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19 mai 2008
Opération Léopard, 19 mai 1978 : La Légion saute sur Kolwezi !

Il y a trente ans, le 19 mai 1978, six cents légionnaires du 2e REP de Calvi (Corse) sautaient sur Kolwezi (province du Shaba, ex-Katanga, Zaïre), pour secourir des milliers d'Africains et d'Européens en butte aux exactions des rebelles katangais qui avaient pris le contrôle de cette ville minière.
Cette intervention au coeur de l'Afrique à 8.000 km de la France , la plus grande opération aéroportée depuis Suez (octobre 1956), fut riche d'enseignements pour l'Armée française. Elle reste aujourd’hui une référence tactique, enseignée jusqu’aux écoles militaires américaines.

Le Katanga, prospère province minière du sud de l'ex-Congo belge, près de l'Angola et de la Zambie , avait été le théâtre d'une sécession au début des années soixante, marquée par l'intervention des Casques bleus.
En avril 1977, une première tentative de renversement, depuis l'Angola, de Mobutu Sese Seko, à la tête de la République du Congo depuis novembre 1965 après un coup d'Etat, avait échoué.
Le 13 mai 1978, plusieurs milliers d'anciens gendarmes katangais, les « Tigres », commandés par Nathanaël Mbumba, s'emparent de Kolwezi où vivent 2.000 Belges et Français, employés à la société minière La Gécamine.
Le 16 mai, l'intervention manquée de parachutistes zaïrois et les rumeurs insistantes d'une opération occidentale mettent Kolwezi (80.000 habitants) à feu et à sang. En trois jours, 700 civils, dont une centaine d'Européens sont massacrés.
Le 17, le président français Valéry Giscard d'Estaing, à la demande de Mobutu et avec le feu vert des Etats-Unis et de nombreux Etats africains, lance une intervention militaire française en solo, face aux hésitations du gouvernement belge.
M. Giscard d'Estaing mobilise le 2e régiment étranger de parachutistes (REP), commandé par le colonel Philippe Erulin et basé à Calvi (Corse).

L'opération « Bonite » est lancée dans la nuit du 17 au 18 mai en liaison avec la mission française de coopération militaire à Kinshasa, dirigée par le colonel Yves Gras.
A la base de Solenzara (Corse), 600 légionnaires embarquent dans trois DC-8 d'UTA, un Boeing 707 d'Air France et quatre DC-8 du transport militaire. Direction Kinshasa, en évitant l'Algérie et la Libye , soit huit heures de vol.
Les huit appareils sont tellement chargés que les légionnaires ne peuvent emporter leurs parachutes. Ils s'équiperont à Kinshasa de parachutes américains de l'armée zaïroise.
Le 19 mai à 15h40, trois compagnies de combat et un état-major (400 hommes) sautent sur Kolwezi après six heures de vol dans quatre C-130 Hercules zaïrois et un C-130 Transall français. En quelques heures, ils contrôlent la ville, au prix de durs combats, et mettent sous leur protection les populations civiles.

Le 20, 200 autres légionnaires, dont une section de mortiers, les rejoignent. Chaque légionnaire saute avec 30 kg (arme individuelle, munitions, vivres) et un obus de mortier. Six légionnaires se blessent en touchant le sol. Au même moment, les paras-commandos belges se posent sur l'aérodrome de Kolwezi pour préparer l'embarquement des civils occidentaux.
Bilan : cinq légionnaires tués et une quinzaine de blessés, un para-commando belge tué, 247 rebelles tués, deux prisonniers, plus de 500 armes individuelles et lourdes saisies. Le 15 juin, les derniers légionnaires quittent Kolwezi, relevés par les Zaïrois et une force panafricaine
Le capitaine Pierre Sergent, ancien de la Légion étrangère et membre du FN, en a tiré un livre bouleversant, La Légion saute sur Kolwezi, chez Balland (240 p.), malheureusement aujourd’hui introuvable, sauf chez les bons bouquinistes.
In Memoriam
Légionnaires tués au combat :
Sergent-chef DANIEL
Caporal ARNOLD
Légionnaire CLÉMENT
Caporal HARTE
Caporal-chef ALLIOUI
Légionnaires blessés au combat :
Sgt CABROL 2° Cie
C/C SENEKOVIC 2° Cie
Cpl OVACICK 2° Cie
Lég. SEEGER 2° Cie
Cpl PRUDENCE 4° Cie
Lég. SORAL 1° Cie
Lég. MARCO 1° Cie
Lég. GILBERT CCS
Cpl PAIN 1° Cie
Lég. RODRIGUEZ 3° Cie
Cpl DALLET 2° Cie
Lég. SVOBODA 3° Cie
Lég. FORESTIER 3° Cie
Cpl COURSON 3° Cie
Lt RAYMOND 2° Cie
Lég. DEMONT CEA
Cpl MUNOZ CAE
Lég. JAKOVIC 4° Cie
Lég. BECKER CEA
Cpl BAREDA 2° Cie
Pertes des « Tigres » infligées par les homes du 2e REP :
250 tués
2 AML-90 automitrailleuses canon 90
4 canons sans recul
15 mortiers
21 lance-roquettes
10 mitrailleuses lourdes
Qu’ils reposent en paix !

20:51 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : légion étrangère, guerre, politique, kolwezi, afrique, marine le pen, identité
Lettre ouverte de Jean-Marie LE PEN au Maire PC de Nanterre

Lettre ouverte à Patrick Jarry
Maire communiste de Nanterre
Monsieur le Maire,
Depuis le 2 mai dernier, le Front National est locataire, dans les conditions légales, d’un immeuble à Nanterre, sur votre commune.
Dès le 5 avril 2008, en bon petit soldat discipliné du stalinisme militant et en rupture totale avec les règles du droit français, vous déclariez au journal Le Parisien : « Il faut que les gens comprennent qu’il y a des lieux où le Front national n’a pas le droit de venir, surtout s’il s’agit d’y installer son siège ».
Dans la nuit du 8 au 9 mai dernier, le siège du Front National a été victime d’actes de vandalisme (jets de sacs poubelle à l’intérieur de l’enceinte, bris de deux vitres donnant sur la rue des Suisses), entraînant le dépôt d’une plainte auprès des services de la circonscription de sécurité publique de Nanterre (plainte n°2008/001).
Non seulement vous n’entendez pas vous servir, semble-t-il, des pouvoirs de police que vous tenez de votre fonction de maire, pour assurer la sécurité de biens et de personnes sis sur votre commune, mais de surcroît vos déclarations sont de nature à créer un trouble à l’ordre public, à l’occasion de la manifestation de vos amis d’extrême gauche devant le siège du FN le 17 Mai prochain, et peut-être de manifestations ultérieures.
Dans leur appel à manifester le 17 mai, d’aucuns, certains de la bienveillance du maire à leur égard, ont convié, sur Internet, le service d’ordre de la « Céget » et du PCF à « fracasser du faf comme aux plus belles heures ».
En conséquence, en tant que Président du Front national, je vous tiens pour personnellement responsable, aux plans judiciaires et politiques, des atteintes à la sécurité des biens et des personnes qui interviendraient en vertu ou en conséquence de vos appels à la haine.
Jean-Marie LE PEN
13:55 Publié dans Vie du Front | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-marie le pen, politique, nanterre, communisme, identité, front national, marine le pen


