02 avril 2008

Une épidémie d’amnésie

Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN

François Fillon a déclaré qu’il n’y avait pas eu de vote au Parlement pour la première guerre du Golfe. Or il y avait eu un vote, et il avait lui-même voté en faveur de la guerre.

François Fillon a déclaré que Lionel Jospin avait envoyé des troupes en Afghanistan sans vote du Parlement. Or c’est Jacques Chirac qui avait envoyé les troupes, refusant le vote que voulait Lionel Jospin.

Quant à Nicolas Sarkozy, il veut envoyer de nouvelles troupes en Afghanistan, alors que pendant la campagne électorale il affirmait que la France devait se « désengager » de ce pays. Et il ne donne aucune explication à ce revirement, ayant sans doute oublié cet engagement de campagne comme un certain nombre d’autres.

L’épidémie d’amnésie devient très inquiétante au sommet de l’Etat.

01 avril 2008

Celui qui risque de tout faire exploser

 

Source : Identita Nostra

C’est celui dont les médias parlent le moins alors que pourtant il a de fortes chances de devenir le prochain président des Etats-Unis, je parle bien sûr de John Mac Cain. Moins médiatique et moins people que Barack Obama ou Hillary Clinton, John Mac Cain a pourtant un avantage sur ses rivaux démocrates : lui est sûr de participer à la course de la Maison blanche.

Contrairement à Clinton ou Obama, Mac Cain lui est on ne peut plus clair sur la question iranienne : il est prêt à en découdre au plus vite. Partisan de l’intervention américaine en Irak, c’est donc sans grande surprise que le candidat républicain à la Maison blanche adopte une position similaire vis-à-vis de l’Iran.

Autre facteur important pour expliquer la volonté belliqueuse de Mac Cain : le soutien de Joe Lieberman. Colistier du démocrate Al Gore en 2000, l’ultra-sioniste Lieberman fait campagne cette fois-ci aux côtés de John Mac Cain ; bien sûr Lieberman est favorable à une intervention américaine en Iran [et ardent défenseur des réseaux mafieux albanais, du Kosovo albanisé et de la Grande Albanie ethniquement pure, note UdP].

Si actuellement nous ne savons pas si il y aura oui ou non une intervention américaine en Iran, avec Mac Cain on peut être sûr à 99% que cela aura lieu. Hormis la Chine et la Russie , la plupart des grandes nations seraient prêtes à soutenir une attaque de Washington contre Téhéran à commencer par la France de Nicolas Sarkozy. Les conséquences d’une guerre en Iran seraient terribles pour l’ensemble de la communauté internationale et notamment sur le plan économique (le prix du baril de pétrole actuellement aux alentours de 104 euros pourrait facilement dépasser les 120 euros). En plus des graves conséquences économiques, une attaque contre l’Iran pourrait exciter les différentes communautés musulmanes installées sur le sol européen (imaginez un seul instant un mouvement insurrectionnel en Seine-Saint-Denis ou à Bruxelles).

En novembre prochain, les américains ne désigneront pas seulement le nouveau locataire de la Maison blanche, ils vont aussi peut-être désigner celui qui va tout faire péter…

13 février 2008

Affaire d’outrage à Sarkozy : une amende de 450 euros pour l’étudiant algérien

 

Source : no-media

Le tribunal de Ziadia (Algérie) a condamné hier Mouncef Fellahi, poursuivi pour outrage au président français Nicolas Sarkozy, à payer une amende de 50 000 DA, soit près de 450 euros.

Une peine de six mois de prison ferme et 50 000 DA d’amende avaient été requis contre cet étudiant lors du procès qui s’est déroulé le 3 février.

Mouncef Fellahi, étudiant en post-graduation à l’institut des sciences de la terre du campus Zouaghi, de l’université de Constantine, avait brandi lors de la visite de Sarkozy à Constantine, le 5 décembre 2007, une affiche sur laquelle il faisait référence aux origines juives du président français, devant l’auditorium Mohamed Seddik Benyahia, où l’invité avait prononcé son discours devant les étudiants. Il a été poursuivi alors pour outrage à personnalité étrangère en référence à ses appartenances religieuses et ethniques.

