui, « on est déjà submergé de taxes » en France. M. Le Pen a expliqué qu'il ne « partageait pas l'angoisse des milieux scientifiques sur le réchauffement de la planète ». « Quand on dit ce qu'il va se passer en 2100, ça vous empêche de penser à ce qui va se passer demain ou après-demain », alors qu'il vaudrait mieux s'y intéresser, a estimé M. Le Pen.
« Je ne suis pas arc-bouté sur mes positions juvéniles. J'ai moi aussi évolué, j'ai vécu et je vois les choses qui changent », a expliqué M. Le Pen, en soulignant que sa fille cadette Marine, directrice [de la stratégie pour] la campagne présidentielle, était pour quelque chose dans cette démarche. « Elle me donne une vision qui est celle de son temps. Les choses évoluent, je le reconnais. »
Le leader de l’Union patriotique a aussi témoigné qu'il savait pardonner, en faisant référence à Bruno Mégret. « J'ai montré récemment que je pouvais pardonner des attaques fortes cruelles et cela de gens qui avaient ma confiance et qui étaient très proches de moi ». « Homme publique, avocat du peuple comme j'ai souhaité l'être toute ma vie, n'ayant pas peur d'affronter l'adversaire, je crois que le plus grand service que je peux rendre à mon pays, c'est de lui rendre la vérité », a-t-il poursuivi. « Tant que j'ai la force de me battre, je me battrais », a conclu Jean-Marie Le Pen.
Source : http://patriote.hautetfort.com/
Union des Patriotes : Pour Le Figaro, Jean-Marie Le Pen a remis l’immigration au centre du débat. Ce qui ne peut que nous réjouir. Et pour Le Parisien – Aujourd’hui en France, le dialogue a été policé entre les Français et le président du Front national. Un article qui, lui aussi, indique Jean-Marie Le Pen a insisté sur la place prépondérante de l’immigration dans son action au serice de notre peuple et de notre nation.
11:35 Publié dans élections 2007 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, Jean-Marie Le Pen, ump, ps, jpf, udf, immigration



Commentaires
TF1 et ses faux invités
http://www.fdesouche.com/index.php?2007/02/13/1551-vous-la-reconnaissez
Ecrit par : Maya | 13 février 2007
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