12 mai 2008
Elections en Serbie : Les patriotes confirment leur prédominance dans le paysage politique
C’est vers une nouvelle période d’instabilité que la Serbie , tel le radeau de la Méduse , dérive une fois de plus. Arrivés en tête du scrutin avec quelque 38 % des voix, les « pro-européens » derrière Boris Tadic (comprendre les mondialistes antinationaux du DS, du G-17 Plus et du SPO de Vuk Draskovic) vont devoir faire face aux 29 % des patriotes du SRS auxquels il faut ajouter les 11 % des partisans du Premier ministre sortant Vojislav Kostunica. Une fois de plus, aucune majorité nette ne se détache de la représentation nationale à la Skupsina (Assemblée nationale serbe), ce qui augure de difficiles moments à venir, à l’heure où le pays connaît une très grave crise identitaire, économique, financière, diplomatique et politique, du fait de l’instabilité créée non seulement par l’« indépendance » autoproclamée du Kosovo, mais les années d’incurie depuis l’éviction de Slobodan Milosevic fin 2000. Et le discours très menaçant du président Tadic, hier soir, à l’encontre de ceux qui n’avaient pas voté pour sa coalition euro-mondialiste, n’est pas pour rassurer.

Projection de la future Skupsina –en bleu : les élus du SRS et du DSS de Kostunica –en rouge foncé : les élus SPS (socialistes) –en vert : les « minorités » (magyarophones alliés aux islamistes) -en rouge sang : les ultralibéraux européistes du LDP –en jaune : les élus du DS et de ses alliésultralibéraux, mondialistes et cosmopolites
Une nette majorité de patriotes !
« Le Kosovo est le cœur de la Serbie et être serbe signifie dire que le Kosovo appartient à la Serbie et à la nation serbe. Cela a toujours été comme ça et doit rester ainsi ». Telle était en substance le message maintes et maintes fois répété durant cette courte campagne électorale par le candidat des patriotes serbes, Tomislav Nikolic, numéro 2 du Parti radical de Serbie, dont le président, Vojislav Seselj, est prisonnier politique à La Haye. « Aucun pays au monde n’a été traité comme la Serbie l’a été, en lui demandant d’abandonner une partie de son territoire soi-disant pour son propre bien », a surenchéri Vojislav Kostunica, Premier ministre libéralo-droitiste et candidat du Parti démocratique de Serbie, le DSS. Un Kostunica qui semble avoir fait du chemin depuis octobre 2000, où il avait été sorti de son placard universitaire de la faculté de droit de Belgrade pour devenir la figure de prou des comploteurs anti-serbes de la DOS , opposition « démocratique » de Serbie, organisée, financée, conseillée, manipulée par des officines occidentales, et parfois non des moindres puisque figurait en bonne place dans ce coup d’Etat contre Slobodan Milosevic, celle de Langley en Virginie (USA), la tristement célèbre CIA.
Dire que les Serbes, aujourd’hui, sont dégoûtés de la clique politicienne qui a pris le pouvoir fin 2000 à Belgrade, est d’une banalité sans égale. Les gouvernements issus de la DOS qui se sont succédés jusqu’ici ont été d’une incompétence affligeante, que cela soit au niveau économique et social, que politique, culturel, éducatif, aussi bien qu’à l’international, sur la préservation des libertés, sur la défense nationale, sur les réformes pour « entrer » dans l’Union européenne et, comble de l’incapacité, pour préserver l’intégrité territoriale du pays. Et lorsque l’on parle d’incompétence, on met bien évidemment de côté des trahisons quotidiennes, les magouilles mafieuses, les coups tordus et les petites lâchetés des uns et des autres.
En tout état de cause, le camp des mondialistes coalisés n'a apparemment pas réussi à entamer significativement le soutien aux patriotes et nationalistes, qui frôle toujours les 50 % des suffrages de l'électorat - 6,7 millions de personnes - répartis sur trois partis. « Cette élection a montré que pour une majorité de Serbes, l'objectif principal est une Serbie souveraine dans ses frontières reconnues au plan international, et que l'adhésion à l'Union européenne n'arrive qu'en deuxième position », a souligné Tomislav Nikolic, hier soir à l’annonce des derniers résultats.
L’échec des « minorités » ghettoïsées
Avec environ 7 % des suffrages exprimés, les « minorités » ethno-religieuses, tant choyées par les mondialistes de la coalition de Tadic, accusent un échec cuisant. Elles seront d’un maigre secours pour former un éventuel gouvernement « pro-européen », tant par leurs effectifs que leurs propositions essentiellement orientées vers le communautarisme le plus ghettoïsé.
La Coalition des Albanais de la Vallée de Presevo, qui avait réussi non sans difficultés à faire élire un député lors des dernières élections parlementaires et des dernières législatives en janvier 2007, avait éclaté avant même le début de la campagne, à cause de désaccords financiers entre les deux principaux partenaires de la Coalition - le Parti pour l’action démocratique (PVD) de Riza Halimi et l’Union démocratique de la Vallée (BDL) de Skender Destani. Organisations pourtant toutes deux étroitement liées à l’UCPBM, l’UCK de la Vallée de Presevo, mouvement terroriste islamo-mafieux, auteur de dizaines de meurtres, attentats et enlèvements depuis 2000. Toutes acquises au projet de Grande Albanie ethniquement et religieusement purifiée, ce sont ces mêmes forces qui avaient organisé le « référendum » illégal de 1992 réclamant une « autonomie territoriale et politique » pour le Sud de la Serbie , et « le droit de s’unir au Kosovo », puis à l’Albanie.
Ce dimanche, bien que la coalition portait le même nom qu’en 2007, elle regroupait seulement le PVD, le Mouvement du progrès démocratique (LPD) de Jonuz Musliu, l’Union démocratique albanaise (UDSh) de Bujanovac et le Groupe des Citoyens – Rahmi Zylfiu de Presevo. Rien que des groupuscules stipendiés par les instances européennes de Bruxelles, diverses ONG internationales intimement assujetties au Département d’Etat américain, voire au Pentagone, et quelques réseaux islamistes de soutien aux « frères » des Balkans, comme l’Islamic Relief Foundation.
