10 mai 2008
Liban : Les États-Unis parviendront-ils à pousser le Hezbollah à la faute ?

par Thierry Meyssan
Les émeutes de Beyrouth sont un trompe l’œil. Elles ont été volontairement facilitées par les États-Unis qui espéraient pousser le Hezbollah à tuer les principaux leaders du gouvernement. Car seul un carnage aurait pu justifier une intervention de l’OTAN. Cependant l’Alliance nationale a fait preuve d’une grande retenue et n’a pas attaqué le palais du gouvernement. Cherchant à relancer les affrontements, le Premier ministre de facto a dénoncé les deux seules personnalités consensuelles aptes à entreprendre une médiation et a appelé à une contre-grève générale pour créer les conditions de débordements.
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08 mai 2008
Guerre froide : Expulsions croisées de diplomates russes et américains

AP - La Russie a ordonné à deux attachés militaires de l'ambassade des Etats-Unis à Moscou de quitter le pays, en réponse à l'expulsion de deux diplomates russes en poste à Washington, ont annoncé des responsables américains jeudi. « Nous sommes opposés à cette mesure mais nous nous conformerons à la requête du gouvernement russe », a déclaré un porte-parole du département d'Etat, Gonzalo Gallegos.
A Moscou, le ministère russe des Affaires étrangères s'est refusé à tout commentaire.
Les responsables américains ayant requis l'anonymat ont nié qu'il existe un rapport entre les expulsions des attachés américains, ordonnées le 28 avril, et celles des attachés russes, ordonnées respectivement le 6 novembre 2007 et le 22 avril dernier. Ils ont refusé de préciser le motif des expulsions mais ont affirmé qu'aucune accusation, d'espionnage par exemple, n'avait été portée contre les intéressés.
La nouvelle de ces expulsions survient au lendemain de l'investiture de Dimitri Medvedev à la présidence russe tandis que son prédécesseur et mentor Vladimir Poutine a été nommé Premier ministre jeudi.
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05 mai 2008
Bosnie : 11 ans de prison pour un musulman qui avait forcé des catholiques à manger la Bible

Avec l’AFP - Un ex-militaire musulman bosniaque, appartenant au 4e Corps de l’ABiH, a été condamné mercredi à onze ans de prison pour avoir maltraité «psychiquement et physiquement» des Croates de Bosnie, en les obligeant notamment à manger des pages de la Bible durant le conflit de Bosnie (1992-95).
Le Tribunal pour crimes de guerre de Bosnie indique dans un communiqué avoir condamné Zijad Kurtovic, 41 ans, pour des délits commis en octobre 1993 dans le village de Donja Dreznica, près de la ville de Mostar, dans le sud-ouest de la Bosnie.
Selo n l'inculpation, Kurtovic a battu ses victimes, détenues dans un immeuble appartenant à l'Eglise catholique, à la matraque mais aussi avec des statuettes de saints. Il a également humilié ses victimes en les forçant à manger des pages de la Bible et d'autres livres saints.
Bien qu'alliés contre les forces serbes bosniaques dans des opérations de nettoyage ethnique, Croates et Bosniaques musulmans se sont également fait la guerre pendant onze mois en 1993 et 1994. La propagande occidentale a jusqu’ici toujours privilégié de soi-disant « crimes » essentiellement « serbes », minimisant scrupuleusement ceux des Croates et, surtout, des musulmans de Bosnie et du Sandjak.
Sur les 3,8 millions d'habitants du pays, environ 40% sont musulmans, 31% Serbes chrétiens orthodoxes et 10% Croates catholiques, alors qu’avant la guerre les Serbes étaient les plus nombreux, sans être majoritaires. Le conflit a fait au total quelque 100 000 morts et 2,2 millions de réfugiés et de déplacés, pour l’essentiel des Serbes.
Les anciens « hauts responsables » accusés de crimes de guerre dans l'ex-Yougoslavie (essentiellement des Serbes et quelques Croates politiquement dérangeants - comme Ante Gotovina -, les musulmans ayant été exemptés de tout crime majeur) sont « jugés » par le Tribunal pénal international (TPI), qui siège à La Haye. Les tribunaux locaux sont autorisés par le TPI à juger les affaires de « moindre importance ».
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04 mai 2008
La Turquie invitée « spéciale » du très mondialiste « Sommet des Balkans » en Macédoine

