09 mai 2008
Liban : la guerre civile reprend à Beyrouth

Des hommes armés de l'opposition chiite ont pris le contrôle de plusieurs quartiers de la capitale libanaise. Les affrontements ont déjà fait 11 morts et plus de 20 blessés. Pour le troisième jour consécutif, les combats ont repris vendredi matin à Beyrouth, entre sympathisants de la majorité antisyrienne et pro-israélienne et ceux de l'opposition, dont le camp chrétien du général Michel Aoun. De quoi faire craindre une nouvelle guerre civile au Liban, comme en témoigne la une du quotidien francophone L'Orient Le Jour : «Beyrouth-Ouest plonge dans la guerre des rues». «Pour la République toute entière, c'est tout autant, désormais une question de vie ou de mort», écrit également l'éditorialiste Issa Goraieb.
Vendredi, au lendemain du discours du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, sur une «déclaration de guerre» du gouvernement libanais, des hommes armés de l'opposition chiite ont pris le contrôle de plusieurs quartiers de Beyrouth. Des hommes du Hezbollah ont également mis la main sur la chaîne de télévision pro-gouvernementale, en exigeant l'interruption des programmes. «Des hommes armés ont encerclé l'immeuble de Future TV, dans le district de Sanayeh, à l'ouest de Beyrouth et ont demandé, via le commandement de l'armée, la fermeture de la chaîne», a affirmé Nadim Moulla, PDG de la chaîne propriété de la famille Hariri, Future News, très hostile aux Chiites et aux partisans de Michel Aoun. «On a décidé de confier l'affaire à l'armée», a-t-il ajouté. La télévision a cessé peu après de transmettre. Il s'en est suivie une démonstration de force qui a très vite dégénérée.
Toute la nuit et jusqu'à vendredi matin, des tirs d'armes automatiques et de roquettes de type RPG étaient entendus notamment dans l'Ouest de la capitale, où se concentrent les combats entre membres du Hezbollah qui dirige l'opposition et ceux du Courant du Futur, parti d'un pilier de la majorité de Saad Hariri, ouvertement soutenu par les Occidentaux, voir les Israéliens.
Plusieurs hommes armés étaient visibles dans les rues et sur les balcons des immeubles, alors que les rues de la capitale étaient quasi-désertes. Le trafic aérien est toujours paralysé.
Au troisième jour d'intenses combats de rue - les premiers du genre depuis la fin de la guerre civile en 1990 - on dénombre déjà 11 morts et plus de 20 blessés.

Réarmement des miliciens de Geagea
Cette situation était prévisible au regard d’éléments épars apparus ces derniers temps dans la presse régionale proche orientale et que l’on pouvait néanmoins percevoir avec un œil attentif. Ainsi, depuis deux ou trois mois, des informations concernant le réarmement des Forces libanaises du très pro-occidental Samir Geagea, nous étaient parvenues par ce biais. En effet, la FINUL maritime, composée pour l’essentiel d’éléments de la Kriegsmarine , avait intentionnellement laissé passer plusieurs cargos bourrés d’armes en provenance du port de Vlora en Albanie et à destination des quartiers chrétiens, en flagrante violation de l’embargo décrété par l’ONU sur les armes au Liban. Avec l’aide de services occidentaux, des anciens réseaux de Viktor Bout, trafiquant d’armes international arrêté le 6 mars dernier en Thaïlande par les Américains, et de réseaux liés à la mafia albanaise, la milice du chef chrétien serait en voie de reconstitution. Ainsi, l’effroyable explosion du dépôt d’armes albanais le 15 mars dernier (pas très loin de Vlora, au nord de Tirana, explosion très forte, entendue jusqu'à Durrès, à 20 kilomètres de là et dont le souffle a été ressentie dans la capitale), n’aurait été qu’une macabre mise en scène destinée à camoufler un vol d’armes sophistiquées fournies à Tirana par l’OTAN dans le cadre du Partenariat pour la Paix , armements qui se retrouveraient maintenant entre les mains des extrémistes des Forces libanaises.
Autre élément : depuis deux ans, l’armée libanaise et, notamment, sa composante chrétienne et ses éléments les plus anti-syriens, sont encadrés par des « conseillers » politiques et militaires américains, européens et même parfois israéliens. Plusieurs centaines de millions de dollars ont été investis par Washington pour moderniser et revaloriser des pans entiers de l’armée libanaise, fractions destinées à donner le change à un Hezbollah indompté depuis l’échec de l’opération militaire israélienne au Sud Liban à l’été 2006, officiellement destinée à réduire la milice chiite.
En octobre dernier, le sous-secrétaire américain à la Défense , intervenant dans le cadre de négociations sur la coopération militaire avec le Premier ministre du Liban Fouad Siniora, n'a pas caché que les Etats-Unis voulaient installer une base militaire dans ce pays. Eric Edelman, chargé des affaires politiques, a insisté sur l'intention de Washington d'établir des rapports de « partenariat stratégique » avec l'armée libanaise afin de la renforcer. Si un tel projet venait à aboutir, le Hezbollah n'aurait plus aucun motif de garder ses armes, indispensables dans sa lutte pour libérer les terres libanaises occupées par Israël et serait désarmé, au besoin avec l’aide de la FINUL présente en force au Liban Sud depuis un an.