Preuve de leur peu d’importance dans le paysage politique serbe, c’est seulement au dernier moment que la Coalition des Albanais a réussi à présenter les 10 000 signatures nécessaires pour enregistrer une liste pour les élections parlementaires. Cela n’a été possible que grâce à l’aide des Bosniaques islamistes du Sandjak, des Hongrois de Voïvodine et de certaines ONG mondialistes basées à Belgrade qui ont récolté les paraphes nécessaires. Au final, seuls les islamistes du docteur en théologie Sulejman Ugljanin pour un « Sandjak européen » (moins de 1 %) et la Coalition hongroise (moins de 2 %) auront quelques élus à l’Assemblée.
Mais, une fois de plus, preuve est faite que, malgré leurs dénégations, les représentants officiels des « minorités » magyarophones font délibérément le jeu des extrémistes musulmans contre les intérêts de la nation et du peuple serbes et, au-delà, contre la paix civile, non seulement en Serbie, mais dans l’ensemble de l’Europe du Sud-Est.
« Pour la Coalition hongroise, une alliance idéale post-électorale ne serait envisageable qu’avec les partis d’orientation proeuropéenne, notamment le Parti Démocratique (DS), le Parti libéral démocrate (LDP) et les autres forces qui s’engagent pour l’entrée de la Serbie dans l’Union européenne », avait déclaré à Danas, le 7 mai dernier, Istvan Pasztor, tête de liste de la Coalition hongroise et président de l’Alliance des Hongrois de Voïvodine (SVM), donnant délibérément un ton antinational à son projet politique. En somme, il entend s’allier avec deux des partis les plus corrompus idéologiquement et politiquement, euro-atlantistes et totalement ouverts aux thèses mondialistes les plus insanes. C’est donc résolument vers une voie euro-régionaliste, séparatiste, voire de ghettoïsation que Pasztor cherche à mener ses rares électeurs, par bêtise politicienne, sans doute aussi par vénalité et, surtout, par cupidité et égoïsme, comme tous les séparatistes euro-régionalistes.
Une nouvelle fois, la Serbie risque bien d’être dirigée par des politiciens qui ne cherchent qu’à mettre en avant leurs petits intérêts particuliers par des «calculs de boutiquiers», comme l’ont souligné durant la campagne les souverainistes. La Serbie ne peut pas s’allier à une « Europe » dont les membres ont reconnu contre son avis l’ « indépendance » autoproclamée par les pan-albanais du Kosovo. Pour le Vojislav Kostunica, l’envoi d’une « mission européenne », l’Eulex, pour superviser cette « indépendance » (comprendre : superviser l’épuration ethnique) a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase et l’a conduit à rompre son alliance avec Boris Tadic.
Mais que de temps perdu, puisqu’il aurait aussi bien pu s’entendre, il y a quelques mois seulement, avec les patriotes du SRS. Kostunica reste donc désormais la clef de la situation politique à venir en Serbie. Deux choses l’une : Où il a le courage de rejoindre une coalition composée du SRS et du SPS, où il préfère, une nouvelle fois, faire le jeu des mondialistes européïstes, destructeurs de la nation serbe.
R. M.
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11 mai 2008
Sarajevo : la croix de la discorde
Une association serbe envisage de bâtir une croix géante dédiée aux victimes civiles et militaires de la guerre de Bosnie au sommet du mont Trebevic. Les islamistes de Sarajevo se mobilisent, s’affirmant outrés, et refusant de reconnaître que la terre de Bosnie était chrétienne avant d’être islamisée par les colonisateurs turcs à partir du XVe siècle.
En ces temps d’ubuesque contestation olympique, on ne peut s'empêcher de penser aux JO d'hiver de 1984 à Sarajevo. De la place aux pigeons de Bascarsija, on n'a qu'à lever les yeux pour apercevoir le mont Trebevic où furent organisées les épreuves de bobsleigh et de luge. Six ans plus tard, la ville subissait le plus long siège de son histoire : 12 000 morts, 50 000 blessés. C'est du sommet de ce même Trebevic que les forces serbes résistèrent avec abnégation et courage à la poussée islamiste en provenance de la ville, déjà grandement nettoyée de ses non-musulmans.
Ceux qui envisagent de bâtir une croix géante à son sommet, entendent la dédier aux victimes civiles et militaires du conflit de 1992 à 1995. Mais tout ce qui compte comme politiciens véreux, intellectuels autoproclamés, islamo-gauchistes à la petite semaine se mobilise depuis, afin de s'opposer au projet, car cette croix de 26 mètres de haut et 18 mètres de large, visible jusqu'au centre de la ville, serait un rappel continuel à la population des sacrifices endurés de la seule faute de ceux qui dirigent, aujourd’hui, la Bosnie musulmane, avec le soutien de l’Union européenne et de la « Communauté internationale ».
Islamisation des mémoires et des cultures
En Bosnie-Herzégovine, tout hommage aux victimes de la guerre a ses prolongements confessionnels et ethniques, ses arrière-pensées politiques. L'énorme croix catholique qui surplombe la ville de Mostar en Herzégovine est en cela emblématique. Alors que la plus importante ville d’Herzégovine se vide progressivement de ses Croates catholiques (après nettoyage ethnique de 75 % des Serbes orthodoxes dans les années 90) au profit des musulmans largement influencés par des réseaux islamistes extra-européens de plus en plus actifs, on tente actuellement de faire disparaître d’une façon ou d’une autre cette croix, trop arrogante, trop offensante pour certains, trop prosélyte.
Si chacun doit pouvoir trouver un lieu correspondant à sa foi pour pratiquer et pour être inhumé, le fait d’être chrétien ou musulman ne donne à l’évidence pas les mêmes droits aujourd’hui, en plein cœur des Balkans. La stèle du marché de Markale, en est un bon exemple : imposée par le gouvernement islamiste de feu Alija Izetbegovic, elle est l’illustration même du mensonge officiel, historique et politique que l’on entend rendre obligatoire en Fédération de Bosnie-Herzégovine (FBiH). Car, chacun le sait là-bas, Markale a bien été touché par des obus de mortiers, tirés de positions… musulmanes, comme en a attesté le général britannique Rose après la guerre. Tout comme les fameux snipers de « sniper Alley » étaient des tireurs d’élite de l’unité de la police musulmane des Crni Labudovi (Cygnes noirs), rattachée à l’Armija bosniaque.