28 janvier 2008

L'économie américaine est à un niveau alarmant

 

FarsNews - Le directeur général du FMI, cité par Reuters, a plaidé samedi à Davos pour une réponse «sérieuse» des Etats-Unis et du monde face au risque de récession qui pèse sur la croissance mondiale. Alors que le spectre d'une récession plane sur l'économie mondiale, Dominique Strauss-Kahn sonne la mobilisation générale. Au Forum de Davos, le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) a exhorté la communauté internationale à agir. «La crise que nous vivons vient des Etats-Unis et elle est sérieuse» a-t-il souligné. Le patron du FMI a plaidé pour une « réponse sérieuse » des gouvernements. Dominique Strauss-Kahn estime que leurs interventions ne peuvent suffire. Il a demandé aux pays qui le peuvent de prendre des mesures de relance budgétaires. Sur le plan monétaire, le patron du FMI a estimé que de nouvelles baisses de taux d'intérêt devraient être possibles. La ministre française de l'Economie et des Finances, Christine Lagarde, qui participait au même débat, a ainsi de nouveau appelé la BCE à prendre en compte la croissance. «Il faut envisager la politique monétaire en regardant la croissance et pas seulement la stabilité des prix», a-t-elle déclaré. La ministre française de l'Economie, Christine Lagarde a déclaré que la parité euro/dollar n'était pas en faveur de l'économie européenne notamment pour les exportateurs européens. Cette situation, a-t-elle dit, pourrait coûter à l'Europe des parts de marchés dans le monde.

- Le PM britannique pour une réforme du FMI
Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a plaidé au forum économique mondial de Davos pour une réforme en profondeur du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale pour faire face aux défis du développement, de l'environnement et des crises financières. Gordon Brown a souhaité que le FMI évolue en une sorte de "système d'alerte précoce" face aux crises financières comme celle qui secoue actuellement les marchés planétaires. Pour cela il a préconisé la transformation de la Banque chargée de l'aide au développement, en une "Banque mondiale pour le développement et l'environnement".

13 décembre 2007

Pitreries protocolaires : Kadhafi les prend pour ce qu’ils sont

Note UdP : Même si, contrairement à certains, nous ne faisons pas une fixation sur la visite du chef d’Etat libyen en France, nous avons estimé utile d’en parler tout de même un peu en reprenant cet article d’Altermedia. Pour notre part, il ne nous choque pas que Kadhafi ait choisi de se moquer de la bobine grimaçante du nabot élyséen.

Lors de son ineffable visite d’Etat en France, le colonel Kadhafi nous montre une face méconnue de son personnage. Derrière le pitre bouffi et ébouriffé en gandoura, derrière le leader africaniste antioccidental, se cache également un pince-sans-rire.

Avec un sérieux imperturbable, il impose à ses hôtes des facéties protocolaires grotesques à la limite du caricatural : des chameaux, des amazones en treillis, des cortèges automobiles d’un kilomètre de long, une tente de bédouins dans le prestigieux parc de l’hôtel Marigny… sans compter les innombrables excentricités de convenances personnelles qui ne sont même pas rendues publiques.

Sarkozy a trouvé son maître

M. Sarkozy qui, dès son élection, a cru pouvoir étaler sa déplaisante propension à des frasques de nouveau riche, n’est pas le mieux placé pour rappeler les règles de la courtoisie publique.

Guidé par le mirage de son zinzin euro méditerranéen, le nouveau président est donc condamné à se plier, et avec lui la République française, aux extravagances officielles de son nouvel ami Mouammar.

De son côté, le vieux chameau à chéchia, aux traits du visuel d’une marque de cigarettes, se plait à repousser toujours plus les limites du supportable: après les centaines de millions de dollars extorqués dans l’affaires des infirmières bulgares, le dirigeant libyen vient chercher en Europe une tribune pour marmonner ses leçons de moralité : il glose sur sa politique sanguinaire, justifie le recours au terrorisme ou sermonne les Français sur la qualité d’accueil des immigrés. Quant aux mirobolants contrats sensés justifier ce déplacement, ils ne sont que des projets de sable dans le cerveau sinueux d’un dangereux aliéné.

Kadhafi : un bolossage en règle

Au sein du gouvernement, il s’est trouvé des voix pour déplorer que la France soit au yeux du satrape libyen « un paillasson ». Effectivement, ce mot correspond fort bien à la conception peu reluisante que le colonel se fait, à juste titre, de ces dirigeants occidentaux mercantiles et donc serviles et qu’il se plait à abaisser chaque jour davantage. Dans les banlieues qui accueillent si mal les immigrés, cela s’appelle « bolosser » c’est-à-dire quand on aperçoit un petit blanc le maltraiter par plaisir.

