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03 mars 2007

A Marseille, Jean-Marie Le Pen muscle sa campagne

Reuters via Yahoo actualités

Jean-Marie Le Pen a durci le ton de sa campagne sur le thème de l'immigration, en promettant une "chasse aux faux touristes" et le "rétablissement de la préférence nationale" dans tous les domaines.

A Marseille, sur une terre d'élection particulièrement fertile pour le Front national, il a fait la part belle de son discours à l'immigration (le responsable du CAP immigration pour la campagne de Jean-Marie Le Pen n'est autre que Jean-François Touzé, note UdP), un "sujet tabou", selon lui, de la campagne.

Devant 2 000 personnes, le président du FN est passé à l'offensive contre Nicolas Sarkozy qu'il soupçonne de venir chasser les voix sur le terrain de l'extrême droite.

"Certains de nos compatriotes ont l'air de croire que le ministre de l'Intérieur a pris le taureau par les cornes. A la vérité, les seules cornes prises sont celles de l'UMP", a-t-il lancé.

Il a multiplié les banderilles à l'encontre du "promoteur de la discrimination positive" et de "l'immigration positive", de celui qui a "institutionnalisé l'Islam de France" et aidé à la "construction des mosquées" en France.

Dressant l'historique de "trente ans d'erreurs", il a livré ses propres calculs qui font état de "dix millions d'immigrés" accueillis dans ce laps de temps en France, sans oublier un "million de clandestins" et "70% d'augmentation de mariages blancs" enregistrés lors de ces cinq dernières années.

"Piliers du système"
"On me dit, M. Le Pen, si vous renvoyez les clandestins chez eux, avez vous pensé à leurs enfants ? Bien sûr que j'y pense, ils ne doivent pas être séparés de leurs parents, c'est pour cela qu'ils partiront avec eux", a-t-il promis à une assistance complice, qui a bruyamment salué l'expulsion musclée d'une manifestante hors de la salle.

A Marseille, ville dont le taux de chômage reste supérieur au taux national, le leader du FN a dépeint une France qui "s'appauvrit et se paupérise".

"Bien sûr, le chiffre officiel parle de deux millions de chômeurs, mais le chiffre réel est de cinq millions", a-t-il affirmé. "Ce sont les fruits vénéneux de la folle politique d'ouverture généralisée des frontières humaines, commerciales, sanitaires et internationales".

Jean-Marie Le Pen s'est donc engagé à imposer à l'Europe, s'il est élu, de "retrouver la souveraineté sur nos frontières et d'être maîtres chez nous".

Dans une dramaturgie soigneusement étudiée, il a exhorté ses troupes à ne pas se laisser abuser par les "trois piliers du système" que sont, à ses yeux, Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy et François Bayrou, candidats respectivement du PS, de l'UMP et de l'UDF.

"Ce ne sont pas des premiers communiants. Ils ont occupé des postes ministériels et viennent nous dire, au bout de trente ans, qu'ils ont tout compris", a-t-il ironisé.

"Ne vous laissez pas intoxiquer par les sondages. Je suis au dessus des 20%. Je ne sais pas qui sera l'autre au second tour. Peu importe, ce sera le candidat du système", a-t-il ajouté.

Quand au président de la République, Jacques Chirac, il a regretté son absence dans le combat engagé pour sa succession.

"Quel dommage qu'il ne soit pas candidat. Ah, la belle revanche de 2002 que nous pourrions avoir", a conclu le président du FN, qui s'était qualifié en 2002 pour le second tour face à Jacques Chirac.

Commentaires

Voici un texte particulièrement édifiant concernant le Vicomte et sa petite cour. N'en déplaise à ceux qui lorgnent en direction de ci-devant en dépis du bon sens national.


Lettre de M. Philippe Germain, ex-responsable des Jeunes MPF du 06

" En septembre 2006, je décidais sur un coup de tête de rejoindre le "Mouvement pour la France" de Philippe de Villiers.

Je regrette sincèrement d'y avoir perdu mon temps mais cela m'a permis de me faire ma propre opinion sur certains non-dits du MPF.

En effet, j'ai réalisé, après y avoir milité prés d'un an, que le MPF n'était effectivement qu'un noyau supplétif de l'UMP et une annexe pour certains "aigris" du FN.

Chacun y va pour régler ses propres rancoeurs : Jacques Bompard pour se venger de Le Pen, Rivière de Sarkozy. Et Villiers, complice de Sarkozy, parle comme Le Pen pour que ses quelques pourcents avantagent Sarkozy face à Mme Royal.
Toute cette stratégie de "bassesse politique" sous la houlette d'un porte-parole félon et hargneux, Guillaume Peltier, ancien du FN et devenu la Voix de son Maître Villiers.
Peltier qui s'est trahi deux fois à travers ses déclarations à la presse : "Nous allons noyer Le Pen en douceur" (l'Express - juin 2006) et "Nous serons l'aile droite dure de l'UMP" (Le Figaro - janvier 2007) !

C'est pour témoigner de cette supercherie organisée par un parti que j'ai personnellement rebaptisé l'UMPF pour Union Marginale Pour Fêlon que je rejoins le Front National, seule alternative crédible. Et je soutiendrais maintenant sans relâche le meilleur candidat du camp national, Jean-Marie Le Pen ! "

Signé : Philippe Germain
ex-responsable des Jeunes MPF du 06
et ex-membre du Bureau Politique du MPF 06
et maintenant membre du Front National des Alpes-Maritimes

http://www.fn06.net/mpf_rejoint_fn1.html

Ecrit par : Edifiant ! | 04 mars 2007

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