Seule la presse aux ordres des mondialistes, comme Dani ou Oslobotenije (le Libération bosniaque), ose affirmer encore le contraire. Et cela dans un élan de purification ethnique larvée des mémoires et des cultures, au profit d’une idéologie religieuse qui prit pied dans les Balkans pour cinq siècles, avant d’en être partiellement rejetée, élan qui se traduit encore mieux dans le paysage local. En effet, depuis l’automne 1995, fin de la guerre en Bosnie, plus des deux tiers des édifices religieux reconstruits ou édifiés, l’on été en faveur des musulmans et avec l’appui massif de riches donateurs des monarchies pétrolières du Golfe persique. Sarajevo a même le triste privilège de détenir aujourd’hui la plus grande mosquée de style wahhabite sur le sol européen, en totale opposition avec la tradition turco-ottomane de l’islam des Balkans.
Opportune polémique
Dans cette querelle religieuse, culturelle et ethnique, où l’identité serbe se bat désespérément pour survivre à une islamisation qui se renforce au quotidien, l'association chrétienne ne cache pas que les objectifs d'un tel projet dépassent la simple piété.
« Provocation politique, préméditée afin de produire des tensions inter-ethniques », a rétorqué sur un ton vengeur le Haut Représentant de la « Communauté internationale » Miroslav Lajcak, alors que son rôle serait plutôt d’apaiser les esprits. Mais la complexité des institutions politiques et administratives donne toute latitude aux dirigeants de la Republika Srpska (RS), de la fédération croato-musulmane ou de la présidence de la BiH pour s'indigner ou se défiler selon leurs intérêts du moment. De fait, la décision revient au pouvoir local, et Trebevic se trouve en territoire de la RS. Faille incontournable émanent d’ « institutions » imposées lors des Accords de Dayton par des technocrates internationaux ignares et suffisants.
Pour les dirigeants de Sarajevo, la polémique tombe bien. Semiha Borovac, maire musulman de Sarajevo, espère, en soutenant les opposants à la croix, faire oublier les errances de son équipe municipale, l'immobilisme, la corruption et l'incompétence des élus. Une équipe municipale directement issue des milieux titistes les plus insanes de la période intermédiaire qui suivit la mort du Maréchal rouge habillé de blanc et l’éclatement sanglant de la Fédération yougoslave. Une équipe municipale qui s’est plongée dans l’opportunisme islamiste le plus abject, comme l’ensemble des politiciens mahométans de la FBiH qui, aujourd’hui, sont aux ordres des représentants de l’ONU, de l’UE et de la force d’occupation européiste, l’Eufor.
R. M.
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08 mai 2008
Elections en Serbie : combat politique serré entre patriotes serbes et mondialistes apatrides

Le 11 mai prochain, ce dimanche, se dérouleront en Serbie les élections municipales et législatives anticipées. Elections hautement importantes pour ce pays qui, depuis le début des années 1990, n’a eu de cesse d’encaisser de multiples agressions d’une rare violence à l’initiative de puissances occidentales hostiles, la dernière étant la déclaration autoproclamée d’« indépendance » du Kosovo au mépris du droit international.
Ces élections sont d’autant plus importantes que, cette fois-ci, il se pourrait bien qu’une alliance de fait se fasse entre les patriotes du SRS de Tomislav Nikolic et les droitistes du DSS de Vojislav Kostunica, amenant à la mise en place d’un gouvernement de Salut public à Belgrade.
Bien que les représentants de ces deux partis démentent sans relâche avoir conclu le moindre accord de coalition après les élections du 11 mai prochain, les analystes, qui rejetaient autrefois toute hypothèse d’une collaboration entre les radicaux (SRS) et les « populaires » (DSS), pensent que c’est désormais une option très vraisemblable. Le 3 février dernier, le candidat patriote et nationaliste, Tomislav Nikolic, avait été battu de justesse par le candidat mondialiste Tadic à l’élection présidentielle. Depuis, les difficultés en Serbie se sont aggravées et la crise du Kosovo n’a en rien arrangé les choses. Du reste, le Parti radical de Serbie a pris soin d'associer sur ses affiches électorales -photo- les portraits de Nikolic et de son fondateur et toujours président, Vojislav Seselj, prisonnier politique à La Haye.
Ce scrutin de dimanche est donc une sorte de revanche salutaire du camp patriotique, une revanche qui pourrait sonner comme une libération.
Les officines mondialistes et européistes à l’oeuvre
Ce renouveau national, tant espéré en Serbie, et notamment parmi les couches populaires les plus fragilisées, sonne comme une alerte chez les mondialistes et cosmopolites qui entendent maintenir la Serbie , un des plus vieilles nations d’Europe, sous leur joug. Déjà, certains ont tenté d’empêcher les Serbes du Kosovo de voter dimanche ; et la campagne électorale dans les enclaves serbes de la province occupée, à Kosovska-Mitrovica notamment, se fait quasiment dans la clandestinité, avec la complicité de la « communauté internationale ».
On mobilise à tout va du côté des cosmopolites, comme cette initiative du « Forum des écrivains serbes » (tous d’ex-communistes ralliés opportunément au très abjecte libéralisme globalisé) qui entend imposer à l’opinion publique un discours moralisateur aux accents de terrorisme intellectuel.
