02 avril 2008

L’avis de Jean-Marie Le Pen à propos de la banderole du PSG

 

En se propageant jusqu’au gouvernement et jusqu’à Matignon et à l’Elysée, l’affaire de la banderole du PSG a atteint les sommets du ridicule et de l’hypocrisie politico-médiatique.

Cette banderole est assurément du plus mauvais goût, mais on voit nombre de pancartes, et on entend nombre de couplets, du même genre, dans les stades de football, tout au long de l’année. Faire semblant de le découvrir est grotesque.

Mais il y a pire encore : quand le MRAP stigmatise un « message xénophobe ».

On ne peut pas insulter les gens du Nord de façon plus odieuse qu’en les traitant ainsi d’étrangers, quand on sait ce que ces patriotes ont souffert pendant les guerres qui ont dévasté leur territoire.

Et nous y ajoutons : Otes tin capio, vl’a un Ch’timi !

23 mars 2008

La symbolique politique du Loup

 

par Karlheinz Weissmann – voxnr.com

Ces jours-ci, on conteste l’authenticité de la découverte récente, à Rome, d’une grotte où, prétend-on, l’on honorait les fondateurs de l’Urbs, Romulus et Remus. C’est un coup supplémentaire pour la Ville porteuse de tant de mythes, après que l’on ait nié l’authenticité de la Louve Capitoline , qui n’aurait pas d’origines dans l’Antiquité mais n’aurait été inventée qu’au cours de notre moyen âge. Quoi qu’il en soit, les enfants légendaires de la Louve sont tels qu’on les a toujours imaginés : paisibles sous le ventre du fauve, s’abreuvant à ses tétons.

Le choix de la Louve , comme mère de substitution, n’est nullement dû au hasard et s’explique en référence au père des jumeaux : Mars, le Dieu de la Guerre , qui se manifestait accompagné du Loup, emblème de son être intime, relevant de la même nature que l’animal totémique. Les Romains ont su exploiter ce lien Mars/Loup et utiliser le symbole du Loup dans leurs armées et sous de multiples variantes. Aux temps auroraux de la Ville , le Loup était l’emblème des légions et, jusqu’à l’ère impériale, les légions alignaient une partie de leurs effectifs, les vélites, légèrement armés, vêtus de peaux de loup et arborant des crânes de l’animal. Bon nombre de porte-drapeaux portaient également des peaux de loup. On peut aisément supposer qu’aux temps de Rome demeurait une réminiscence des très anciennes « compagnies du Loup », depuis longtemps oubliées, même au moment où Rome est sortie des ténèbres de la proto-histoire pour émerger dans la lumière des temps connus. Leur simple présence dans l’héritage romain rappelle l’existence de compagnies ou communautés similaires chez d’autres peuples indo-européens.

L’historien Georg Scheibelreiter nous signale, dans son œuvre, qu’aucun autre nom d’animal n’est aussi fréquent dans les noms ou prénoms personnels que celui du loup : du védique « vrka-deva », signifiant probablement « Dieu-Loup », en passant par le grec « Lykophron » (« Conseil de Loup ») ou le celtique « Cunobellinus » (« Chien ou Loup de Belenos »), jusqu’aux prénoms germaniques Wolf, Wulf, Wolfgang, Wolfram, Wolfhart. Lorsque l’on donnait un nom à un enfant, il n’y avait pas que la sympathie individuelle que l’on éprouvait à l’endroit de l’animal qui jouait, mais aussi le souhait de conférer à l’enfant ses qualités. Principalement, toutefois, jouaient des représentations religieuses, où l’on pensait obtenir une métamorphose rituelle en l’être vivant choisi pour le nom/prénom.

Jusqu’aux temps modernes, on a appelé « Werwolf » (loup-garou), les hommes qui avaient la capacité de se muer en loups ou étaient contraints de le faire. Ce mythème s’enracine vraisemblablement dans l’apparition d’individualités ou de communautés entrant en transe, vêtues de peaux, pour se transformer en bêtes échevelées. Les cultures préchrétiennes s’étaient déjà distanciées de tels phénomènes, même si les Romains avec Mars, ou les Grecs avec Zeus et Apollon honoraient des dieux accompagnés de loups. L’attitude dominante était un mélange de vénération et d’effroi, où ce dernier sentiment finissait toutefois par dominer : un loup, nommé Freki, suivait également le dieu germanique Wotan/Odin, mais les Germains croyaient aussi qu’au crépuscule des dieux, Odin lui-même allait être avalé par le loup Fenrir, aux dimensions monstrueuses. Dans l’Edda, l’Age du Loup correspond à l’Age sombre qui précède le Ragnarök.