La Syrie et l’Iran en ligne de mire
Ces événements interviennent justement au moment où la Russie entend faire du port syrien de Tartus une base d’accueil pour sa flotte de Méditerranée/Mer Noire et semble avoir déjà commencé des travaux destinés à accueillir les moyens adéquats pour défendre le port en cas d’agression. En juin 2007, on apprenait que la Russie allait aussi vendre à la Syrie des chasseurs MiG-29M/M2, selon Kommersant. Le montant total du contrat avec la Syrie sur les livraisons des MiG-31 et MiG-29M/M2 était évalué à un milliard de dollars, selon la même source. On évoquait aussi la livraison de quelques batteries sol-air Pantzyr S1-E et de S-300P. Même si Damas peut sembler avoir du mal à honorer financièrement de telles commandes d’armements, Israël prend ce réarmement syrien très au sérieux argumentant qu’une partie du matériel pourrait très vite se retrouver entre les mains du Hezbollah, à quelques miles du territoire hébreux. Et la présence de missiles antichars russes Metis-M et Kornet (dont les équipages de chars israéliens Merkava semblent avoir encore un souvenir ému) dans l’arsenal du Hezbollah à l’été 2006 n’a fait que conforter les craintes du haut-commandement de Tsahal.
De surcroît, deux stations ELINT de surveillance électronique, construites avec l’aide des Russes en Syrie, sont sur le point d’être opérationnelles. Stations d’écoute et d’espionnage principalement tournées vers le Liban, Israël et l’Irak occupé. Déjà, le 6 septembre dernier, une opération de la force aérienne israélienne sur le territoire syrien avait fait l’objet de multiples spéculations et, entre autres, la possibilité que Tel-Aviv ait tenté de tester le dispositif de défense sol-air syrien et les moyens de détection de Damas en prévision d’opérations à venir.
Ces événements interviennent aussi au moment où Téhéran semble de plus en plus impliqué dans les difficultés croissantes que rencontrent les Etats-Unis et leurs alliés en Irak face aux milices chiites de Moktada El-Sadr, alors qu’il y a quelques mois le Pentagone annonçait fièrement en avoir fini avec la dissidence armée des Chiites. Une situation à ce point critique que certains observateurs avertis évoquent déjà une guerre américano-iranienne de type asymétrique.
Un type de conflit de nouvelle génération qui pourrait bien se développer dans les prochaines semaines au cœur même de la capitale libanaise.
R. M.
10:18 Publié dans Géostratégie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : liban, israel, politique, marine le pen, identité, syrie
07 mai 2008
Ambiance patriotique à Moscou à la veille du défilé du 9 mai