Ces derniers temps, des officines occidentales ont multiplié manœuvres et aides en direction des « pro-européens » et des listes de « minorités » en Serbie comme celles du Sandjak musulman, celle des pan-albanais de la vallée de Presevo (liés à l’UCK et aux bandes islamo-mafieuses) ou encore celle des Hongrois de Voïvodine. Des ONG subversives, en lien direct avec le Conseil de l’Europe, certaines instances de l’Union européenne et le NED (National Endowmemt for Democracy, proche de Madeleine Korbel-Albright), ont commencé à collecter des signatures de soutien, pour permettre à la liste des extrémistes albanais de la vallée de Presevo de pouvoir se présenter. Une fois de plus dans cette campagne électorale, islamistes de Novi Pazar, islamo-mafieux pan-albanais de Presevo et séparatistes hongrois se retrouvent copains comme cochons contre les intérêts nationaux de la Serbie et de son peuple.
Du reste, le MPSZ (Alliance civique hongroise) vient de recevoir le soutien de provocateurs patentés et stipendiés du HVIM, groupuscule activiste d’extrême droite, provocateur, ultra-violent, raciste, antinational, révisionniste et ouvertement slavophobe et anti-orthodoxe, groupuscule dont de nombreux membres ont été condamnés pour des violences répétées. Un groupuscule qui se vantait d’avoir reçu l’appui d’Otpor en janvier 2007 afin de participer à des actions hostiles à la Serbie.
Pourtant, il s’avère que d’autres minorités nationales de Serbie refusent d’entrer dans ce jeu stupide et dangereux, comme c’est le cas des Roumains du Banat, des différentes communautés roms, ou encore des Bulgares du Timok.
Le comportement de l'Union européenne, et notamment de la France à l'égard de la Serbie , fait penser à celui d'O'Brien dans 1984 de Georges Orwell : après avoir amputé la Serbie , l'Union européenne lui tend la main tout comme O'Brien donne un repas chaud avec des morceaux de viande au héros après l'avoir torturé. Le but étant de faire en sorte que le héros finisse par aimer Big Brother. Ce comportement est évidemment d'une violence et d'un cynisme inouïs.
Les élections du 11 mai prochain vont opposer les partis occidentalistes et pro-mondialistes réunis autour du président Tadic aux nationalistes serbes, patriotes et russophiles. L'issue est incertaine, les deux camps sont au coude à coude. Mais la campagne prend une tournure inquiétante : Les menaces contre les responsables serbes se sont multipliées après la signature la semaine dernière à Luxembourg par le vice Premier ministre Bozidar Djelic (notamment formé dans les réseaux Soros dans les années 1990), en présence de Boris Tadic, de l'Accord de stabilisation et d'association (ASA) avec l'Union européenne, accord qui enferme la Serbie dans des contraintes politiques et économiques normées par des technocrates européens et qui valide, de fait « l’indépendance » du Kosovo, province serbe occupée et albanisée de force.
Du reste, le président du Conseil national serbe du nord du Kosovo, Milan Ivanovic, a l’intention de poursuivre en justice le président, le vice-premier ministre et le ministre des Affaires étrangères de Serbie pour avoir signé l'ASA avec l'UE.
L'Accord de stabilisation et d'association avec l'Union européenne a été signé à Luxembourg par le vice-premier ministre serbe Bozidar Djelic en présence du président et du ministre des Affaires étrangères de Serbie, respectivement Boris Tadic et Vuk Jeremic.
L'opposition accuse le président Tadic d'avoir cédé le Kosovo en échange de garanties de rapprochement avec l'Union européenne. Le Premier ministre de Serbie Vojislav Kostunica (DSS) et le chef de file du Parti radical serbe (parti le plus important du pays) Tomislav Nikolic se sont catégoriquement opposés à la signature de l'ASA avec l'UE.
Ambiance délétère
A Belgrade, des affiches qualifiant le président Tadic d'ennemi de l'Etat ont été placardées à plusieurs endroits de la ville. Et un journal a cité une lettre qu'aurait reçue le chef de l'Etat, une lettre dans laquelle il est écrit que Tadic obtiendra ce qui est dû à tout traître au peuple serbe, à savoir une balle dans le front. Un contexte délétère qui s’ajoute au mal ambiant qui traverse actuellement la Serbie. Outre l’amputation du Kosovo, les Serbes doivent encore supporter les conséquences néfastes de la politique de casse sociale et industrielle imposée par les « pro-européens » depuis le coup d’Etat d’octobre 2000. L’économie serbe est mal en point : les parrains de la mafia locale, ceux qui ont profité de la période Milosevic avant de se muter en grand « démocrates » avec l’avènement de « l’opposition démocratique » en 2000-2001, ont été les seuls bénéficiaires de la « transition ». Avec l’aide de politiciens retors comme Djindjic, puis Tadic, Djielic, sans oublier Draskovic et Kostunica, ils ont mis en place des monopoles qui font baisser le pouvoir d’achat des citoyens et qui empêchent la création d’emplois, pourtant nécessaire à la relance économique. Cette situation va à l’encontre des règles de la concurrence, et instaure une « dictature de l’argent sale ». De surcroît, force est de constater que la logique des privatisations, imposée par l’UE, ne sert qu’à remplir les caisses vides de l’État, sans se soucier des exigences du service public, comme le souligne Blic dans son édition du 25 avril dernier. La conclusion générale est sombre : l’économie en Serbie est déjà en grande part dans les mains des monopolistes locaux, tous acquis aux principes mondialistes de la prédation, et la plupart des ressources naturelles stratégiques et des activités industrielles deviendront la proie des gros capitaux étrangers, si rien n’est fait pour redresser le pays dans un esprit national et patriotique. Tout cela remet aussi directement en question la souveraineté de l’État et l’identité même de la Serbie et du peuple serbe.
L’écriture du serbe : enjeu de l’identité nationale et géopolitique
Comme l’explique Jean-Baptiste Blanc, l’enjeu politique de dimanche va jusqu’à se retrouver au cœur même de l’identité serbe : la langue et sa manière de l’écrire. Le serbe s’écrit traditionnellement en alphabet cyrillique depuis le XIXe siècle. Cependant, à travers les époques, l’écriture cyrillique a été de plus en plus concurrencée par l’alphabet latin, de sorte qu’aujourd’hui les deux alphabets cohabitent dans l’écriture de la langue serbe. Ainsi certains journaux serbes utilisent l’alphabet cyrillique, d’autres l’alphabet latin. Mais le choix de l’un ou l’autre alphabet n’est pas innocent. Pour preuve, des associations de défense du cyrillique ont vu le jour ces dernières années en Serbie pour lutter contre le progrès d'un alphabet latin porté toujours plus par la mondialisation et les ONG occidentales en charge de dénigrer et salir la culture serbe.
