11 février 2008

Les communautaristes et les élections municipales

 

Source : Identita Nostra

Comme il fallait s’y attendre, les communautaristes seront présents en masse lors des prochaines élections municipales.

Contrairement à ce que l’on pourrait légitimement croire, les communautaristes, excepté quelques rares cas, joueront la carte de l’entrisme plutôt que de faire des listes 100% communautaires.

En pratiquant ouvertement la carte de l’entrisme, les communautaristes arrivent à mettre tout le monde d’accord. D’une part les communautaristes eux-mêmes qui arrivent à glaner quelques mandats dans les conseils municipaux, d’autre part les partis du système qui en acceptant des communautaristes sur leurs listes éviteront ainsi de se faire taxer de « racisme » par l’adversaire d’en face ; c’est surtout tout bénéfice pour l’UMP qui apparaît ainsi comme plus « ouverte » aux yeux de certains immigrationnistes. Pour en rester à l’UMP, il ne faut pas non plus écarter l’idée que Nicolas Sarkozy impose aux candidats de son parti de mettre un peu de « diversité » sur leurs listes. Ainsi, la communautariste africaine Rama Yade a vraisemblablement été imposée par Sarkozy à la mairesse-candidate UMP Nicole Goueta qui se présente à Colombes.

Avoir des candidats de la « diversité » est devenu une sorte d’obligation morale pour l’UMPS, rares sont les listes UMPS ne comportant pas de candidats communautaristes. Et attention à ceux qui présenteront des listes sans allogènes : ils risquent d’être taxés de « racisme » par l’association extrémiste communautariste CRAN qui s’est donnée pour mission lors de ces élections municipales de stigmatiser les listes qui seront « un peu trop blanches » à ses yeux.

Il y a encore une dizaine d’année, la gauche socialo-communiste était en pointe en ce qui concernait la promotion de candidats issus de l’immigration extra-européenne (Kofi Yamgnane, Harlem Désir etc…). Aujourd’hui, c’est incontestablement l’UMP qui est la championne de la « diversité ». Preuve du fort degré de « modernité » de l’UMP en la matière : sa stratégie électorale en Seine-Saint-Denis.

Depuis toujours, la Seine-Saint -Denis est un département ancré solidement à gauche voir même à l’extrême-gauche. Sur la thématique sociale, l’UMP aux yeux de l’électorat local apparaît comme trop bourgeoise, trop conservatrice et trop libérale. L’UMP a parfaitement compris qu’elle ne pouvait pas gagner sur le plan des idées sociales en Seine-Saint-Denis. En revanche, l’UMP peut glaner des voix sur d’autres thématiques et notamment celle concernant le domaine culturel avec une meilleure reconnaissance de l’islam et de la diversité ethnique. A défaut de présenter des candidats ressemblant socialement aux habitants du « 9.3 », l’UMP a décidé de présenter des candidats ressemblant culturellement à la population locale.

De ce fait, l’UMP a décidé de présenter pour les prochaines élections municipales, de nombreuses têtes de liste d’origine extra-européenne. Ainsi, Fayçal Menia représentera le parti de Nicolas Sarkozy à Aubervilliers, Leïla Bouzidi sera candidate UMP/Nouveau Centre à Bobigny, Kamel Hamza candidat UMP à La Courneuve , Kader Edjelali candidat UMP à Stains et Aminata Konaté sera candidate UMP à Montreuil.

C’est donc bien l’entrisme qui sera pratiqué par les communautaristes lors de élections municipales.

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