 


Tous ces faits mythologiques expliquent pourquoi le loup, après la christianisation, ait perdu toute signification symbolique positive. Il était non seulement un indice de paganisme mais aussi et surtout la manifestation du mal en soi. Cette vision du loup s’est perpétuée dans nos contes. Le loup disparaît également des emblèmes guerriers de l’Europe ou n’y fait plus que de très rares apparitions.

En dehors de l’aire chrétienne, le loup n’a pas subi cet ostracisme. Il m’apparaît important de relever ici la vénération traditionnelle du loup chez les peuples de la steppe. Après l’effondrement de l’Union Soviétique, Tchétchènes et Gagaouzes se sont donné des drapeaux où figure le loup. Les Gagaouzes appartiennent à la grande famille des peuples turcs, qui ont, depuis des temps immémoriaux, considéré le loup comme leur totem. En Turquie, les Loups Gris, formation nationaliste, ont évidemment le loup comme symbole et saluent en imitant une tête de loup avec les cinq doigts de la main. Les Loups Gris professent l’idéologie pantouranienne qui entend rassembler tous les peuples turcs au sein d’un Empire uni.

Officiellement, l’organisation des Loups Gris a été interdite et dissoute en 1980, ce qui n’a diminué en rien la charge affective et l’attractivité du symbole du loup. Cette fascination pour le loup concerne également les Turcs émigrés en Europe, où personne n’est capable d’interpréter correctement cette symbolique. En Allemagne, personne ne comprend le sens réel de la chanson « Wolfszug » (= « Cortège du Loup ») du rappeur Siki Pa, frère de Muhabbet, qui a attiré récemment toutes les attentions sur lui :

« Fürchtet um euer Hab’ und Gut
Werdet brennen im Feuer…
Pakt der Wölfe zieht mit dem Wolfszug
Blutiger Horizont, der Tod friedlich ruht“.

(„ Craignez pour vos avoirs, pour vos biens,
Vous brûlerez dans le feu…
La meute de loups s’engage dans le cortège du Loup,
L’horizon est de sang et la mort repose en paix »).

15 janvier 2008

Saint-Cyr en pleine lepénisation... ?

 

 

Etranges similitudes entre le logo de la prestigieuse école militaire de Saint-Cyr et celui du nom moins prestigieux Front national. Y aurait-il lépenisation en cours dans les rangs saint-cyriens… ? On peut toujours rêver !

 

 

10 décembre 2007

Pour nous, la plus jolie c’est Miss Russie !

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03 octobre 2007

Serbie : Interdiction de manifester pour une poignée d’agités nationalistes

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Sur pression du Congrès juif mondial, d’ONG occidentales ouvertement mondialistes et de partis minoritaires stipendiés par l’Union européenne et des fonds privés, la police serbe a interdit mercredi la « Marche pour l'unité serbe » qui devait avoir lieu le 7 octobre, à Novi Sad, dans le nord du pays (Voïvodine), sous la houlette du Nacionalni Stroj (Alignement national). Cette manifestation, si l’on en croit l’arrêté d’interdit, aurait menacé « la morale et la sécurité publique » (sic !). Formé pour l’essentiel d’éléments très jeunes à l’aspect vestimentaire mytho-folklorique et de hooligans locaux, le Nacionalni Stroj est une petite organisation indépendante totalement marginalisée sur l’échiquier politique de Serbie. Amateurs de beuveries, concerts de rock anticommuniste et autres rixes de trottoir, plus que de politique stricto sensu, les membres de NS ne représenteraient tout au plus qu’une grosse centaine d’individus. Il leur est parfois arrivé de molester quelques bobos d’Otpor (mouvement de jeunesse pro-occidental, financé par des fonds occultes et encadré par des agents nord-américains), ou de barbouiller les murs de petites communes de Voïvodine d’insultes en tout genre à l’endroit de minorités ethniques ou autres.

