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05 mai 2008

Bosnie : 11 ans de prison pour un musulman qui avait forcé des catholiques à manger la Bible

 

Avec l’AFP - Un ex-militaire musulman bosniaque, appartenant au 4e Corps de l’ABiH, a été condamné mercredi à onze ans de prison pour avoir maltraité «psychiquement et physiquement» des Croates de Bosnie, en les obligeant notamment à manger des pages de la Bible durant le conflit de Bosnie (1992-95).

Le Tribunal pour crimes de guerre de Bosnie indique dans un communiqué avoir condamné Zijad Kurtovic, 41 ans, pour des délits commis en octobre 1993 dans le village de Donja Dreznica, près de la ville de Mostar, dans le sud-ouest de la Bosnie.
Selo n l'inculpation, Kurtovic a battu ses victimes, détenues dans un immeuble appartenant à l'Eglise catholique, à la matraque mais aussi avec des statuettes de saints. Il a également humilié ses victimes en les forçant à manger des pages de la Bible et d'autres livres saints.
Bien qu'alliés contre les forces serbes bosniaques dans des opérations de nettoyage ethnique, Croates et Bosniaques musulmans se sont également fait la guerre pendant onze mois en 1993 et 1994. La propagande occidentale a jusqu’ici toujours privilégié de soi-disant « crimes » essentiellement « serbes », minimisant scrupuleusement ceux des Croates et, surtout, des musulmans de Bosnie et du Sandjak.
Sur les 3,8 millions d'habitants du pays, environ 40% sont musulmans, 31% Serbes chrétiens orthodoxes et 10% Croates catholiques, alors qu’avant la guerre les Serbes étaient les plus nombreux, sans être majoritaires. Le conflit a fait au total quelque 100 000 morts et 2,2 millions de réfugiés et de déplacés, pour l’essentiel des Serbes.
Les anciens « hauts responsables » accusés de crimes de guerre dans l'ex-Yougoslavie (essentiellement des Serbes et quelques Croates politiquement dérangeants - comme Ante Gotovina -, les musulmans ayant été exemptés de tout crime majeur) sont « jugés » par le Tribunal pénal international (TPI), qui siège à La Haye. Les tribunaux locaux sont autorisés par le TPI à juger les affaires de « moindre importance ».

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