Dix-neuf chefs d’État des pays d’Europe centrale et du Sud-Est se sont réunis vendredi et samedi pour un sommet exceptionnel à Ohrid, en Macédoine. Cette rencontre qui fleure bon le mondialismee t l’atlantisme le plus nauséeux a notamment permis d’aborder « l’élargissement européen » et les relations de l’UE avec ses « voisins ». Un seul absent : le Kosovo, « Etat » autoproclamé, n’a pas été invité, car sa soi-disant indépendance « ne fait pas consensus ». Pion essentiel dans la stratégie américaine en Europe du Sud-Est, la Macédoine a profité de ce sommet afin de tenter de renforcer sa position diplomatique après le veto grec à son adhésion à l’OTAN en avril dernier. Ce fut aussi l’occasion pour le gouvernement macédonien très ouvert aux options mondialistes, de faire un peu de lobbying : Un an après la lancement de la campagne gouvernementale « Invest in Macedonia » (sic !), le « miracle économique » se fait attendre.
Le Président de Turquie, Abdullah Gül, était l’invité spécial du Sommet. Preuve, s’il en était encore besoin, que l’héritière de la Sublime Porte entend désormais tourner le dos à la stratégie géopolitique kémaliste, qui a toujours refusé de participer à l’imbroglio balkanique, au risque de voir éclore de nouveaux conflits en Europe centrale. Du reste, le nord-ouest de la Macédoine , présente une forte minorité turque qui entend s’imposer dans le jeu politique local. Une minorité qui a des liens affirmés avec les Turcs de Bulgarie et de Grèce et dont Ankara entend en faire une sorte de levier politique à toutes fins utiles.
L’élargissement de l’Union européenne ainsi que son influence sur les économies et les secteurs énergétiques des pays voisins étaient au cœur des discussions, dans une zone géographique hautement stratégique avec les corridors énergétiques amenant les énergies fossiles de la caspienne vers l’Occident.
La question de « l’indépendance » du Kosovo était aussi au menu des discussions, bien que le « Président » de la province serbe occupée, Fatmir Sedjiu, n’ait pas été invité. Les revendications territoriales des extrémistes pan-albanais, au pouvoir à Pristina, sur plus d’un tiers de la Macédoine y étaient aussi pour beaucoup.
Aucune solution réelle aux problèmes posés depuis des années au cœur des Balkans (mafias, questions des réfugiés des guerres civiles de l’ex-Yougoslavie, morcellements étatiques, rivalités ethniques, irrédentisme pan-albanais, islamisme, prédation économique des réseaux mondialistes…) ne s’est dégagée de cette entrevue de printemps, alors que l’OTAN vient de renforcer de façon importante les effectifs de la KFOR au Kosovo.
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16 avril 2008
Mafia : Le gouvernement albano-kosovar et le crime organisé

par Jürgen Roth
Pour organiser des troubles au Kosovo et susciter un usage disproportionné de la force par Belgrade, l’OTAN avait fait appel à des délinquants locaux qui constituèrent le « Front de libération du Kosovo » (UÇK). Ils n’en continuèrent pas moins leurs activités criminelles. Par la suite, l’OTAN s’accommoda d’autant plus facilement de cette organisation mafieuse qu’elle ne pouvait espérer recruter des gens honnêtes pour servir des intérêts étrangers. L’élévation unilatérale du Kosovo occupé au rang d’État indépendant, en 2008, a donné l’immunité d’un gouvernement au commandement d’une organisation criminelle bien connue des services de police occidentaux ainsi que l’atteste un article de la Weltwoche , paru en 2005, que nous reproduisons dans nos colonnes.
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14 avril 2008
UCK : Trafiquants d'organes serbes