Alors que les cérémonies de passassions de pouvoirs entre Vladimir Poutine et le nouveau président de la Fédération de Russie, Dimitri Medvedev, viennent de s’achever en grandes pompes, la Russie connaît un fort élan patriotique et nationaliste avec les préparatifs du défilé du 9 mai, destiné à célébrer la grandeur retrouvée de l’armée. Cette grande parade affichera ostensiblement les matériels les plus modernes et les plus performants comme les fameux missiles stratégiques Topol-M, chars lourds T-90, batteries sol-air S-300, sol-sol BM-30 Smerch, automoteurs d’artillerie 2S19M1 de 152 mm et autres blindés comme des BMP-3, des Tunguska, Tor-M1 et autres SA-11 Buk, drapeaux tricolores russes aux aigles bicéphales et étendards à croix de Saint-André flottant au vent. Le 9 mai au matin, la puissance militaire russe fera officiellement son retour au cœur de Moscou après 18 ans d’absence.
Cela va « démontrer notre potentiel croissant en matière de défense », a lancé hier le président sortant Vladimir Poutine, donnant le ton. « Nous ne menaçons personne et ne nous apprêtons pas à le faire, nous n’imposons rien à personne », a-t-il toutefois ajouté alors que Tbilissi, satellite occidental et miné par les réseaux mondialistes, accuse Moscou de préparer une « agression militaire » après le déploiement de 1 000 soldats supplémentaires de la force de paix russe en Abkhazie.


Une Russie, unie, forte et patriotique
Depuis son arrivée au pouvoir en 1999, Vladimir Poutine, lui même ex-officier, n’a eu de cesse de restaurer le statut de grande puissance de la Russie , après le traumatisme de la chute de l’URSS, et de redonner à l’armée russe sa fierté. La Russie , qui traversait une période troublée lorsque la démission surprise de Boris Eltsine, a propulsé Poutine au pouvoir, le 31 décembre 1999. L'économie était en crise, la Serbie venait de subir une agression occidentale totalement injustifiée sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale et le Caucase était en proie au terrorisme séparatiste tchétchène.
Huit ans plus tard, les électeurs s'estiment redevables à Poutine de la transformation du pays et le président, appelé à prendre la tête du gouvernement dès son départ du Kremlin, jouit d'un taux de popularité sans précédent de quelque 70%.
La Tchétchénie a été en grande partie pacifiée et les principaux chefs terroristes ont été tués, même si une insurrection islamiste de moindre ampleur continue d'être une relative source d'instabilité dans la région.
L'économie, stimulée par le cours élevé du pétrole et du gaz et par les réformes de marché lancées par Poutine dès son arrivée au pouvoir, croît sur un rythme annuel de 7%. Une audacieuse politique nataliste a été lancée par le Kremlin ; et la jeunesse russe affiche ouvertement et fièrement son patriotisme à la face du monde, comme l’on révélées les multiples manifestations en ce sens il y a quelques mois lors des élections présidentielles russes, devant un parterre de journalistes occidentaux dépités.
Les grandes entreprises russes font leur entrée sur les marchés occidentaux, comme le sidérurgiste Severstal qui a des participations dans des aciéries américaines, et la compagnie pétrolière LUKOIL, qui dispose d'un réseau de 2 000 stations-service aux Etats-Unis et projette d'acheter des raffineries dans ce pays.

Des blindés place du Kremlin
Côté « communication », les reportages abondent sur les grands exercices militaires et chaque nouveau tir de missile de dernière génération. Les bombardiers stratégiques ont aussi repris leurs vols, interrompus depuis la fin de la Guerre froide, le tout relayé par une habile rhétorique officielle. De nouveaux projets sortent des cartons des industries de guerre ; l’armée russe se modernise, se renforce, retrouve progressivement sa puissance d’autrefois.
Vendredi, la Russie , qui dénonce les projets d’expansion de l’OTAN à ses frontières, entend montrer à l’Ouest, dans la grande tradition des parades soviétiques et tsaristes, qu’elle ne s’en laisse pas impressionner.

« On peut voir ce défilé comme un signe de la renaissance de notre armée, de sa puissance, et comme un signal à nos partenaires de l’OTAN », commentait hier le quotidien pro-Kremlin Izvestia en une. Depuis quelques jours, les journaux télévisés sont inondés d’images de blindés et autres engins militaires descendant les grandes artères de Moscou et de chasseurs bombardiers Mig-29 et Su-27 survolant la capitale, accompagnés de bombardiers stratégiques Tu-22M, 95 et 160, lors d’innombrables répétitions du défilé.
Lundi, des milliers de soldats en uniforme, des dizaines de blindés et, clou du spectacle, quatre lanceurs de missiles Topol-M (SS-27 en code OTAN), fer de lance de la force stratégique russe, ont déferlé sur la place Rouge pour une grande répétition générale. À 10h00 sonnantes au carillon du Kremlin, le cérémonial a démarré avec la revue des troupes, soigneusement alignées, par le ministre de la Défense Anatoli Serdioukov. Les seuls grands absents étaient le président sortant Vladimir Poutine et son successeur Dimitri Medvedev, qui prendront tous deux place vendredi dans la tribune officielle, aux couleurs nationales, dressée devant le mausolée de Lénine (dont la momie doit se retourner dans sa bulle...!).