Ces pitreries médiatiques et politiques ne nous font plus rire. Et même le spectacle affligeant du fringant Sarkozy à la mine déconfite au côté de son encombrant ami, ne peut nous réjouir. Ce navrant tableau ne fait que confirmer l’inconsistance de nos dirigeants et le déclin de notre pays. Les Français qui croyaient imprudemment que le nouveau président les ferait respecter, assistent impuissants au triste spectacle de leur humiliation internationale.

Olivier Carer

04 décembre 2007

Vladimir Poutine : un Reagan russe, selon le Time

 

RIA Novosti - L'hebdomadaire américain Time, dans son édition de cette semaine, a comparé le succès politique du président russe Vladimir Poutine avec celui de Ronald Reagan, considéré comme « le grand symbole du conservatisme américain contemporain ».

Les élections législatives de dimanche dernier ont confirmé sans ambiguïté que Vladimir Poutine restait « un leader extrêmement populaire dans la Russie d'aujourd'hui », note le Time, en dressant des parallèles avec « celui qui a contribué à l'effondrement de l'URSS ».

Tout en reconnaissant que la politique et le style de Vladimir Poutine n'avaient rien à avoir avec ceux de Ronald Reagan, l'hebdomadaire souligne que le chef du Kremlin « a redonné aux Russes une bonne attitude à l'égard de leur propre pays », d'où son attrait « reaganesque ».

« La popularité de Ronald Reagan, même parmi les démocrates, tient moins à sa politique concrète, traduite par la réduction des impôts et l'accumulation des armements, qu'à la renaissance de la fierté nationale et de l'optimisme des Américains », note le magazine.

« Si l'ère Carter était associée aux difficultés économiques intérieures et à une série d'échecs géopolitiques, qui ont atteint leur apogée avec la crise des otages en Iran, Reagan pour sa part, à peine entré en fonction, avait su convaincre la nation qu'un nouveau jour était arrivé pour l'Amérique, en adoptant une prise de position ferme à l'égard des ennemis de Washington sur la scène internationale », rappelle le Time.

« Le succès de Vladimir Poutine est de même dû à la rupture avec la présidence de Boris Eltsine caractérisée par une ambiance sombre et pessimiste », note l'hebdomadaire américain en rappelant que « la croissance des prix du pétrole a permis à Vladimir Poutine de renverser la situation économique de la Russie , en encourageant la montée d'un nationalisme économique et politique offensif ».

Non au contrat simplifié avec l’Algérie de Bouteflika !

Communique de presse de Louis ALIOT

e3fc61859ce3a8fd07e17b7271aa886c.jpgNicolas Sarkozy entame ce jour une visite d’Etat en Algérie dans un climat de tensions entre les deux pays. En effet, après les propos antisémites du ministre des anciens combattants algériens et les accusations scandaleuses proférées à l’encontre des Français d’Algérie et de l’œuvre civilisatrice menée par la France dans ce département, le Président de la République française s’apprête à annoncer un certain nombre de mesures inacceptables.

- En premier lieu, il est inconcevable que la France puisse signer un « mini-traité d’amitié » (décidément les mini-traités sont à la mode) avec un gouvernement qui depuis des années insulte la mémoire et l’armée française, considérant qui plus est, que les Harkis sont des traîtres. On ne peut cyniquement à la fois honorer les Français disparus d’Algérie victimes de la barbarie FLN comme récemment à Perpignan, et entretenir des relations cordiales avec l’Algérie FLN de Bouteflika.

- En second lieu, il serait incroyable que les procédures de délivrance des visas de long séjour soient facilitées alors que nous avons atteint des seuils de rupture en matière d’immigration et de sécurité publique.

- Enfin, il est révoltant que le Président Français, si prompt à donner des leçons à la planète entière, noue des relations privilégiées avec le FLN Bouteflika. Faut-il rappeler que l’Algérie est aujourd’hui un pays totalitaire qui connaît une instabilité chronique, un terrorisme actif et une répression sanglante depuis plusieurs années !

