« Liban : Les États-Unis parviendront-ils à pousser le Hezbollah à la faute ? | Page d'accueil | Elections en Serbie : Les patriotes confirment leur prédominance dans le paysage politique »
11 mai 2008
Sarajevo : la croix de la discorde
Depuis plusieurs mois, une association culturelle et religieuse serbe envisage de bâtir une croix géante dédiée aux victimes civiles et militaires de la guerre de Bosnie au sommet du mont Trebevic. Les islamistes de Sarajevo se mobilisent, s’affirmant outrés, et refusant de reconnaître que la terre de Bosnie était chrétienne avant d’être islamisée par les colonisateurs turcs à partir du XVe siècle.
Devant ce lieu qui domine Sarajevo, chacun se souvient des JO d'hiver de 1984 et les épreuves de bobsleigh et de luge sur ce mont. De 1991 à 1995, la ville subissait le plus long siège de son histoire faisant quelque 12 000 morts et 50 000 blessés de toutes ethnies et religions. C'est du sommet de ce mont Trebevic et des hauteurs qui entourent la ville que les forces serbes résistèrent avec abnégation et courage à la poussée islamiste en provenance de la ville, déjà grandement nettoyée de ses non-musulmans.
Comme en attestent plusieurs articles de presse de Bosnie-Herzégovine, ceux qui envisagent de bâtir une croix géante à son sommet, entendent la dédier aux victimes civiles et militaires du conflit de 1992 à 1995. Mais tout ce qui compte comme politiciens véreux, intellectuels autoproclamés, islamo-gauchistes à la petite semaine se mobilise depuis, afin de s'opposer au projet, car cette croix de 26 mètres de haut et 18 mètres de large, visible par tous, sonnerait comme un rappel continuel à la population des sacrifices endurés de la seule faute de ceux qui dirigent, aujourd’hui, la Bosnie musulmane, avec le soutien de l’Union européenne et de la « Communauté internationale ». Et, contrairement à ce qu'une certaine propagande ose diffuser en Occident, la contestation est essentiellement dirigée contre les Serbes, pour des raisons tant idéologiques que religieuses, voire racistes. Car cette contestation est loin de faire l'unanimité au sein des Sarajéviens. Et les malfaisantes pleureuses qui osaient hier soutenir le Jihad en plein coeur des Balkans, toute honte bue, reviennent aujourd'hui à la charge pour dénoncer cette croix orthodoxe et néanmoins chrétienne.
Islamisation des mémoires et des cultures
En Bosnie-Herzégovine, tout rappel de la guerre civile de 1991-1995, tout hommage qui peut être fait à ses victimes, tend à avoir ses prolongements confessionnels et ethniques, quant ce ne sont pas des arrière-pensées politiques. La grande croix catholique qui surplombe la ville de Mostar en Herzégovine est un exemple de l'utilisation qui peut être fait des lendemains du conflit. Alors que la plus importante ville d’Herzégovine se vide progressivement de ses Croates catholiques (après nettoyage ethnique de 75 % des Serbes orthodoxes dans les années 90) au profit des musulmans largement influencés par des réseaux islamistes extra-européens de plus en plus actifs, on tente actuellement de faire disparaître d’une façon ou d’une autre cette croix, trop arrogante, trop offensante pour certains, trop prosélyte.
Sur le principe affiché que chacun doit pouvoir trouver un lieu correspondant à sa foi pour pratiquer et pour être inhumé, le fait d’être chrétien ou musulman ne donne à l’évidence pas les mêmes droits aujourd’hui, en plein cœur des Balkans. La stèle du marché de Markale, en est un bon exemple : imposée par le gouvernement islamiste de feu Alija Izetbegovic, elle est l’illustration même du mensonge officiel, historique et politique que l’on entend rendre obligatoire en Fédération de Bosnie-Herzégovine (FBiH). Car, chacun le sait là-bas, Markale a bien été touché par des obus de mortiers, tirés de positions… musulmanes, comme en a attesté le général britannique Rose après la guerre. Tout comme les fameux snipers de « sniper Alley » étaient des tireurs d’élite de l’unité de la police musulmane des Crni Labudovi (Cygnes noirs), rattachée à l’Armija bosniaque.
Seule la presse aux ordres des mondialistes, comme Dani ou Oslobotenije (le Libération bosniaque), ose affirmer encore le contraire. Et cela dans un élan de purification ethnique larvée des mémoires et des cultures, au profit d’une idéologie religieuse qui prit pied dans les Balkans pour cinq siècles, avant d’en être partiellement rejetée, élan qui se traduit encore mieux dans le paysage local. En effet, depuis l’automne 1995, fin de la guerre en Bosnie, plus des deux tiers des édifices religieux reconstruits ou édifiés, l’on été en faveur des musulmans et avec l’appui massif de riches donateurs des monarchies pétrolières du Golfe persique. Sarajevo a même le triste privilège de détenir aujourd’hui la plus grande mosquée de style wahhabite sur le sol européen, en totale opposition avec la tradition turco-ottomane de l’islam des Balkans.
Opportune polémique
Dans cette querelle religieuse, culturelle et ethnique, où l’identité serbe se bat désespérément pour survivre à une islamisation qui se renforce au quotidien, l'association chrétienne ne cache pas que les objectifs d'un tel projet dépassent la simple piété.
« Provocation politique, préméditée afin de produire des tensions inter-ethniques », a rétorqué sur un ton vengeur le Haut Représentant de la « Communauté internationale » Miroslav Lajcak, alors que son rôle serait plutôt d’apaiser les esprits. Mais la mise en place complexe de structures institutionnelles, politiques et administratives, qui le sont toutes autant, offre toute latitude aux dirigeants de la Republika Srpska (RS), de la fédération croato-musulmane ou de la présidence de la BiH pour manoeuvrer selon leurs intérêts du moment. De fait, la décision revient au pouvoir local, et le mont Trebevic se trouve en territoire de la RS. Faille incontournable émanent d’ « institutions » imposées lors des Accords de Dayton par des technocrates internationaux ignares et suffisants.
Pour les dirigeants de Sarajevo, la polémique tombe bien. Semiha Borovac, maire musulman de Sarajevo, espère, en soutenant les opposants à la croix, faire oublier les errances de son équipe municipale, l'immobilisme, la corruption et l'incompétence des élus. Une équipe municipale directement issue des milieux titistes les plus insanes de la période intermédiaire qui suivit la mort du Maréchal rouge habillé de blanc et l’éclatement sanglant de la Fédération yougoslave. Une équipe municipale qui s’est plongée dans l’opportunisme islamiste le plus abject, comme l’ensemble des politiciens mahométans de la FBiH qui, aujourd’hui, sont aux ordres des représentants de l’ONU, de l’UE et de la force d’occupation européiste, l’Eufor.
R. M.
17:55 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bosnie, islam, politique, serbie, europe, marine le pen, identité



Ecrire un commentaire
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.