Source : Jacques Vassieux
Le nouvel ordre mondial exige l'indépendance du Kosovo, berceau de la civilisation serbe, au profit des terroristes albanais... A la suite de ses révélations, dans ce livre co-écrit avec un américain d'origine croate, Carla Del Ponte va t-elle aussi changer de camp ? Elle qui fut une vraie passionaria pour ne faire traquer et condamner que des Serbes ou Croates ? D'ailleurs, pourquoi cette relative impunité des criminels de guerre et mafieux bosniaques ou albanais ?
Belga - Des leaders des Albanais du Kosovo, dont l'actuel Premier ministre Hashim Thaçi, ont trempé dans un trafic d'organes prélevés sur des prisonniers serbes, accuse dans un livre témoignage Carla Del Ponte, ancien procureur du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY). Environ 300 prisonniers, dont des femmes, des Serbes et d'autres ressortissants slaves, ont été transportés au courant de l'été 1999 depuis le Kosovo jusqu'en Albanie où ils étaient enfermés dans une sorte de prison et où des chirurgiens prélevaient leurs organes, écrit la juriste suisse, qui a dirigé pendant huit ans le parquet du TPIY. « Ces organes étaient ensuite envoyés depuis l'aéroport de Tirana vers des cliniques à l'étranger pour être implantés sur des patients qui payaient », affirme Mme Del Ponte dans ce livre La chasse, moi et les criminels de guerre ( La Caccia ), sorti cette semaine en italien en Italie et écrit en collaboration avec Chuck Sudetic, un reporter du New York Times. « Les victimes privées d'un rein étaient de nouveau enfermées dans une baraque jusqu'au moment où elles étaient tuées pour d'autres organes », précise-t-elle. « Les dirigeants d'un niveau intermédiaire et élevé de l'UCK étaient au courant et étaient impliqués de manière active dans la contrebande des organes », écrit Mme Del Ponte.

Commentaires UdP : Cette information a été révélée il y a au moins quatre an par la presse indépendante grecque qui se faisait écho d’un vaste trafic d’organes prélevé sur des enfants roms abandonnés au Kosovo, suite à la guerre, et mêlant un certain nombre d’ONG médicalisées de réputation mondiale. Le 13 mai 2004, le journal albanais Korrieri évoquait dans un article « un réseau de trafic d’organes d’enfants dans les milieux diplomatiques » qui se serait tenu en Albanie et au Kosovo. Selon les enquêteurs de Korrieri, l’ambassade de Grèce à Tirana avait expédié à la police de Thessalonique un rapport secret portant sur un sordide réseau de trafic d’organes d’enfants, qui fonctionnerait de l’Albanie vers la Grèce et l’Italie. Le rapport, qui donne froid dans le dos, affirmait que des « enfants de Tirana ont été assassinés et leurs organes sont partis pour l’Italie et la Grèce dans les valises diplomatiques de fonctionnaires albanais » et évoque des histoires macabres de cercueils vides ou contenant des enfants dépecés.
Un grand nombre de ces informations, selon nos sources locales, auraient été apportées à l’été 2000 à la direction de la MINUK , Mission internationale des Nations Unies au Kosovo, à Pristina, alors dirigée par l’administrateur onusien Bernard Kouchner, fondateur de Médecins sans Frontières, ancien ministre français de la Santé et un des responsables du Parti socialiste. Toujours selon ces mêmes sources, aucune suite n’aurait été donnée à cette affaire. En août 2000, alors qu’il était interrogé à Pristina sur les conditions déplorables de vie des populations civiles non-albanaises dans la province serbe occupée, le très humaniste Bernard Kouchner lança aux reporters d’Arte Info : « S’ils [les Serbes, ndlr] ne sont pas contents, ils n’ont qu’à partir plus vite ! »
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03 avril 2008
Le Kosovo et les risques pour l’Europe

Nombreux sont les observateurs pessimistes sur l’avenir du Kosovo nouvellement indépendant. Pour Stefano Vernole, politologue et journaliste politique italien, dont nous reproduisons ci-après l’interview donnée à La Destra , « ce n’est pas un mystère qu’une guerre généralisée dans les Balkans serait bien vue à Washington, parce qu’elle déstabiliserait son rival économique européen ». Un autre expert, militaire cette fois, tout en partageant le point de vue précédent, a déclaré que l’indépendance ne profiterait pas à la population : « Elle sert surtout ceux qui ont déjà les ficelles en main », a dit le général italien Fabio Mini, ancien commandant en chef des troupes de l’OTAN au Kosovo en 2002-2003.
Le pays reste entièrement sous le contrôle de l’OTAN et des Nations Unies et, tant sur le plan économique que sur le plan international, il n’a pas grand-chose de bon à attendre : pénurie d’électricité et de produits alimentaires, d’une part, et non-reconnaissance de la part de la Serbie et de la Russie qui voient dans cette violation du droit international un précédent dangereux pour les séparatistes partout dans le monde.
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01 avril 2008
Moscou envoie un premier avion d'aide humanitaire au Kosovo

