20 octobre 2008

Paupérisation de la Défense nationale : La Jeanne d’Arc n’aura pas de successeur

Source : mer et marine

Aucune solution n'a, finalement, été trouvée pour remplacer le bâtiment école, qui cessera son activité en 2010 après 46 ans de service. Lors de la présentation au drapeau de la nouvelle promotion de l'Ecole Navale, le Chef d'Etat-major de la Marine nationale a été très clair. « Il n'est plus possible, dans les circonstances économiques du moment, de disposer d'un navire militaire opérationnel entièrement dédié à la formation », a expliqué l'amiral Pierre-François Forissier. Le CEMM indique qu'après le désarmement de la Jeanne d'Arc, en 2010, les officiers-élèves n'embarqueront plus sur un bâtiment spécifique, mais sur « différents types de bateaux ». Le projet d'un navire école européen n'a, pour l'heure, pas abouti, faute d'harmonisation dans le cursus des officiers au sein des différentes marines de l'UE.
En décembre, le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc quittera Brest pour sa 44ème et avant dernière campagne.

23 septembre 2008

Un faux débat sur l’Afghanistan

Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN

En l’absence de toute véritable opposition, c’est un faux débat qui a été organisé à l’Assemblée nationale sur la présence française en Afghanistan.

Le Premier ministre en a profité pour annoncer l’envoi de moyens supplémentaires : des hélicoptères, des drones, des mortiers, « avec les effectifs correspondants, soit une centaine d’hommes ».

C’est proprement dérisoire. Si l’on veut vraiment tenter de vaincre les talibans, il faut engager des forces considérables. Mais la France, qui de toute façon n’a pas à se substituer aux Etats-Unis d’Amérique, n’en a pas les moyens.

François Fillon en tire lui-même les conséquences : ce choix n’ira pas « sans probables pertes ».

Des jeunes Français trouveront encore la mort dans ce pays, sans avoir rendu aucun service à la France.

On note aussi que le Premier ministre n’a pas évoqué l’actuelle extension du conflit au Pakistan, ni l’éventualité d’une participation des soldats français dans cette escalade.

N’en déplaise à François Fillon, il ne peut pas y avoir de « consensus national » sur cette mauvaise politique qui n’est pas nationale.

01 juillet 2008

Crise dans l’Armée : le CEMAT démissionne !

Source : Roland Machefer, NPI

Le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), le général d’armée Bruno Cuche, a présenté ce matin, deux jours après l’« accident » de Carcassonne, sa démission à Nicolas Sarkozy, président de la République, qui l’a acceptée, selon l’Elysée. Cette démission intervient une douzaine d’heures seulement après l’intervention télévisée du chef de l’Etat qui a longuement commenté le drame qui a eu lieu dimanche dans l’enceinte du S3e RPIMa. Alors que le chef des armées, tout comme son ministre de la Défense, évoque des « sanctions », l’enquête judicaire, confiée à des militaires de la gendarmerie, privilégie dores et déjà une « erreur humaine » et « un acte involontaire » de la part « du » tireur, qui devrait être mis en examen pour « blessures involontaires », selon le procureur de la République de Montpellier.

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30 juin 2008

« Accident » du 3e RPIMa de Carcassonne : désinformation politico-médiatique et interrogations

Source : Olivier de Granvil, NPI

Seize personnes (ou dix-sept, selon d’autres sources), dont quinze civils, ont été blessées, dimanche, « lors d’une démonstration d’assaut » dans une caserne du 3e RPIMa de Carcassonne (Aude) lorsqu’un sergent, commando parachutiste, a tiré à munitions réelles au lieu d’exercices, lors d’une journée portes ouvertes. « Le pronostic vital est engagé pour deux des blessés, dont un enfant (âgé de trois ans), et deux autres personnes sont blessées très graves », a précisé le préfet de l’Aude, Bernard Lemaire.

Le drame s’est déroulé à 17h50 lors d’une « démonstration dynamique » du 3ème Régiment parachutiste d’infanterie de marine (RPIMa). Le Groupe de commandos parachutistes (GCP) - qui constitue l’élite du régiment - simulait une libération d’otages sur un terrain de sport. La démonstration avait déjà eu lieu cinq fois au cours de la journée, quand des rafales du fusil d’assaut FAMAS d’un sergent ont atteint la foule. Les causes exactes du drame n’étaient pas connues, dimanche soir, mais les munitions de calibre 5,56 mm utilisées n’étaient pas celles qui auraient dû l’être.

Un événement gravissime qui a tôt fait de mobiliser tout ce que l’Etat peut imaginer en matière de désinformation, déplacement du chef de l’Etat et du ministre de la Défense en plus. En effet, il est à craindre que nous soyons en présence d’un véritable détournement de l’enquête, destiné à mettre hors de cause les vrais responsables pour ne faire payer que les clampins.

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