Le nouveau président, qui aura été investi deux jours plus tôt, va ainsi d’office associer son nom à la rhétorique militariste ambiante.
Au même moment, la situation en Abkhazie où la Russie vient d’augmenter son contingent de 1 000 hommes à 3 000 hommes, en accusant Tbilissi de préparer une opération militaire, suscite des inquiétudes croissantes. Washington entend utiliser son pion Géorgien pour multiplier les provocations dangereuses. Ce renouveau historique de la Sainte-Russie motive des jalousies attisées par des appétits revanchards du côté des occidentaux englués en Irak, en Afghanistan et incapables de proposer une alternative viable, un modèle de société cohérent et décent, à l’ensemble des peuples européens qui se sont débarrassés du communisme étatique à la fin du XXe siècle.
Quelques vidéos amateurs filmées lundi dernier, ici :
http://smotri.com/video/view/?id=v40148706a1
Pour suivre en direct, vendredi matin, à 07h00 heure de Paris, le défilé de Moscou :
http://wwitv.com/portal.htm?http://wwitv.com/television/i...
08:31 Publié dans Géostratégie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, politique, russie, moscou, marine le pen
05 mai 2008
Tchétchénie : le renseignement occidental soutenait les séparatistes islamistes

RIA Novosti - Les services secrets occidentaux ont mis au point dans les années 1990 un plan visant à rendre effective l'indépendance de la Tchétchénie vis-à-vis de la Russie , affirme un documentaire intitulé « Plan Caucase » qui sera diffusé mardi soir sur la chaîne publique russe Pervi Kanal.
Selon un communiqué publié par la chaîne, la France imprimait des passeports d'Itchkérie (le nom donné à la république par les séparatistes), et des armements étaient acheminés vers la république à travers la Géorgie dans le cadre de cette opération.
Le citoyen turc d'origine tchétchène Aboubakar, connu depuis 40 ans sous le pseudonyme de Berkan Iachar, à la suite d'un contrat signé avec la CIA , raconte l'organisation dans les années 1990 d'une plateforme politique visant à obtenir la sécession de la république russe.
Selon lui, ce projet était financé par plusieurs Etats. Les passeports destinés à la République d'Itchkérie étaient imprimés par la France , la monnaie était fondue en Allemagne.
« Dans les années 1990, Aboubakar devient en quelque sorte l'éminence grise à travers laquelle on réalise les transactions financières plus ou moins juteuses destinées aux combattants du Caucase du Nord », affirment les réalisateurs du documentaire.
Selon eux, une des affaires les plus secrètes remonte au temps du leader séparatiste Djokhar Doudaïev dans les années 1990. M. Iachar participe alors à la mise au point d'un plan visant à acheminer illégalement des pierres précieuses à l'aéroport de Grozny.
« Le bénéfice dégagé servait à acheter des armes. Il ne s'agissait pas de sommes très importantes, entre 10 et 20 millions de dollars à chaque convoi », a confié Aboubakar, selon lequel cette filière n'a été découverte que plusieurs années plus tard.
« Ce ne sont que quelques exemples du soutien fourni par les services secrets étrangers à la sécession de la Tchétchénie », affirme le documentaire.
11:42 Publié dans Géostratégie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, europe, russie, tchétchénie, islam, marine le pen
17 avril 2008
Selon Téhéran, l'Armée iranienne est autosuffisante

RIA-Novosti - L'Iran n'a plus besoin d'importer du matériel de guerre, a déclaré jeudi le ministre iranien de la Défense Mostafa Mohammad Najjar.
« Le pays n'a plus besoin de ravitailler son armée en équipements et armements importés », a-t-il annoncé lors de la parade militaire organisée à l'occasion de la journée de l'armée.
Il a affirmé qu'au cours de l'année 2008 les spécialistes militaires iraniens seraient capables de présenter leurs propres acquis et développements dans le domaine des armements. De plus, il a démenti les assertions américaines et israéliennes sur l'intention de Téhéran de créer l'arme atomique, en ajoutant qu'il s'agit d'un programme nucléaire civil.
« L'armée et le ministère iranien de la Défense prônent exclusivement le développement d'armements conventionnels défensifs », a-t-il souligné.
17:15 Publié dans Géostratégie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : iran, politique, usa, israel, irak, marine le pen, identité
12 avril 2008
Irak : de mieux en mieux la méthode Bush pour pacifier le Moyen-Orient !