Le Front National condamne cette visite qu’il considère comme une atteinte à la mémoire nationale et une insulte aux anciens combattants et aux civils, métropolitains, pieds-noirs ou harkis martyrisés par le FLN.

Tant que l’Algérie n’aura pas présenté d’excuses publiques à la France , les relations avec ce pays doivent être strictement limitées.

03 décembre 2007

Elections en Russie : le bal des Tartuffe

 

 

Communiqué de presse de Bruno Gollnisch

Les élections législatives en Russie, qu’il s’agisse des résultats  du parti gouvernemental ou de ceux du Parti Libéral-démocrate, principale force d’opposition nationale, traduisent une renaissance de l’affirmation du fait national et de la fierté russe. Cette traduction est peut-être imparfaite, mais comment ne pas être stupéfait du culot des donneurs de leçons occidentaux, naguère muets à l’époque communiste,  sur le manque de démocratie en Russie !

Otez-nous d’un doute. Ce pays où le système politico-financier réduit la vie politique à deux partis  presque interchangeables,  ne seraient-ce pas les Etats-Unis d’Amérique ?

Et ce pays où les dirigeants des principaux complexes militaro-industriels (Matra, Dassault, Bouygues), détiennent la presse et la télévision pro-gouvernementale, où le système électoral évince complètement du Parlement l’un des principaux Partis d’opposition nationale (le FN), qui ne dispose pas de la moindre radio libre, et dont les dirigeants (Le Pen, Gollnisch) sont traduits devant les tribunaux pour « délit » d’expression : est-ce seulement la Russie de Poutine, ou bien aussi la France de Sarkozy ?

Nos « démocraties » doivent balayer devant leurs portes, et préparer avec la Russie les coopérations fructueuses du grand espace boréal qui, mieux que l’Union européenne, peut répondre aux défis du monde de demain.

Poutine a démontré la stabilité de la Russie !

 

+64 %

 

Selon des sondages à la sortie des urnes, la formation du président Vladimir Poutine, Russie unie, a obtenu plus de 64 % des suffrages aux législatives, contre 37,5 % en 2003. Alors que la participation a dépassé 60 % des inscrits, le Parti communiste de la Fédération de Russie de Guennadi Ziouganov est devenu la première force d’opposition du pays en totalisant 11 %. Seuls deux autres partis, le Parti démocrate-libéral de Russie (droite nationaliste de Jirinovski) et Russie juste (gauche, proche de Vladimir Poutine), parviennent à obtenir des sièges dans la nouvelle assemblée, outre de rares députés indépendants.

Soutien populaire à Poutine

Les partis ouvertement à la botte de réseaux mondialistes atlantistes, comme Iabloko et le SPS, n’ont recueilli respectivement que 2,8 % et 1,6 % des suffrages. Russie unie et Russie juste obtiennent ainsi 348 sièges sur 450 à la Douma , la chambre basse du parlement en Russie. Cette écrasante majorité (plus des deux tiers des sièges) est l’expression populaire la plus aboutie que le salutaire redressement national entamée par le président russe depuis 1999 est la thérapie qui était nécessaire à la nation de Pierre Le Grand.

Selon le président de Russie unie, Boris Gryzlov, « ces élections ont été un référendum de soutien à la politique de Vladimir Poutine ». Ce dernier, qui devrait, comme le veut la constitution, démissionner en mai prochain à la fin de son second mandat présidentiel, sort donc renforcé de ce scrutin. Vladimir Poutine, qui a toujours refusé toute ingérence étrangère dans les affaires internes russes, confirme sa place incontournable sur l’échiquier politique européen et même mondial.

Le peuple russe a parlé et n’a laissé aucune place à la Douma pour les relais des officines occidentales qui agissent en sous-mains pour la destruction, ou du moins l’asservissement idéologique, culturel et économique, de la nation russe. Mauvais perdants, plusieurs partis d’opposition ont dénoncé des irrégularités, qui ont été rejetées par le président de la commission centrale des élections. Ces petits partis dénoncent également le nouveau système électoral, mis en place lors de cette élection : un scrutin de liste intégral a remplacé un mode de scrutin mélangeant à part égale scrutin de liste et scrutin par circonscriptions. Dans le même temps, le pourcentage minimal de voix nécessaire pour entrer à la Douma a été relevé de 5 % à 7 %.