En novembre 2005, le NS a attaqué un colloque antifasciste, à la Faculté de philosophie de Novi Sad, colloque financé par la Soros Foundation et organisé par tout ce qui compte comme organisations gauchistes en Serbie. Une vingtaine de membres de l’organisation ont fait irruption mercredi 9 novembre au soir dans cette réunion intitulée « Menace fasciste », mise sur pied à l’occasion de la « Journée mondiale de la lutte contre le fascisme ». Des jeunes hommes aux cheveux courts et en vestes noires ont giflé plusieurs personnes présentes en menaçant les organisateurs, et tout particulièrement le chef du Département de philosophie Milenko Perovic, un ex-communiste reconverti dans le social-libéralisme de bon aloi. En le traitant de « cochon », les perturbateurs ont promis au professeur « qu’ils l’attendront quelque part dans la nuit » avant de scander : « La Serbie aux Serbes ! » Les tracts jetés dans le public traitaient les participants et les visiteurs du colloque d’« attardés », qui devraient « se cacher dans des trous à souris ». Les agresseurs sont partis après une dizaine de minutes, non sans avoir distribué quelques taloches. La police est intervenue à la Faculté de philosophie après leur départ. Selon la presse de tels incidents se sont multipliés dans la capitale de la Voïvodine depuis.

Même si parfois il arrive que certains de leurs adversaires déclarés souillent leurs sous-vêtements, en tout état de cause, les membres du NS ne représentent aucun danger pour le pouvoir en place.

Si Tito est mort depuis un quart de siècle, ses principes répressifs bolcheviques restent bien ancrés dans certains esprits… « libéraux » !

16 septembre 2007

Sarko au pays des Magyars

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Le chef de l'Etat français Nicolas Sarközy, président « à moitié magyar » (note UdP : les authentiques Magyars apprécieront !), comme il l'a lui-même souligné, a soigné vendredi les liens entre Paris et Budapest, à quelques mois de la présidence française de l'Union européenne, lors d'une visite en Hongrie empreinte d'émotion pour ce fils de réfugié soi-disant « politique ». Nicolas Sarközy, dont le père Pal, né à Budapest, a immigré en France en 1948 à l’âge de 20 ans, n’aime guère s’épancher sur son passé familial. Il ne parle pas le magyar, n’a aucun souvenir dans ce pays, où il ne compte plus qu’une grand-tante, et sait que son père a beaucoup romancé la saga des Sarközy de Nagybocsaï. Il ne s’est d’ailleurs pas rendu dans le village de ses aïeux d’Alattyan (où il est partout en photo sur les murs de la mairie). Lors d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre, le socialiste post-communiste Ferenc Gyurcsany, Sarközy n’avait pas lésiné pour évoquer, en prenant le ton d’une évidente complicité, le quotidien de ses lointains aïeux du temps béni de la Double Monarchie. Un peu comme une bonne farce que l’on aurait fait aux autochtones…

Un quotidien que les frères Tharaud, de l’Académie française, évoquaient déjà en ces termes en 1921 : « A part quelques Levantins, Grecs et Arméniens, et aussi quelques Autrichiens de Vienne qui tenaient le haut trafic et la banque, ces Allemands [de Thuringe, de Franconie ou de Souabe, note UdP] ne rencontraient aucun concurrent sérieux (car de tout temps le Magyar s’est désintéressé du négoce) et leurs affaires prospéraient, lorsqu’apparut tout à coup dans la ville un personnage qui, certes, n’était pas un inconnu pour eux, mais que la vie avait jusqu’ici retenu dans les villages. […] Les uns venaient de Russie et de la Pologne où ils pullulent, les autres de l’Autriche où, avant la Révolution de 1848, ils n’avaient le droit ni de s’établir comme bon leur semblait, ni même, une fois établis quelque part, de fonder un foyer. Seul, dans une famille, l’aîné était autorisé à prendre femme ; quant aux autres enfants, ils n’avaient que le choix entre le célibat, contraire à leur loi religieuse, ou bien l’émigration dans une contrée plus libérale. Tout naturellement, un grand nombre d’entre eux se rendaient en Hongrie, où ils trouvaient un pays riche et un accueil débonnaire auquel ils n’étaient guère habitués ».

27 juillet 2007

Le vrai problème : la colonisation de l’Europe !

