09 décembre 2008

Kosovo : Nettoyage ethnique terminé au village de Kriljevo !

Source : NP Info

Alors que l’Union européenne confirme la date du 9 décembre pour le déploiement de sa mission de “police et de justice” (sic !) au Kosovo (Eulex), les derniers Serbes du Kosovo continuent d’être épurés ethniquement par la majorité albanophone oppressante.

Comme l’a déjà évoqué un site d’information de la mouvance identitaire, Stanica et Stanka Bogdanovic, deux Serbes respectivement âgés de  74 et 77 ans, ont été retrouvés morts dans leur maison de Kriljevo (à l’Est du Kosovo, près de Kosovska Kamenica) il y a quatre jours. Ils étaient les deux derniers Serbes à vivre encore dans cette enclave, prétenduement placée sous protection internationale. Désormais, le nettoyage ethnique est terminé dans ce village albanisé de force depuis l’été 1999, comme le soulignent plusieurs sources francophones et slavophones. Depuis les demandes d’explications sur ce drame ne cessent d’affluer auprès du “gouvernement” du Kosovo. Le porte parole de la police albano-kosovare de Gnjilane, Ismet Hashani (ex membre de l’UCK), persiste à affirmer que la mort du vieux couple aurait une cause « naturelle », comme l’a rapporté la presse albanophone. Une version soumise à caution puisqueles deux septuagénaires sont décédés en même temps… Du reste, la « justice » de Pristina vient de refuser l’autopsie des corps de la part d’une équipe médicale non albanaise. Interrogé par des médias serbes et occidentaux, le maire serbe du village de Kosovska Kamenica, Boban Jevtic, pense quant à lui que le couple a été purement et simplement assassiné, comme des milliers de Serbes depuis début 1997, date du début de l’offensive terroriste pan-albanaise au Kosovo Métochie. Jevtic affirme que la police albanaise du Kosovo (issue des bandes mafieuses de l’UCK) souhaiterait dissimuler ce nouveau meurtre par souci diplomatique au moment où la mission Eulex se déploie.

Après l’attaque par arme automatique sur un médecin serbe à Osojane, près de Pec (Ouest du Kosovo), c’est le deuxième évènement tragique qui se produit en moins d’une semaine dans la province serbe. Il y a, à l’évidence, un lien étroit entre ces assassinats et le déploiement de la mission de l’Union européenne en charge d’avaliser l’albanisation forcée du Kosovo, un lien qu’étrangement le site d’information de la mouvance identitaire, que nous citons plus haut (qui s’appuie pourtant sur des sources semblables aux nôtres : Beta, RTS, B92, Danas, Blic…), semble totalement ignorer.

Passant outre la question des crimes de nettoyage ethnique considérés comme les plus graves commis contre les minorités non albanaises, à l’exemple des assassinats de la famille Stolic à Obilic, des agriculteurs à Staro Gracko et des enfants à Gorazdevac, le gouvernement euromondialiste de Belgrade, soucieux de faire bonne figure devant l’Union européenne, a donné son feu vert au déploiement de cette mission, accord bien évidemment passé sur le dos des derniers Serbes du Kosovo. Un déploiement qui devrait se faire sous l’égide de Javier Solana, l’ex secrétaire général de l’OTAN , celui-là même qui avait ordonné 78 jours de bombardements intensifs contre la Serbie-Yougoslavie afin d’aider le séparatisme pan-albanais dans son plan d’épuration ethnique et son rêve de Grande Albanie. Pour tous les Serbes du Kosovo, cette mission n’est qu’un élément de plus destiné à justifier la politique de nettoyage ethnique à leur encontre développée par les mondialistes au profit des extrémistes pan-albanais pour satisfaire des objectifs géostratégiques mettant les Balkans occidentaux sous la botte des puissances américaine et allemande. Du reste, il est maintenant avéré que les services spéciaux allemands, le BND, agissent toujours en sous main pour déstabiliser toute forme de résistance serbe au profit des albanophones.

Du côté des Albanais du Kosovo, c’est le jusqu’auboutisme qui l’emporte, comme à chaque fois. Mobilisant les plus extrémistes derrière le mouvement Vetëvendosja (autodétermination) de l’agitateur professionnel Albin Kurti (lié aux réseaux islamo-mafieux de l’UCK), les puissants clans ghegs, qui président en sous main aux destinées de la province historique serbe occupée, n’entendent pas en rester là.

Le 1er décembre, une manifestation, qui n’avait rien de spontanée, a regroupé 5 000 activistes selon la police albano-kosovare, où Naser Shatri leader de l’organisation des anciens combattants de l’Armée de libération du Kosovo, a pris la parole avec une virulence rare. Tout un symbole, lorsque l’on sait que le noyau dur des bandes armées des années 97-99 n’a toujours pas été démantelé et qu’il se serait même reconstitué sous le dénominatif d’AKSh, armée nationale albanaise. L’objectif de ces extrémistes est de faire en sorte qu’il n’existe plus aucun Serbe sur le territoire du Kosovo Métochie, quitte à s’en prendre à l’Eulex. Leur cible désigne clairement les derniers Serbes vivant en apartheid dans des enclaves et ceux du Nord de la province. La guerre du Kosovo n’est toujours pas terminée.

Pour soutenir les Serbes du Kosovo qui luttent chaque jour pour leur survie, vous pouvez contacter les militants de la Fraternité Franco-Serbe (FFS) : cliquez ici.

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