Avec l’AFP - Les affrontements entre forces d’occupation américaines, supplétifs irakiens et milices chiites ne cessent pas dans les faubourgs de Bagdad depuis un mois. Ces durs combats, d’une rare intensité, ont fait de nombreux morts et blessés dans les rangs de l’occupant.
Au moins 13 Irakiens ont été tués dans les affrontements qui durent depuis vendredi soir entre les partisans armés du courant Sadr et l'armée américaine, indiquent les sources d'informations. Vendredi soir d'intenses combats avaient repris Sadr City, bouclé et encerclé par l'armée américaine dont les hélicoptères survolaient la région. Des snipers américains ont pris place sur les toits des bâtiments empêchant ainsi les habitants de sortir de chez eux. Les affrontements, qui ont duré toute la nuit, ont cessé samedi à l'aube dans cette immense banlieue de l'est de Bagdad. Depuis le 6 avril, plus de 100 personnes y ont péri, la plupart par des snipers et des frappes aériennes menées par des hélicoptères Apache et des drones de l'armée américaine. Les derniers affrontements avaient éclaté vendredi soir après l'assassinat de Riyad Al-Nouri, un chef du mouvement Sadr dans la ville sainte de Nadjaf, au sud de Bagdad. Le mouvement Sadr accuse les forces d'occupation d'être derrières cet assassinat. La vie est perturbée à Sadr City encerclée par les troupes américaines depuis une vingtaine de jours, en raison notamment des coupures d'électricité et de manque de produits de 1ère nécessité. Les militaires américains interdisent l'accès de la ville aux ambulances et aux équipes médicales pour évacuer les blessés et les malades. Selon les responsables municipaux de Sadr City une crise humanitaire menace ce faubourg de Bagdad.

16:40 Publié dans Géostratégie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : irak, usa, bush, politique, marine le pen, identité, guerre
09 avril 2008
Poutine : l'Ukraine ne survivrait pas à l'adhésion à l'OTAN

RIA Novosti - Le discours prononcé par le président russe lors de la réunion à huis clos du conseil Russie-OTAN a fait sensation au sommet de Bucarest, lit-on lundi dans les colonnes du Kommersant.
Selon les données du quotidien, Vladimir Poutine a déclaré à ses collègues que Moscou considérait le rapprochement de l'OTAN des frontières russes comme une menace réelle pour les intérêts de l'Etat et a promis de prendre les mesures qui s'imposent en réponse à ce processus.
« Le président russe a évoqué la Géorgie très calmement, pour ainsi dire en passant, a fait savoir une source du quotidien dans la délégation d'un des pays de l'OTAN. En parlant de l'Ukraine, en revanche, Vladimir Poutine a fulminé ». S'adressant à son homologue américain, le président russe a déclaré que l'Ukraine n'était même pas un Etat, qu'une partie de son territoire appartenait à l'Europe de l'Est et que l'autre, considérable, lui avait été offerte par la Russie.
Comme l'affirme la source, Vladimir Poutine « a laissé entendre de façon très claire que, si l'Ukraine était tout de même admise à l'OTAN, cet Etat cesserait tout simplement d'exister. Il a, de fait, menacé la Crimée et l'Est de l'Ukraine d'annexion par la Russie ».
De nombreux politologues proches du Kremlin et autres experts ont déclaré dès samedi dernier sur les chaînes de télévision russes que l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN risquait d'entraîner la désintégration du pays et que, pour cette raison, l'Ukraine n'adhérerait jamais à l'OTAN. L'allusion faite par le président Vladimir Poutine à Bucarest est donc rapidement arrivée à l'oreille des Russes.
De nombreux experts se déclarent certains que les atermoiements dans l'octroi du Plan d'action pour l'adhésion à l'OTAN (MAP) à l'Ukraine s'expliquent en premier lieu par la nécessité d'obtenir, précisément au sommet de Bucarest, le concours de la Russie pour faire parvenir des cargaisons de l'OTAN en Afghanistan.
« La victoire sur les taliban et l'aboutissement logique de l'opération en Afghanistan sont très importants pour George W. Bush. Mais ce problème doit être réglé dès cet automne, avant l'élection présidentielle aux Etats-Unis, estime Andreï Serenko, expert du Centre russe d'étude de l'Afghanistan contemporain. Lorsque les talibans seront écrasés, la Russie perdra son atout principal dans le marchandage avec l'OTAN, et l'Alliance n'aura plus de raisons substantielles, à la rencontre de décembre des ministres des Affaires étrangères de l'organisation, de refuser le MAP à l'Ukraine ».
19:55 Publié dans Géostratégie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : otan, europe, ukraine, russie, identité, politique, marine le pen
06 avril 2008
Petite soirée dans "l'Irak pacifié et démocratique" de G.W.Bush
08:30 Publié dans Géostratégie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : irak, usa, iran, bush, guerre, politique, marine le pen
05 avril 2008
OTAN : Bucarest, ou le désordre