Communiqué de presse du Front National

Une nouvelle fois, Nicolas Sarkozy trompe ses électeurs en pratiquant les repentances dont il avait solennellement annoncé la fin lors de la campagne présidentielle.
Il s’agit en l’occurrence de la repentance pour la colonisation qualifiée de « grande faute », et pour l'esclavage qualifié de « crime contre l'humanité toute entière ».
L’esclavage fut universellement pratiqué mais c’est aussi grâce à la France que celui-ci a été aboli il y a plus d’un siècle et demi !
Quant à la colonisation, celle-ci a eu, comme toute aventure humaine, sa part d’ombres mais aussi sa part de bienfaits que beaucoup de peuples africains ou asiatiques regrettent amèrement.
C’est grâce aux explorateurs, aux pionniers, aux défricheurs, aux bâtisseurs, aux soldats, aux missionnaires, aux médecins coloniaux, aux administrateurs de l’Outre-mer, que les routes, les ponts, les chemins de fer, les ports, les hôpitaux, les dispensaires et les écoles ont été édifiés, que la lèpre ou le choléra, la fièvre jaune ou la variole et nombre de maladies tropicales ont été combattues voire éradiquées.
C’est ainsi grâce à la colonisation qu’en Afrique, l’alphabétisation s’est développée, que les guerres tribales ont cessé, que l’hygiène et l’éducation ont progressé.
Négliger cela, c’est faire injure à la vérité historique ; c’est tomber dans un tiers-mondisme primaire : c’est pratiquer une repentance subversive, par laquelle la dénonciation de la colonisation passée de l’Afrique par l’Europe, dont tous les bénéfices ont été laissés aux Africains, sert à justifier aujourd’hui la colonisation de l’Europe par l’Afrique, dont les bénéfices ne sont pas évidents, c’est le moins que l’on puisse dire.

21 juillet 2007

Immigration : une juge en colère

 

Propos recueillis par Élisabeth Lévy - © Le Point - N°1818

Marie Dumes est le pseudonyme d'une juge administrative. Elle a traité 2 000 dossiers de recours contre des arrêtés de reconduite à la frontière ou des refus de séjour, mettant en jeu le destin de 4 000 à 8 000 personnes. Cette femme dont le coeur balance plutôt à gauche tire la sonnette d'alarme contre des politiques incohérentes qui, de droite ou de gauche, découragent l'immigration de travail et favorisent l'immigration d'assistance.

Le Point : Quelle est la raison de votre engagement sur le dossier de l'immigration ? Et pourquoi mener un tel combat sous le couvert de l'anonymat ?

Marie Dumes : Je ne fais pas de politique. Je suis magistrate administrative, tenue d'appliquer la loi. Je souhaite, à titre individuel, exprimer un malaise en tant qu'agent de l'Etat de droit au service de l'intérêt général et citoyenne responsable, car cette loi est devenue illisible et discriminatoire. J'ai essayé de me faire entendre de nombreux politiques par la voie administrative et, récemment encore, du cabinet de Brice Hortefeux. Sans succès. J'ai donc choisi, en désespoir de cause, de témoigner dans la presse. Je le fais sous un nom de plume, pour respecter mon devoir de réserve. Mais je ne me cache pas et suis prête à débattre.

Brice Hortefeux a présenté un projet qui durcit les conditions du regroupement familial et prévoit que les candidats à l'immigration ou à la régularisation seront soumis à une évaluation de leurs connaissances de la langue et des valeurs de la République. Qu'en pensez-vous ?

Dans le cadre d'un parcours d'intégration, inciter les migrants à apprendre le français n'est pas une mauvaise idée. S'agissant des valeurs de la République, je ne suis pas certaine que leur apprentissage puisse relever de la réglementation. C'est notre affaire à tous. Surtout, cette réforme précipitée et partielle va susciter des tensions et de nouvelles inégalités, sans répondre à l'objectif affiché par le gouvernement de lutte contre l'immigration illégale. Le durcissement du regroupement familial ne fera que pénaliser quelques milliers de personnes qui ont respecté les règles. En effet, le regroupement familial s'applique aux conjoints et enfants mineurs d'étrangers en situation régulière, dès lors que ceux-ci disposent d'un logement et de ressources suffisantes. Mais il représente seulement 10 % des titres de séjour accordés pour des raisons familiales.

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18 juillet 2007

Puisque l’on vous dit que Sarkozy ne défendra jamais l’identité nationale

626e319051226b5fd658a6783b5c58bb.jpgSource : AFP

Le nouveau préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'azur (PACA) (donc nommé par Sarkozy, note UdP), Michel Sappin, a estimé mardi que les critiques contre le projet de grande mosquée défendu par la ville de Marseille avaient « des relents racistes », lors d'une rencontre avec la presse.

Le conseil municipal de Marseille a adopté lundi une délibération remaniée pour implanter une grande mosquée et améliorer les conditions d'exercice du culte musulman sur son territoire.

Un premier projet avait été annulé par le tribunal administratif saisi par le Mouvement national républicain (MNR) de Bruno Mégret, le Mouvement pour la France (MPF) et le Front national (FN). Le MNR a d'ores et déjà annoncé qu'il déposera un recours contre le nouveau projet.