Enfin, les partis représentant les minorités ethniques tendent à préférer l’alphabet latin. C’est le cas de la Coalition hongroise, dans ses quelques rares pages rédigées en serbe.
Ainsi donc, parmi les partis pouvant espérer obtenir des députés, cinq utilisent uniquement l’alphabet latin. Sans surprise, ce sont les partis les plus favorables à « l’intégration » (comprendre : l’assujetissement) de la Serbie aux institutions euro-atlantiques. Et l’observateur averti de conclure : « Dis-moi avec quel alphabet tu écris, et je te dirai quelle orientation géopolitique tu défends… »
Nécessaire redressement national
En cas de victoire du Parti radical de Serbie – avec ou sans accord avec le DSS de Kostunica - aux élections législatives du 11 mai, Belgrade ne livrera pas de ressortissants serbes au tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie de la Haye (TPIY), a déclaré Tomislav Nikolic, chef du SRS.
Son parti est crédité selon les sondages de 36% des suffrages, ce qui pourrait lui permettre de créer une coalition avec les opposants au Parti démocratique (DS) du président Tadic. « Après le 11 mai, personne en Serbie ne pourra être accusé par le TPIY. Et pas un Serbe ne sera remis à La Haye », a-t-il déclaré dans une entrevue publiée mardi 6 mai par le quotidien russe Vremia Novosteï. « Nous sommes déterminés à renforcer nos relations avec les authentiques amis de la Serbie , parmi lesquels la Russie , qui occupe une position stratégique. La Serbie doit également coopérer avec la Chine , l'Inde, le monde arabe et africain, l'Amérique latine et l'UE. Mais nous imposons une condition à Bruxelles: que l'UE mène des négociations avec la Serbie toute entière, avec le Kosovo en son sein. Que les fonctionnaires européens négocient avec un pays, pas avec ses différentes entités », a-t-il indiqué.
Si les vœux des patriotes serbes pouvaient se réaliser dimanche prochain, dans un contexte de renouveau affirmé de la Russie et de l’ensemble des peuples Slaves orthodoxes sur notre continent, il est incontestable qu’un vent de liberté, en provenance de l’Est est en train de se lever en Europe. Un vent de liberté dont l’ensemble des peuples, et le peuple français en tout premier lieu, serait bien inspiré de profiter dans les années à venir.
R. M.
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23 avril 2008
Exclusif : le plaidoyer de Bush pour « l'Europe de la Défense »

On en parlait beaucoup dans les cercles spécialisés. Mais on ne l'avait jamais vu.
Du coup, certains doutaient de son existence.
Au cours du sommet de l'OTAN, à Bucarest, début avril, George Bush a prononcé un discours -confidentiel- devant ses homologues dans lequel, assurait-on à Paris et à Berlin, il avait défendu, de manière tout à fait exceptionnelle pour un président américain, l'Europe de la Défense.
Mais, alors que la plupart des chefs d'Etat présents à ce sommet ont fait connaître le texte de leur propre discours, la Maison Blanche ne l'a pas rendu rendu public.
Si bien qu'au cours de ces dernières semaines on s'est demandé si les allégations de Paris et de Berlin étaient fondées et si Bush avait bien fait ce plaidoyer pour la défense européenne.
Je me suis procuré le texte du discours (dans le cadre de la préparation d'un article sur Sarkozy et l'OTAN à paraître demain dans le Nouvel Observateur).
Et, effectivement, Bush a bien prononcé les paroles historiques qu'on lui prête, et qui, en fait, ont été écrites conjointement par Jean-David Levitte, le conseiller diplomatique de Sarkozy, et Steve Hadley, son homologue auprès de Bush.
Il s'agit d'un revirement à 180° de la position traditionnelle de la Maison Blanche vis-à-vis de l'Europe de la Défense , considérée jusqu'alors comme une machine française à détruire l'OTAN.
Le rapprochement spectaculaire de Sarkozy vers l'Alliance Atlantique (dans les conditions discutables que je décris dans l'article de demain) a évidemment permis la rédaction d'un tel discours.
Ainsi, bien sûr, que l'enlisement de l'armée américaine en Irak et en Afghanistan, où Washington a désespérément besoin des alliés européens.
Reste à savoir pourquoi la Maison Blanche n'a pas voulu faire connaître ce texte, et si les belles paroles de Bush se traduiront dans les faits, après son départ de la Maison Blanche.
Voici, en tous cas, et en exclusivité, le passage concernant la défense européenne.
Extraits du discours de Bush au sommet de l'OTAN :
« ...les nombreux défis auxquels nous faisons face à l'aube du 21ème siècle exigent une Otan forte et une Union Européenne forte. Les nations alliées, y compris la France , ont travaillé ensemble pour transformer l'Otan face aux nouveaux défis de sécurité en élargissant sa composition, en construisant des partenariats et en lançant des opérations loin des rives de l'Otan.
J'accueille favorablement l'intention du président Sarkozy de rendre à la France tout son rôle dans cette Otan transformée, et qu'elle assume ainsi sa place dans toutes les structures de l'Otan. Ceci renforcera l'Otan et notre capacité à faire face aux défis communs. Notre avenir est ensemble.
En même temps, l'Union Européenne doit être un acteur fort et efficace sur la scène internationale - y compris sur les questions de sécurité. Face aux défis de sécurité d'aujourd'hui, il est de la plus haute importance que les nations européennes développent des capacités suffisamment robustes et flexibles pour participer tant à des opérations de l'Otan que de l'Union Européenne.
