« François Desouche attaqué par les révolutionnaires de salons virtuels | Page d'accueil | Rouen : 41 « Jeûnes » en garde à vue pour un règlement de comptes en bandes armées »
15 février 2008
Besancenot est bien de Neuilly
par Jacques Vassieux
« Désastreux, calamiteux en termes d'image » : c’est en ces termes que le député UMP Jean-Pierre Grand a résumé la pitoyable mascarade politicienne de Neuilly-sur-Seine. Après avoir éjecté David Martinon de la tête de liste, le secrétaire général du parti sarkozyste, Patrick Devedjian a annoncé mardi sur ordre de Sarkozy que le candidat naturel à sa succession ne serait pas Arnaud Teullé, ancien colistier de M. Martinon, élu municipal depuis deux mandats (dont un comme adjoint au maire), à la tête de la section UMP de Neuilly depuis 10 ans, mais le candidat divers-droite et chef d’entreprise Jean-Christophe Fromantin. M. Teullé a indiqué son intention de maintenir sa candidature. Neuilly, sous les feux des projecteurs comme exemple emblématique de la chute de la maison Sarkozy, est aussi connu pour son célèbre facteur, Olivier Besancenot qui représente l’exacte pendant internationaliste de la droite mondialiste au pouvoir. Le petit protégé d’Alain Krivine cultive en tout cas un sens de la dissimulation que ses petits camarades prêtent habituellement à la « classe bourgeoise ». Besancenot, qui partage avec les ultra-libéraux le rêve d’un monde sans frontières, se drape dans sa position de damné de la terre, pauvre petit postier à 1 200 euros par mois. Mais le fils spirituel du créateur de l’Armée rouge est moins disert sur l’appartement qu’il a acquis au cœur quartier bobo du Sacré Coeur en plein Montmartre, le plus cher du 18éme, où les postiers sont peu nombreux. Et son épouse, Stéphanie Chevrier, n’est pas non plus une victime du système capitaliste, loin s’en faut. Elle travaille au sein de la direction des éditions Flammarion - qui a édité plusieurs des pensums signés par M. Besancenot - et bénéficierait d’un des plus hauts salaires de l'édition… et d’un carnet d’adresses médiatique bien fourni… Besancenot, révolutionnaire préféré du Medef, était lundi en Avignon dans le cadre de sa tournée pour préparer les esprits à la création de son « parti anticapitaliste » qui succèdera à la LCR , nouvelle formation protestataire grâce à laquelle il espère capitaliser le mécontentement du peuple de gauche.
« Deux zélotes de la mondialisation »
Dans la cité des Papes, comme à son habitude, Olivier Besancenot s’est lancé dans un vigoureux plaidoyer immigrationniste en appelant à une manifestation sur ce thème de tous les partis de gauche. Comme l’a noté Marine Le Pen, « le faux-nez de la lutte anti-capitaliste rejoint ainsi Jacques Attali, qui propose de son côté de favoriser l’immigration, « facteur de richesses », pour « relancer la croissance ». Ces deux zélotes de la mondialisation se retrouvent ainsi sur la même ligne pour livrer les travailleurs français à la concurrence déloyale d’une main d’œuvre étrangère qui tire les salaires vers le bas. En faisant croire aux Français, frappés quotidiennement par le chômage et les délocalisations, que l’immigration est une « chance pour la France », Olivier Besancenot et l’extrême gauche trahissent les travailleurs français, se faisant les meilleurs suppôts du capitalisme financier ». Invitée de RMC info et BFM TV mercredi, Marine Le Pen a rappelé de nouveau son opposition frontale à la politique de Nicolas Sarkozy, « l’ultralibéralisme sauvage, qui est le fondement de la philosophie (du chef de l’Etat) », le recours à « l’immigration massive » qui va entraîner « un désastre social pour notre pays ».
07:10 Publié dans Personnalités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Besancenot, gauchisme, politique, marine le pen, jacques vassieux, sarkozy, france



Ecrire un commentaire
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.