« Il est scandaleux de ne pas vouloir accepter que les pratiquants d'un culte aussi important que le culte musulman puissent pratiquer dans des conditions de dignité », a insisté M. Sappin en réaffirmant sa solidarité avec le projet de grande mosquée défendu par le maire UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin.

« Il n'y a rien de honteux à ce que la collectivité s'engage à aider la communauté » pour la construction de cet édifice, a-t-il ajouté.

Selon la délibération adoptée lundi, la ville va consentir un bail emphytéotique de 50 ans à l'association La Mosquée de Marseille, moyennant un loyer annuel de 24 000 euros, pour une parcelle de 8 616 m2 dans le quartier Saint-Louis (15e arrondissement) qui a abrité des abattoirs avant de servir au stockage des décors de l'Opéra.

Marseille dont un quart de la population est musulmane - pratiquante ou non - compte 62 lieux de cultes d'une capacité d'environ 13 140 places, souvent insuffisante pour accueillir l'ensemble des fidèles.

D'autres villes de France comme Paris ou Strasbourg ont déjà leur « grande mosquée ».

Note UdP : décidément, la très républicaine laïcité ne pèse pas lourd face au clientélisme électoral communautaire… Et Sarko serait censé appliquer le programme de la droite nationale, sous prétexte que les électeurs du camp national ont voté pour lui ?

17 juillet 2007

Le sarkocommunautarisme en action

 

Source : AFP via Yahoo actualités

Le conseil municipal de Marseille a adopté lundi un projet remanié pour l’implantation d'une grande mosquée, un an après avoir avalisé une première mouture annulée entre-temps par le tribunal administratif.
Le MNR, qui avait saisi le tribunal administratif après le vote du premier projet en juillet 2006, a averti qu’il comptait à nouveau déposer un recours contre ce projet, jugeant que la loi de 1905 sur la laïcité n'était pas respectée.
Le sénateur-maire UMP Jean-Claude Gaudin a en revanche réaffirmé sa détermination à le mener à bien, se disant prêt à aller jusqu’en Conseil d’Etat.

« Dans cette ville, et tant que je serai le maire, tout le monde a droit à un lieu de culte significatif », avait-il déclaré la semaine dernière. « La communauté musulmane, forte de 200 000 personnes à Marseille, a droit à un lieu de culte significatif (...), c’est la dignité, le respect des valeurs de la République ».

Aux termes de la délibération adoptée lundi, la ville va consentir un bail emphytéotique de 50 ans à l'association La Mosquée de Marseille, moyennant un loyer annuel de 24 000 euros, pour une parcelle de 8 616 m2 dans le quartier Saint-Louis (15e arrondissement) qui a abrité des abattoirs avant de servir au stockage des décors de l'Opéra.

Le tribunal administratif de Marseille avait estimé le 17 avril que le conseil municipal n’avait pas été suffisamment informé lors du vote de la première mouture du projet et que le projet violait la loi de 1905 sur la séparation des églises et de l'Etat.

Il avait jugé que le faible loyer prévu dans le premier projet - 300 euros par mois, avec un bail d'une durée de 99 ans - constituait une subvention illégale.

« Nous sommes soulagés », a déclaré à l'AFP le président de l'association La Mosquée de Marseille Noureddine Cheikh. « Les travaux pourront commencer à partir de la récupération des clefs du grand local qui sera aménagé en mosquée », prévue début décembre, a-t-il précisé. Ils devraient durer deux ou trois ans « en fonction de l'argent que nous aurons récolté ».

L'association, qui dispose actuellement de 700 à 800 000 euros en caisse, prévoit de lever jusqu'à deux ou trois millions d'euros d'ici début décembre. Outre les dons des musulmans, notamment durant le Ramadan prévu cette année en septembre, et la « zakat » (impôt sur la fortune qui constitue une obligation pour les musulmans puisque c'est l'un des cinq piliers de l'islam), l’association table sur des soutiens dans les pays d'origine de nombreux fidèles (Algérie, Maroc, Tunisie). Au total, l'investissement prévu représente quelque 8,6 millions d'euros.

Note UdP : cette mosquée comptera deux minarets d’une hauteur de 25 mètres chacun. Sarko est-il vraiment le président idéal pour défendre l’identité nationale ? Certainement non lorsque que l’on voit à quel point ses troupes et lui cultivent le clientélisme communautaire électoral…

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