Comme je l'ai dit, l'Amérique soutient une Europe forte car nous avons besoin d'un partenaire fort pour faire progresser la liberté dans le monde. Une Europe plus forte contribue à la sécurité et à la stabilité européenne et mondiale. C'est pourquoi les États-Unis encouragent leurs amis et alliés à mobiliser les ressources et à prendre les mesures nécessaires pour renforcer leurs capacités de défense.
Nous devons aussi reconnaître que les opérations du 21ème siècle doivent inclure un large éventail d'activités civiles et militaires - des activités où l'Otan et l'Union Européenne ont des forces différentes. Ces deux grandes institutions doivent être des partenaires stratégiques, capables de travailler efficacement ensemble pour défendre nos valeurs communes et nos intérêts communs. Nous avons vu cela dans les Balkans et en Afghanistan, où l'Otan et l'Union Européenne sont engagées dans un effort conjoint. C'est pourquoi je soutiens fermement la coopération la plus étroite possible entre l'Otan et l'Union Européenne, afin que nous puissions apporter toutes capacités civiles et militaires pour faire face aux défis auxquels fait face notre communauté transatlantique ».
Commentaire UdP : Révélateur ! Et il y en a qui nous serinent encore sur « l’Europe-de-la-défense ». Vous savez, les droitards « de con-viction »… Collabos, va !
17:13 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, otan, usa, europe, marine le pen, identité, sarkozy
23 mars 2008
L’extraterritorialité du district « européen » de Strasbourg

Source : no-media
Le jour où l’on apprenait que 20 soldats français avaient été blessés dans la province serbe du Kosovo, le nouveau maire de Strasbourg annonçait qu’il envisageait d’oeuvrer pour l’extraterritorialité du district « européen » de Strasbourg.
Le « projet » de ce « socialiste » consiste au fond, ni plus ni moins, qu’à remettre en cause l’unité de la République et l’égalité de tous les citoyens devant la loi, c’est-à-dire deux des acquis les plus fondamentaux de la Révolution française.
C’est non seulement inconstitutionnel mais c’est la porte ouverte au démembrement de la France et à la résurgence de tous les particularismes.
Et en plus, on apprend ce « programme » le lendemain de l’élection.
Devons-nous conclure qu’après avoir créer une situation de guerre civile en Serbie, les euro-extrémistes envisagent maintenant de jouer aux apprentis sorciers en découpant la France ?
Quoi qu’il en soit, les déclarations du nouveau maire sont réellement hallucinantes si l’on en croit l’AFP :
Le vainqueur des élections municipales de dimanche à Strasbourg, le socialiste Roland Ries, a expliqué lundi qu’il allait tenter avec les maires des villes allemandes voisines de créer un « vrai eurodistrict » extraterritorial sur l’exemple de Washington D.C., aux Etats-Unis.
« J’ai le projet fort de créer un vrai eurodistrict, un district européen à statut juridique et fiscal particulier qui accueillerait de grandes institutions européennes et les sièges sociaux de grands groupes européens », a-t-il expliqué lors d’un point presse consacré aux projets de la nouvelle majorité.
« Le district bénéficierait d’un statut d’extraterritorialité, un peu sur le mode de Washington D.C », la capitale fédérale des Etats-Unis « qui ne constitue formellement pas un des cinquante Etats américains », a-t-il précisé.
« Il n’est pas sûr que le projet aboutisse et soit accepté par Paris et Berlin », a-t-il convenu, tout en estimant que « la bataille vaut la peine d’être menée ».
A l’appui de ce projet pourrait être organisée une « consultation populaire, sous une forme à déterminer », a-t-il précisé, rappelant que la constitution allemande interdit la tenue de référendums.
La communauté de urbaine de Strasbourg et les communes du district allemand de l’Ortenau ont signé en octobre 2005 la création d’un eurodistrict, mais il s’agit désormais de « passer de la coopération à la codécision », a-t-il estimé.
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13 mars 2008
Mauvaise forme du camp national : en Espagne c’est pire !

Voici les résultats des groupes nationaux aux législatives de dimanche en Espagne.
Il s’agit des scores et des pourcentages nationaux…
FE de las JONS (Phalange) 13.413 voix 0,05%
Démocratie nationale 12.588 voix 0,05%
Espagne 2000 7.474 voix 0,03%
AES 7.078 voix 0,03%
Phalange authentique 4.842 voix 0,02%
Front espagnol 1.427 voix 0,01%
Alliance pour l’unité nationale 2.780 voix 0,01%
Commentaire UdP : Gageons que les Spieler, Touzé et autres Hélie vont certainement nous expliquer doctement là encore que « c’est-la-faute-à-Le-Pen » !
17:11 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : espagne, europe, politique, identité, marine le pen, sarkozy
04 mars 2008
La Turquie, puis le Maghreb… Compromis franco-allemand sur « l’Union pour la Méditerranée »

Source : Altermedia
Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont annoncé à Hanovre être parvenus à un compromis sur le projet français d’ « Union pour la Méditerranée » tout en affichant une entente retrouvée. Lors d’un dîner de travail dans cette ville hanséatique, la chancelière a obtenu que ce projet, initialement conçu par le président français pour renforcer la coopération entre les pays riverains de la Méditerranée , soit étendu à l’ensemble des États membres de l’Union européenne, riverains ou non.
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« Nous sommes convenus qu’en ce qui concerne la coopération entre l’Union européenne et la Méditerranée , nous voulions faire évoluer le processus de Barcelone », a-t-elle dit lors d’un point de presse commun. « Cela s’appellera Union pour la Méditerranée. Ce sera un projet des 27 États membres de l’Union européenne ».
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18 février 2008
Le Kosovo « indépendant » ?
Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN
Avec la bénédiction de l’Union européenne sous influence américaine, les dirigeants du Kosovo ont proclamé l’indépendance de cette province serbe, en violation du droit international.
En dehors de l’injustice majeure que représente cette décision illégale et illégitime, tout le monde sait que le Kosovo indépendant n’est pas viable.
Ce « pays » ne peut survivre qu’en mendiant de la main droite des subsides à l’Union européenne, et en récoltant de la main gauche les profits des trafics mafieux dont il est une importante plaque tournante.