Source : dedefensa.org
Nous nous contenterons d’observer les résultats du sommet de Bucarest vu de loin, de la « vieille Europe », sur les faits dépouillés plus qu’à partir d’analyses de ces faits, et notamment sans spéculations excessives selon les lignes habituelles des commentaires. Ces spéculations sont en général alimentées par tous les artifices d’une communication officielle ou de tendance officielle qui pourrait être résumé par le constat que le sommet de Bucarest fut « le plus grand sommet de l’OTAN de tous les temps ».
(Ce sommet fut une réunion pharaonique. Combien ? 60 pays représentés entre membres, invités, copains, etc. ? Quelle importance, ce nombre ? Le style grand’messe est une tactique bureaucratique et de communication éprouvée de l’OTAN. Si vous voulez les dernières nouvelles à cet égard, vous n’avez qu’à lire le très long « fact sheet » roumain de septembre 2007, qui est toujours d'actualité, qui nous décrivait déjà ce « plus grand sommet de l’OTAN de tous les temps ». Point final pour cet aspect des choses.)
Quel contenu, ce sommet ? Lisez le communiqué du 3 avril, si vous avez le week-end libre. Au poids, il est imbattable. Grâce à nos puissantes machines, nous avons décompté, titre compris, 44.241 signes, ce qui est l’équivalent d’à peu près trente de nos bonnes vieilles pages dactylographiées, – disons, autour des trois premiers chapitres d’un livre normal. La chose, dans sa globalité, ne vaut pas plus de considération que cette sorte de statistique. Ce document reflète en réalité l’immense désordre qu’est devenue l’organisation du monde dont l’OTAN est un pilier, et le monstre bureaucratique proche d’être incontrôlable qu’est l’OTAN. Qu’on puisse glisser, comme d’autres vont faire leurs courses le dimanche matin, des considérations telles que celle que nous signalions hier sur l’étude dans le cadre de l’OTAN et pour l’usage de l’OTAN d’une « architecture globale » d’un réseau anti-missiles est, bien plus que l’annonce d’un complot, le signe de ce désordre.
Sur la signification politique, voici une tentative typiquement britannique, anti-russe, conservatrice sinon néo-conservatrice, venue du Times de Londres du 3 avril, sous la plume de Bronwen Maddox. Vous trouvez dans ce texte à boire et à manger mais le goût reste plutôt saumâtre pour cette opinion exprimée dans les bornes de la bienséance otanienne, c’est-à-dire atlantiste à tout crin. Il s'agit donc d'une tentative avisée et bien agencée de présenter le sommet de la façon la plus favorable possible à l'OTAN et aux USA, – et, la chose étant considérée de la sorte, le résultat n'est pas triste et nous fait deviner par contraste la froideur de la réalité.
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20:22 Publié dans Géostratégie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : otan, usa, europe, sarkozy, bush, guerre, identité
04 avril 2008
Le Front National refuse que la France se soumette à l’OTAN

