11 mars 2007

En 2006, la pression fiscale a presque atteint son niveau record !

Source : Contribuables associés

Avec 44,4 % du PIB l’an dernier contre 43,1 % en 2002, la pression fiscale s’est considérablement aggravée au cours du quinquennat de Jacques Chirac. C’est malheureusement par là que s’explique la réduction du déficit public, plutôt que par la réduction des dépenses des administrations.

La présidence de Jacques Chirac se termine sur un constat attendu : en dépit des promesses de baisses d’impôt qu’il avait émises en 2002, et contrairement à ce qu’avait annoncé le gouvernement, la pression fiscale, en 2006, a presque atteint son niveau record, à 44,4 % du PIB, soit une augmentation de 1,3 % en quatre ans. Sauf en 1999 (44,9 %), elle n’a jamais été aussi élevée. Cette hausse s’explique principalement par un surcroît de recettes de TVA et d’impôts sur les sociétés, de plus de 10 milliards d’euros par rapport à ce que prévoyait la loi de Finances initiale 2006.

Le quotidien « Les Echos », qui publie ces chiffres dans son édition du 7 mars, observe qu’« au-delà de la bonne tenue de l’activité des entreprises et de la consommation, le gouvernement paie le prix de sa recherche effrénée de recettes budgétaires afin de réduire le déficit public », notamment en modifiant les règles de versement de l’acompte d’impôt sur les sociétés et en ponctionnant par anticipation les prélèvements sociaux sur les intérêts des plans épargne logement de plus de dix ans… Dans la sphère privée, on appellerait ça de la cavalerie.

Parallèlement, le déficit public a donc été rapporté de 2,9% en 2005 à 2,6 % en 2006. Le rapprochement de ces chiffres montre cependant que la diminution du déficit n’est pas due à une réduction sensible des dépenses de l’Etat, mais à la hausse de la fiscalité et aux plus-values fiscales.

Les Français continuent de payer et l’Etat glouton de manger la richesse qu’ils produisent.

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