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14 avril 2008
UCK : Trafiquants d'organes serbes

Source : Jacques Vassieux
Le nouvel ordre mondial exige l'indépendance du Kosovo, berceau de la civilisation serbe, au profit des terroristes albanais... A la suite de ses révélations, dans ce livre co-écrit avec un américain d'origine croate, Carla Del Ponte va t-elle aussi changer de camp ? Elle qui fut une vraie passionaria pour ne faire traquer et condamner que des Serbes ou Croates ? D'ailleurs, pourquoi cette relative impunité des criminels de guerre et mafieux bosniaques ou albanais ?
Belga - Des leaders des Albanais du Kosovo, dont l'actuel Premier ministre Hashim Thaçi, ont trempé dans un trafic d'organes prélevés sur des prisonniers serbes, accuse dans un livre témoignage Carla Del Ponte, ancien procureur du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY). Environ 300 prisonniers, dont des femmes, des Serbes et d'autres ressortissants slaves, ont été transportés au courant de l'été 1999 depuis le Kosovo jusqu'en Albanie où ils étaient enfermés dans une sorte de prison et où des chirurgiens prélevaient leurs organes, écrit la juriste suisse, qui a dirigé pendant huit ans le parquet du TPIY. « Ces organes étaient ensuite envoyés depuis l'aéroport de Tirana vers des cliniques à l'étranger pour être implantés sur des patients qui payaient », affirme Mme Del Ponte dans ce livre La chasse, moi et les criminels de guerre ( La Caccia ), sorti cette semaine en italien en Italie et écrit en collaboration avec Chuck Sudetic, un reporter du New York Times. « Les victimes privées d'un rein étaient de nouveau enfermées dans une baraque jusqu'au moment où elles étaient tuées pour d'autres organes », précise-t-elle. « Les dirigeants d'un niveau intermédiaire et élevé de l'UCK étaient au courant et étaient impliqués de manière active dans la contrebande des organes », écrit Mme Del Ponte.

Commentaires UdP : Cette information a été révélée il y a au moins quatre an par la presse indépendante grecque qui se faisait écho d’un vaste trafic d’organes prélevé sur des enfants roms abandonnés au Kosovo, suite à la guerre, et mêlant un certain nombre d’ONG médicalisées de réputation mondiale. Le 13 mai 2004, le journal albanais Korrieri évoquait dans un article « un réseau de trafic d’organes d’enfants dans les milieux diplomatiques » qui se serait tenu en Albanie et au Kosovo. Selon les enquêteurs de Korrieri, l’ambassade de Grèce à Tirana avait expédié à la police de Thessalonique un rapport secret portant sur un sordide réseau de trafic d’organes d’enfants, qui fonctionnerait de l’Albanie vers la Grèce et l’Italie. Le rapport, qui donne froid dans le dos, affirmait que des « enfants de Tirana ont été assassinés et leurs organes sont partis pour l’Italie et la Grèce dans les valises diplomatiques de fonctionnaires albanais » et évoque des histoires macabres de cercueils vides ou contenant des enfants dépecés.
Un grand nombre de ces informations, selon nos sources locales, auraient été apportées à l’été 2000 à la direction de la MINUK , Mission internationale des Nations Unies au Kosovo, à Pristina, alors dirigée par l’administrateur onusien Bernard Kouchner, fondateur de Médecins sans Frontières, ancien ministre français de la Santé et un des responsables du Parti socialiste. Toujours selon ces mêmes sources, aucune suite n’aurait été donnée à cette affaire. En août 2000, alors qu’il était interrogé à Pristina sur les conditions déplorables de vie des populations civiles non-albanaises dans la province serbe occupée, le très humaniste Bernard Kouchner lança aux reporters d’Arte Info : « S’ils [les Serbes, ndlr] ne sont pas contents, ils n’ont qu’à partir plus vite ! »
17:08 Publié dans Géopolitique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kosovo, serbie, kouchner, politique, identité, europe, marine le pen



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