Avec l’AFP - La Russie enverra mercredi un premier avion d'aide humanitaire à Belgrade, pour la minorité serbe du Kosovo, a annoncé lundi le ministère russe des Situations d'urgence, cité par les agences russes.
« Nous prévoyons plusieurs vols d'avion cargo Il-76. Le premier vol aura lieu le 2 avril et livrera à Belgrade 40 tonnes de produits alimentaires, notamment de la nourriture pour enfants », a indiqué le service de presse du ministère, cité par l'agence Interfax. Le ministère « organise la livraison d'aide humanitaire à la Serbie pour la population du Kosovo sur la demande du gouvernement russe », selon la même source. Le ministère n'était pas joignable lundi soir.
Le président russe Vladimir Poutine avait appelé le 24 mars le gouvernement russe à se préparer à fournir une possible aide humanitaire aux Serbes vivant au Kosovo. « S'il faut une aide humanitaire, faisons-le, mais sans coloration politique », avait déclaré M. Poutine. Le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avait alors précisé que Moscou avait reçu « ces derniers jours une demande d'aide humanitaire du gouvernement serbe », « en premier lieu pour des médicaments, de l'équipement médical et des vivres de longue conservation ».
Depuis la proclamation d'indépendance le 17 février, des Serbes du Kosovo, soutenus par Belgrade, défient les autorités albano-kosovares autoproclamées et « internationales ». Le 17 mars, un policier ukrainien de l'ONU a été tué et plus de 150 personnes blessées lors de violents affrontements entre Serbes et forces « internationales » à Kosovska Mitrovica, dans le nord de la province occupée.
La Russie , qui s'oppose à « l'indépendance » du Kosovo, estime que la question de cette province historique serbe doit être réexaminée « dans le cadre du droit international », avec une reprise des négociations entre Belgrade et Pristina.
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31 mars 2008
Tibet : après le péril vert, le péril jaune