« Démocrates » en peau de lapin

La fin de la campagne de ces législatives historiques a été entâchée par d’inutiles petites provocations de la part de partis directement placés sous la coupe idéologique des mondialistes occidentaux. La presse européenne, et notamment la presse française n’ont cessé de véhiculer une image délibérément faussée d’un Gary Kasparov, « leader » d’une opposition unie et mobilisée contre Poutine. Or Kasparov est tout sauf un « leader ». La marche d’opposition organisée le dimanche 25 novembre à laquelle il a participé avec le national-blochevique Edouard Savienko dit Limonov, a été surmédiatisée en Occident par une analyse biaisée de la situation en Russie. Bien loin de l’image idyllique que souhaitent donner les médias russophobes, l’opposition russe est composée de huit mouvements différents, dont deux absents aux législatives. Parmi eux, il y a le Parti communiste russe de Ziouganov, héritier de l’ex-PCUS. Le communisme garde la sympathie des petits retraités, nostalgiques de « l’âge d’or » soviétique, mais son influence tend à faiblir, et surtout il est abhorré par la grande majorité des autres partis de l’opposition en raison de ses liens avec le soviétisme, idéologie est massivement rejetée par la population.

Les autres mouvements d’opposition sont fragmentaires et très faibles. Quelques-uns sont ce que l’on peut nommer « une opposition artificielle » : de fait, ils se rattachent majoritairement à la politique du régime et recyclent le plus souvent ses idées. C’est pour dénoncer cette bipolarisation de la vie politique russe causée par la nouvelle loi de la proportionnelle que Gary Kasparov avait organisé dimanche 26 novembre une marche dans Moscou avec l’appui de Limonov. Une manifestation autorisée par le gouvernement qui s’est déroulée sans incidents et sans arrestations : et ce, malgré les images apocalyptiques qu’ont diffusé en boucles les chaînes « européennes ». Sans bien sûr, préciser que ces images étaient issues non pas de la manifestation elle-même, mais de la marche organisée en catimini, qui relevait presque d’une expédition commando. Objectif : apporter la pétition dénonçant l’usage de la proportionnelle aux législatives à la Douma.

Boulet en russe s’écrit Limonov

C’est là qu’est intervenu Limonov en parfait provocateur. Au lieu de se conformer au plan de Kasparov, il décida de rejoindre la Douma avec ses drapeaux nationaux-bolcheviquesclaquant au vent, ses slogans et ses fumigènes de stade de foot, comme pour agiter un drapeau rouge devant le bison, l’unité Zubr des forces spéciales de la police, les OMON. Et le Zubr a réagi, fermement et violemment comme à son habitude : quelques minutes plus tard, les manifestants, Limonov et Kasparov en tête, ont fini triqués et menottés dans les camions des OMON. Au coin, Kasparov : Cinq jours de prison pour l’ex-champion d’échec !

Cette provocation était préméditée : en effet, depuis quelques temps, Limonov voit avec beaucoup d’inquiétude Kasparov s’ériger comme LE chef de file charismatique de l’opposition politique russe, aux yeux de l’Occident. Lui, l’ancien chouchou, est relégué au deuxième rang. De là, la nécessité de se présenter comme un ami proche du joueur d’échecs ; mais aussi dans un deuxième temps, lui voler la vedette. Bien que cela relève de la gageure, il semble que Limonov ait vu dans la « marche sur la Douma  » un moyen de concurrencer Kasparov dans son rôle de porte-parole anti-Poutine, tout en faisant bénéficier son parti de quelques répercussions médiatiques.

Outre cette pitoyable mésaventure de rue digne des Pieds nickelés, Kasparov semble avoir mené son combat médiatique comme si ce n’étaient pas les Russes qui allaient aux urnes, mais les Occidentaux. Génie adulé par les « Européens », qui dérivent en pleine vague anti-russe en Occident, et lilliputien politique pour ses compatriotes, Gary Kasparov ne semble pas avoir les alliés, ni les moyens intellectuels et politiques pour ne serait-ce que mettre en difficulté le grand maître du Kremlin. Ce dernier bénéficie incontestablement des fruits de sa politique lucide, ferme et intelligente entreprise dès la fin de la calamiteuse et très éthylique ère post-communiste de Boris Eltsine.