Le Kosovo indépendant sera un sanctuaire du crime organisé, au cœur de l’Europe, et en outre une base (al Qaïda, en arabe) pour l’islamisation du continent. Le tout subventionné par les citoyens européens.
Toute reconnaissance de cette indépendance sera une faute historique aux conséquences incommensurables.

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BELGRADE : L'heure de la reconquête a sonné !

A Belgrade, l’heure est à la mise en route du « plan d’action » pour contrer la décision de déclaration d’indépendance unilatérale du Kosovo, car, comme l’a déclaré, sur la pression de la rue le président -euromondialiste- Tadic, « la Serbie ne reconnaîtra jamais l'indépendance du Kosovo ».
En position d’offensés, les chefs politiques serbes apparaissent prêts à au bras de fer qui les opposent aux grandes puissances occidentales menées par les USA. Il faut dire qu’ils n’ont pas le choix : près de 90 % de la population serbe étant totalement hostile à l’amputation de la province historique et plus de 95 % des Serbes de Bosnie étant prêts à déclarer de leur coté une éventuelle sécession. De fait, la séparation déclarée de Pristina a enclenché la mise en œuvre d’un plan en trois volets.
En soutien à Moscou, qui n’a eu de cesse de mettre en garde la communauté internationale quand aux éventuelles implications du précédent que représenterait un Kosovo « indépendant », Belgrade peut aisément devenir une épine dans le pied des Occidentaux. Pour peu que l’Abkhazie, l’Ossétie du Sud ou la Transnistrie (provinces séparatistes pro-russes respectivement de Géorgie et de Moldavie) déclarent unilatéralement leur indépendance, la Serbie pourrait bien les reconnaître, afin de jouer, après coup, un statu quo reconnu par les Etats-Unis, la France , l’Allemagne et le Royaume-Uni.
Et Belgrade peut toujours compter sur l’absence de reconnaissance formelle d’un Kosovo indépendant par la Bulgarie , la Roumanie , la Grèce , voire l’Espagne.
L’arme économique
Le secteur économique est certainement l’un des endroits où la Serbie rechigne le moins à travailler avec les institutions internationales. Et les réformes économiques, assez difficiles à porter pour la population, commencent à porter quelques fruits. La Serbie est ainsi un acteur économique non négligeable pour les Balkans, acteur qui pourrait jouer, à l’image de son allié russe, de sa capacité économique dans un but politique. D’autant plus que plusieurs organisations régionales et cadres réglementaires implémentent une coopération économique de plus en plus poussée.
Belgrade a d’ailleurs entériné cette stratégie de pression régionale en faisant de l’Etat russe, par son bras énergétique Gazprom, qui a pris le contrôle, en janvier dernier, la Naftna Industrija Srbije (NIS), principale compagnie pétrolière serbe. L’idée que la Serbie favorise l’intrant russe dans les Balkans dans le domaine énergétique confirme donc ses vues géoéconomiques anti-occidentales, vue l’aversion des Européens de l’ouest et des Américains pour la dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie.
Passivement, même, la Serbie constitue un empêchement à l’unification continentale du Marché commun. Située en plein cœur de la péninsule balkanique, frontalière de pas moins de huit pays (Hongrie, Roumanie, Bulgarie, Macédoine, Kosovo, Monténégro, Bosnie-Herzégovine et Croatie), les échanges économiques nécessiteront un contournement permanent avec le processus d’intégration de ses voisins non-membres.
Belgrade a bien intégré, à ses dépens, le rapport de force qui l’empêche de recourir à quelque action militaire que ce soit à l’encontre des troupes de l’OTAN. Et les politiciens qui se sont succédés à la tête de l’Etat serbe depuis le coup d’Etat de 2000 qui renversa Milosevic, n’ont eu de cesse de se coucher devant les directives atlantistes destinées à affaiblir de plus en plus l’armée serbe, dans le cadre du Partenariat pour la Paix. Mais Belgrade dispose d’un atout qui pourrait être soutenu par les autorités russes : Les services secrets serbes sont en effet réputés pour leur connaissance du terrain balkanique et leurs importants réseaux. Il se pourrait bien que l’activation de certaines cellules provoque l’émergence de troubles de tout ordre, de la sécession de régions à dominance serbes (nord et sud du Kosovo, Republika Srpska en Bosnie) à des insurrections armées des Serbes du Kosovo pour se protéger ou de groupes paramilitaires comme la Garde du Tsar Lazare qui pourraient agir afin de défendre leur patrie martyrisée. D’impressionnantes manœuvres militaires impliquant des forces spéciales serbes (PTJ, SAJ…) et militaires ont eu lieu en décembre dernier en prévision d’une éventuelle intervention de « contre terrorisme ». De surcroît, Belgrade aurait déjà négocié avec Moscou un possible soutien militaire russe, projetant même de mettre la base militaire de Nis à disposition d’une éventuelle projection de forces spéciales russes.
A l’évidence, la veulerie occidentale a, une nouvelle fois, permis qu’une énième guerre des Balkans se profile à l’horizon. En 1912, c’est de cette façon que les Serbes avaient pu légitimement reconquérir leur province historique après plus de cinq longs siècles de joug islamo-albano-turc.
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16 février 2008
KOSOVO : les résultats de la terreur albanaise et de l’agression de l’OTAN
par Komnen BECIROVIC*
L'ignorance, l'inculture, l'irresponsabilité, l'obstination dans l'erreur des responsables européens et américains au sujet du Kosovo, ont de quoi scandaliser. Les uns, en s'érigeant justiciers, déclarent sur un ton vindicatif qu'il faut déposséder les Serbes du Kosovo et reconnaître l'indépendance de ce dernier, afin de les punir pour les crimes qu'aurait commis le régime de Milosevic ! Les autres profèrent sottement que le Kosovo constitue un cas unique dans l'univers et qu'il ne saurait avoir aucun lien avec d'autres revendications séparatistes des minorités en Europe et dans le reste du monde ! D'autres encore, comme Javier Solana, le cacique de la diplomatie européenne, poussent la dérision jusqu'à affirmer que les Albanais du Kosovo méritent d'être récompensés, puisque ils auraient été ethniquement nettoyés par les Serbes, bien que des siècles d'histoire démontrent le contraire de façon irréfutable.