J’ai toutes les raisons romantiques de me sentir solidaire du combat de libération nationale du peuple tibétain.
Le Tibet… J’ai exploré ses confins, fréquenté ses exilés (rencontrant même le Dalaï-Lama à Dharamsala dans une audience presque privée – nous étions une petite dizaine – à la fin des années 1970), étudié sa religion. Le mythe de Shamballah m’a longtemps fait rêver plus que de raison… et, dix années durant, l’Himalaya a été la seule destination que je pouvais envisager pour mes vacances estivales.
Et pourtant, je ne me sens nullement solidaire ni des émeutiers qui se sont déchaînés à Lhassa, ni de ceux qui relayent leur combat en Occident.
L’expression « Dis-moi qui tu fréquentes je te dirais qui tu es » s’applique si bien en l’espèce qu’il ne faut pas être grand clerc pour comprendre qui est le commanditaire de toute cette agitation quand on voit les pantins et les laquais qu’elle mobilise : les Ménard, Glucksmann, Lévy et Cie qui n’ont pas dit un mot pour condamner les USA et réclamer le boycott des JO d’Atlanta et de Los Angeles au moment où l’Empire états-unien semaient la mort de masse en Irak, au Panama ou en Yougoslavie, qui n’ont pas eu un mot non plus contre cette grande « démocratie » qui torture officiellement à Guantanamo et qui a le plus fort taux au monde, très loin devant la Chine , pour le nombre de citoyens emprisonnés par rapport à la population globale ; les Romain Marie toujours à la remorque dans tous les mauvais combats ; l’atlanto-sioniste Vaclav Havel, le ministre des Affaires Etrangères Bernard Kouchner et Elie Wiesel, par ailleurs membre du Comité du danger présent de Norman Podhoretz, et partisan de frappes préventives contre l’Iran.
En 1998, le journaliste Jim Mann écrivit dans le journal australien The Age un article qui s’appuyait sur des documents des autorités américaines. Il y était entre autres révélé que, dans les années 1960, la CIA offrait 1,7 millions de dollars par an au mouvement tibétain à l’étranger. Le dalaï-lama lui-même recevait 180.000 dollars par an de la CIA
Depuis, certaines des activités de la CIA ont été transférées à un nouvel organisme : le National Endowment for Democracy (NED, Dotation nationale en faveur de la démocratie). Une grande partie du soutien financier au mouvement tibétain émane désormais de cette source.
L’argent arrose entre autres l’International Campaign for Tibet (ICT). A son conseil d’administration siègent l’agent de la CIA et président tchèque Vaclav Havel et l’ancien président de la Lituanie Vytautas Landsbergis. Les deux hommes sont également membres du Comité international pour la démocratie à Cuba.
Un autre bénéficiaire de l’aide financière américaine est le Tibet Fund (Fonds Tibet). En 2001, Sharon Bush en était la directrice : elle n’est autre que la belle-sœur de l’actuel président des États-Unis.
L’argent du NED finance encore le Tibet Information Network (Réseau d’information sur le Tibet), dont le siège est situé à Londres. De même, la Tibetan Literary Society (Société littéraire tibétaine) palpe les deniers du NED. Le Tibet Multimedia Center figure lui aussi sur les feuilles de paie du NED. La Tibetan Review Trust Society quant à lui reçoit de l’argent du NED pour la publication du mensuel Tibetan Review. Depuis 1996, l’émetteur de radio Voice of Tibet est financé par le NED pour ses émissions en tibétain et en chinois. Dans le rapport du NED pour 2006, on peut lire que cinq organisations tibétaines reçoivent de l’argent pour un total de 173.000 dollars. La liste n’était pas complète en raison du « caractère confidentiel » de certaines donations.
Le NED n’est pas le seul bailleur de fonds du mouvement tibétain. De l’argent américain arrose également le dalaï-lama et son entourage via le Bureau of Democracy, Human Rights and Labor (DRL – Bureau de la démocratie, des droits de l’homme et du travail) du ministère des Affaires étrangères. Ce DRL reçoit de l’État de l’argent qu’il peut utiliser afin de favoriser la « démocratie et les droits de l’homme » partout dans le monde. Un quart de tout cette manne va à des organisations qui s’intéressent à la « démocratie et aux droits de l’homme » en Chine. Il s’agit en grande partie d’organisations tibétaines.
Comment donc se sentir solidaire d’un combat qui a de tels soutiens ?
Comment se sentir solidaire d’un Dalaï-Lama qui, en octobre dernier, recevait du parlement américain sa Médaille d’Or, la plus haute distinction qu’il puisse décerner. Le « pape » des Tibétains avait alors remercié ses hôtes d’un discours, louant Bush pour ses efforts dans le monde entier en faveur de la liberté, de la démocratie et des droits de l’homme et qualifiant les États-Unis de « champions de la démocratie et de la liberté ». Un peu plus tôt, il avait déjà qualifié la guerre en Afghanistan de « libération ».
Il est clair pour nous que les événements du Tibet s’intègrent dans la stratégie des « révolutions oranges », ils servent les intérêts du Département d’État et ils entrent dans la stratégie géopolitique de l’Empire qui craint plus que tout la montée en puissance de la Chine. Rien de plus. Tout le reste est habillage et manipulation des opinions.
Christian Bouchet
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25 mars 2008
Biélorussie : le KGB confirme l'existence d'un réseau d'espionnage américain

RIA Novosti - Les services de renseignement biélorusses ont confirmé l'existence d'un réseau d'espionnage américain, a annoncé le porte-parole du KGB biélorusse, Valeri Nadtotchaïev.
« Nous disposons de faits confirmant l'existence d'un réseau d'agents, organisé par l'ambassade des Etats-Unis sur le territoire biélorusse », a déclaré M. Nadtotchaïev.
Un reportage diffusé dimanche dernier à la télévision biélorusse affirmait qu'un réseau d'espions américains d'une dizaine de personnes opérait dans la république.
Les relations bilatérales entre Minsk et Washington ont connu une vive dégradation fin 2007 après que les comptes du holding biélorusse Belneftekhim et de ses filiales ont été gelés sur décision de la justice américaine.
Minsk a notamment recommandé à l'ambassadrice américaine, Karen Stewart, de quitter la Biélorussie avant d'appeler Washington à réduire sa présence diplomatique.
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