La France , l’OTAN et l’Europe de la défense
Communiqué de Jean-Marie Le Pen
Nicolas Sarkozy annonce que la France va réintégrer le commandement militaire de l’OTAN, à condition que progresse l’Europe de la défense.
Nous sommes opposés à cette décision comme à sa condition.
L’intérêt de la France ne réside ni dans l’intégration complète à l’OTAN ni dans l’Europe de la défense. Ni dans une « alliance » qui est un alignement sur les Etats-Unis d’Amérique et leur géopolitique devenue folle, ni dans une défense européenne, qui achèverait de détruire ce qui peut encore rester de souveraineté nationale, et qui serait elle-même à la solde de l’OTAN.
La France au risque de l’OTAN
Communiqué de Bruno GOLLNISCH
En décidant unilatéralement du retour de la France dans les structures militaires intégrées de l’OTAN avant la fin de l’année 2008, le Président de la République efface la politique d’indépendance militaire décidée par le général De Gaulle il y a plus de quarante ans.
Cette décision est motivée notamment par le fait que l’Alliance atlantique a, en son temps, « protégé les Nations occidentales de l’hégémonie soviétique ».
Il aura peut être échappé à Nicolas Sarkozy que les temps ont changé et que les menaces qui pèsent sur la France sont désormais plus liées au terrorisme, comme l’Espagne et la Grande-Bretagne , membres de l’OTAN et supplétifs de l’armée américaine dans l’occupation illégitime de l’Irak, ont pu le subir en 2004 et 2005.
La réintégration à l’OTAN ne signifie donc pas pour la France une amélioration de sa sécurité, mais au contraire, elle fait de notre pays une cible privilégiée du terrorisme international.
14:07 Publié dans Géostratégie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : europe, france, otan, politique, identité, jean-marie le pen, marine le pen
Les extrémistes pan-albanais menacent de nouveau la paix civile en Macédoine