Certes, on ne peut s'attendre à autre chose de la part de l'ancien Secrétaire de l'OTAN qui, obéissant au couple scélérat Clinton-Albright, « ordonna», le 24 mars 1999, les bombardements de la Serbie pour le compte des terroristes albanais de l'UCK qui avaient précédemment mis la province à feu et à sang, mais que les forces serbes étaient sur le point de neutraliser. Rappelons que l'UCK, quelques mois plutôt, avait été qualifiée d'organisation terroriste par le gouvernement américain lui-même. Mais il faut bien que Solana, pendant qu'il est encore au gouvernail de l'Europe, justifie ses sinistres exploits, en transgressant aujourd'hui les bornes du droit international et de la Charte des Nations Unies par la promotion en Etat du Kosovo occupé par les Albanais, tout comme il a franchi à l'époque les bornes de l'humanité et de l'éthique élémentaires en lançant les escadrilles de la mort sur la Serbie. Crime inexpiable que les consciences ne cessent et ne cesseront pas de flétrir !
Le plus incroyable dans cette affaire, c'est que Solana avec les autres coryphées de la dite communauté internationale, ne retienne du conflit multiséculaire serbo-albanais qu'une minime fraction de temps allant de 1987 à 1999, durant laquelle se serait exercée la terreur serbe sur les Albanais, et ignore complètement des siècles de la terreur réelle albanaise sur les Serbes, de persécutions, de massacres, d'exodes, d'albanisation forcée ou de d'oppression la plus noire, rapportés par toutes les sources historiques. Outre les Serbes, les victimes en ont été également les Grecs, les Macédoniens et les Bulgares, puisque les Albanais avec les Bosniaques, par leur conversion massive à l'islam, se sont faits l'instrument de la domination turque sur les chrétiens balkaniques. Et comme tous les convertis, ils ont poussé leur zèle apostats jusqu'à mériter le titre de « meilleurs fils du Sultan ».
En fait, tout s'oppose à doter le Kosovo d'aujourd'hui des attributs d'un Etat : aussi bien l'histoire, la géographie, la culture, la morale, la civilisation que la situation actuelle caractérisée par la conduite des affaires de la province par d'anciens criminels de guerre, par la violation totale des droits de l'homme, par l'absence de toute légalité, par le crime organisé et le règne de la mafia adonnée aux trafics en tout genre, par la poursuite de l'effacement des témoignages de la présence serbe, par l'impossibilité absolue pour un quart de million de réfugiés serbes, chassés en 1999 par les Albanais sous l'égide de l'OTAN, de regagner leurs foyers, par la pénétration dans la province de l'islam radical, comme le prouve la construction de nombreuses mosquées wahhabites à la place des églises détruites, par le risque d'un bouleversement balkanique et européen que provoquerait la reconstitution de la Grande Albanie du temps de Hitler et de Mussolini, enfin par l'encouragement qu'un tel acte inconsidéré donnerait aux autres mouvements séparatistes en Europe et dans le monde. Comme on le voit, le Kosovo actuel est en effet un cas unique certes, non pas comme une réussite de la communauté internationale, mais comme son monstrueux avorton. Telle mère, tel enfant !
Pour qu'il y ait un Etat, il faut, pour paraphraser Renan, qu'il existe une nation, un ensemble cohérent façonné par des siècles d'histoire dans un cadre géographique, et marqué par des œuvres de civilisation. Or il n'existe pas une nation albano-kosovare, tous les Albanais du Kosovo y étant venus en intrus prédateurs en provenance d'Albanie, à l'ombre de diverses tyrannies, turque, germano-italienne fasciste, communiste et otano-onusienne. Au fond tout est serbe au Kosovo, la terre, l'histoire, la civilisation, et il n'existe rien d'albanais hormis le nombre et la violence. Consacrer un tel état de choses, reviendrait à récompenser les Albanais pour la dictature serbe qu'ils auraient subie durant la dernière décennie du XXe siècle, avant que l'OTAN ne vole à leur rescousse, et à punir les Serbes pour avoir enduré l'oppression albanaise la plus cruelle sous tous ces régimes esclavagistes aux cours des époques précédentes. Pour comble d'aberration, les démocraties de l'Ouest infligent, d'abord en les bombardant, le châtiment aux Serbes qui combattirent avec elles le fléau nazi, pour les mutiler, ensuite, de leur Jérusalem et l'offrir en cadeau aux Albanais qui furent des auxiliaires du nazisme jusqu'à la dernière heure, notamment avec la Division Waffen-SS Skanderbeg à la sinistre renommée, et dont les derniers soldats tombèrent devant Berlin.

Bien évidemment, si la raison et la justice guidaient les décideurs du sort du Kosovo, la solution serait de préserver celui-ci dans le cadre de la Serbie dont il fait partie territorialement, historiquement, spirituellement depuis près d'un millénaire, de tempérer les ardeurs albanaises, au lieu de les flatter et de s'en faire le glaive, d'œuvrer au rétablissement de l'équilibre ethnique rompu de la province, notamment en y faisant revenir 250 000 réfugiés serbes et 50 000 autres, en leur restituant leurs biens usurpés et en reconstruisant leurs lieux de culte détruits, bref de créer pour tous, comme le prévoit la résolution 1244 du Conseil de sécurité de juin 1999, les conditions d'une vie normale garanties par la communauté internationale qui, seulement, en agissant ainsi, serait digne de ce nom et justifierait sa présence au Kosovo.
*Komnen Becirovic est l'auteur de La Trilogie kossovienne, publiée aux éditions de L'Age d'Homme : Le Kossovo dans l'âme (2001), Le Kossovo de l'absolu (2007), et Le Kossovo sur le calvaire sur le point de sortir, ainsi que d'une longue préface à la traduction de l'Epopée de Kossovo par Adolphe d'Avril (1868), rééditée par l'association Un infini cercle bleu (2006).
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