Source : Info Grèce et UdP
Cela faisait des mois que cela couvait. Les extrémistes pan-albanais, vraisemblablement poussés par des réseaux islamistes qui ont fleuris depuis les bombardements de l’OTAN contre la Serbie en 1999, tentent de s’imposer dans le paysage politique macédonien, par la force.
Depuis janvier dernier, déjà, le port du voile est dorénavant autorisé sur les passeports macédoniens, à condition de ne pas cacher le visage. Le 31 décembre 2007, le ministère de l’Intérieur avait assoupli les normes régulant la réalisation des photos d’identité. Jusqu’ici, l’usage du voile n’était autorisé que dans des circonstances particulières. Le nouveau Règlement, entré en vigueur le 9 janvier, dispense les citoyens de fournir une attestation de leur appartenance à une communauté religieuse pour justifier leur choix d’apparaître voilés sur leurs documents d’identité. Il leur suffira de stipuler que leur choix se fonde sur leurs convictions religieuses. Un document basé sur le modèle allemand sera fourni aux employés du ministère afin de déterminer les photos acceptables ou non.
Depuis les Accords d’Ohrid de 2001, mettant provisoirement fin aux exactions armées des groupes pan-albanais de l’UCK-M, la Macédoine occidentale s’albanise et s’islamise très sérieusement sous la force d’une épuration ethnique slavophobe larvée. Ce sont l’OTAN et l’Union européenne qui ont imposés des normes communautaristes et ethniques à cette ancienne république de la Fédération yougoslave. En échange, Skopije peut jouir d’une paix civile très relative, à condition bien entendu de fermer les yeux sur les trafic de la mafia albanaise dont certaines routes en provenance de Turquie et en direction de l’Union européenne passent par la Macédoine. Mais cette islamo-albanisation forcée de plus d’un tiers du territoire macédonien connaît aujourd’hui des remous.
Affrontements interethniques dans les écoles
Plusieurs rixes ont récemment éclaté entre des élèves macédoniens et albanais de deux lycées de Struga se partageant les mêmes bâtiments. Les établissements ont pris des mesures draconiennes : policiers et vigiles patrouillent dans les couloirs et dans la cour. Certains partis albanais demandent l’introduction d’une rotation horaire sur base ethnique. Depuis plusieurs semaines, un conflit oppose à Struga les élèves macédoniens du lycée Niko Nestor et les élèves albanais du lycée Ibrahim Temo, qui partagent les mêmes locaux. Les confrontations physiques se sont transformées en affrontements sur Internet, via les cybercafés de cette ville du sud-ouest macédonien.
En février, plusieurs élèves ont été blessés dans des bagarres entre Macédoniens et Albanais. Depuis, les habitants de Struga craignent de voir se développer une division ethnique.
« Les bagarres ne cesseront que si l’on nous sépare en deux groupes ethniques distincts. Dans le cas contraire, nous nous mettrons en grève », souffle une étudiante macédonienne, visiblement mal à l’aise. Si les élèves albanais rejettent la responsabilité des affrontements sur les Macédoniens de souche (nous sommes ici en Macédoine serbe), la plupart d’entre eux s’opposent à une séparation ethnique. « Nous pouvons apprendre les uns des autres. Si les Américains peuvent tirer profit de toutes les nations et de tous les peuples, nous le pouvons aussi », affirme un élève albanais.
Personne n’accepte d’expliquer exactement comment a commencé le conflit, dans cette cour de lycée fréquentée par trois mille étudiants. Les Albanais disent s’être révoltés à cause d’un clip vidéo dans lequel ils ont reconnu un étudiant macédonien en train de brûler le drapeau albanais. De leur côté, les Macédoniens affirment avoir réagi aux provocations des étudiants albanais qui ont célébré la déclaration d’indépendance du Kosovo en déployant des drapeaux dans la cour.
Glissement vers une généralisation de la violence
« On assiste à des provocations qui peuvent facilement verser dans l’intolérance et se transformer en comportements agressifs entre les étudiants - individuellement et en groupe », observe Mirjana Dokoska, la directrice du lycée Niko Nestor. Elle n’en dira pas plus.
Le lycée Ibrahim Temo rejette l’hypothèse d’une rotation horaire sur base ethnique. « Nous n’avons pas les moyens techniques de séparer les étudiants. Si nous les avions, nous le ferions immédiatement », lâche Musa Musai, le directeur du lycée. Selon lui, c’est aux parents et aux enseignants qu’il revient d’empêcher les rixes.
Demirqan Rexhepi, le président albanais du comité étudiant du lycée Ibrahim Temo, affirme que les parents et les enseignants s’opposent dans leur majorité à une séparation des étudiants, parce que cela mènerait à un apartheid. A ses yeux, la meilleure solution serait que l’un des lycées puisse s’installer dans de nouveaux bâtiments.
« On en vient toujours à la violence quand la politique prend les rênes », poursuit-il. Il affirme également que les élèves appartenant à des partis politiques sont impliqués dans les bagarres.
Selon le maire albanais de Struga, Ramiz Merko, la municipalité a déposé une requête auprès du gouvernement pour que cinq nouveaux complexes scolaires soient construits. Cela permettrait selon lui de séparer les élèves. A ses yeux, les rixes entres élèves reflètent la tension présente dans le pays. Il ajoute néanmoins que la mairie fera tout ce qu’elle pourra pour empêcher l’intolérance ethnique.
Du côté des parents d’élèves, la tendance semble être au refus d’une division. Comme certains officiels le soulignent, Struga est officiellement connue comme un lieu paisible où les différentes communautés vivent ensemble depuis des siècles. Pourtant, tout au long du XXe siècle, des extrémistes pan-albanais se sont particulièrement montrés féroces à l’encontre des Slaves orthodoxes, des juifs et mêmes des Turcophones à chaque fois que l’occasion se présentait : lors des guerres balkaniques de 1912-1913, en 1915 lors du retrait de l’Armée serbe, et surtout de juin 1941 à octobre 1944 dans le cadre de la Grande Albanie alliée de l’Axe (la région de Struga-Ljuboten avait fourni à elle seule un quart des effectifs de la Division albanaise de Waffen-SS "Skanderbeg").
Du côté du parti pan-albanais PDSh, issu des réseaux mafieux de l’UCK-M (branche macédonienne de l’UCK), on ne désespère pas de profiter de ces tensions pour exiger encore d’autres avancées en ce qui concerne l’albanisation de la Macédoine. Dans le cas contraire, ce serait la guerre. Les bandes armées de l’UCK-M n’ayant jamais été désarmées sérieusement (contrairement aux dires de l’OTAN), elles pourraient de surcroît jouir d’une sérieuse base arrière au Kosovo « indépendant », base protégée par l’ONU, l’OTAN et l’Union européenne.
12:22 Publié dans Géostratégie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kosovo, serbie, macédoine, europe, politique, marine le pen, identité