Redressement de la Russie

La formidable réussite de La Russie depuis presqu’une décennie, dont le PIB a rattrapé son niveau de 1990 en 2007, c’est tout d’abord six années de croissance à 6% par an (pétrole, métaux, aluminium, etc.), une nette hausse de la consommation des ménages (+ 167%), le remboursement de la dette et les salaires qui sont revenus à 80% ceux de 89, sans oublier le timide progrès dans l'enseignement et la santé. Reste le problème de l'inflation à deux chiffres, ce sera la tâche urgente du nouveau gouvernement.
Autres chantiers : la fuite des cerveaux, et surtout des capitaux, organisés par la clique des oligarques anti-Poutine, les infrastructures obsolètes, la diminution de l'espérance de vie. La Russie sous Poutine est sans aucun doute moins inégalitaire que sous Elstine –enfant chéri des Occidentaux !- et bien moins pauvre. Ce qui fait la popularité de Poutine c’est d’abord la réussite économique puisque sans lui la Russie se porterait à l’évidence plus mal : il a rendu aux Russes leur fierté, ce qui est aux yeux d'un Français moyen un concept fumeux, voire ridicule. D’où l’incompréhension dans notre pays, abreuvé de mensonges médiatiques et idéologiques énormes de part et d’autre, de cette Fédération de Russie qui remonte progressivement la pente politique, économique, culturelle, religieuse, en un mot : civilisationnelle.

Désormais, il est à prévoir, après cette incontestable victoire de Vladimir Poutine, nombre de coups bas en provenance des mondialistes occidentaux.

R. M.

L’escroc Berezovski affirme vouloir financer un coup d’Etat en Russie entre décembre et mars

Le milliardaire russe Boris Berezovski exilé en Grande-Bretagne, opposant au président russe Vladimir Poutine, a déclaré vendredi 23 novembre financer un mouvement clandestin en Russie « pour préparer les gens à descendre dans la rue » en vue d'un renversement du régime russe.

« Je ne finance pas de partis qui sont représentés ouvertement sur la scène politique russe parce que c'est complètement inutile mais j'ai financé des gens qui sont dans la clandestinité et qui essayent de lutter contre le régime », a dit l’escroc notoire recherché par la justice russe, en marge d'une conférence de presse à Londres. Ce mouvement « fait ce que tous les mouvements clandestins au monde s'efforcent de faire, il prépare les gens à descendre dans la rue, à se battre, à utiliser le pouvoir de la force contre un gouvernement criminel », a-t-il précisé, citant en exemple la calamiteuse « révolution orange » en Ukraine en 2004. Interrogé sur le fait de savoir s'il préconisait l'usage de la violence au cours d'un éventuel soulèvement, Berezovski a répondu qu'il n'était pas possible de l'exclure tout en soulignant sans rire « que la responsabilité de la violence était toujours du côté du gouvernement quand les gens descendent dans la rue ».

Boris Berezovski a estimé qu'un soulèvement populaire déclenché par un mouvement clandestin « pourrait fonctionner entre les élections législatives et l'élection présidentielle », soit entre le 2 décembre 2007 et le 2 mars 2008.

Berezovski a estimé que les prochains mois seraient « très dangereux pour la Russie  ».

Ancienne éminence grise du Kremlin sous Boris Eltsine, tombé en disgrâce avec l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, Berezovski a obtenu le statut de réfugié politique en Grande-Bretagne en 2003. La Russie a cherché à plusieurs reprises sans succès à obtenir son extradition et l'a inculpé, entre autres, de « tentative de coup d'Etat », après une série d'interviews dans lesquelles il prônait le renversement du régime de Vladimir Poutine. Il vient d’être condamné à 6 ans de prison par la justice russe pour vol.

01 décembre 2007

Législatives russes : les médias occidentaux couvrent unilatéralement la campagne électorale

Source : RIA Novosti.

88a2d6c8559b5d2944d12a6921510e43.jpgLe leader du groupe du LDPR (libéraux démocrates), Vladimir Jirinovski, accuse les médias occidentaux de couvrir de manière unilatérale la campagne électorale russe.

« Notre campagne électorale est présentée de manière unilatérale. J'ai regardé toutes les chaînes de télévision européennes, on n'y voit que Kasparov et Nemtsov (leaders de formations politiques d'opposition très peu nombreuses - ndlr). Pour les Européens, la Russie, ce ne sont que les OMON qui "tabassent" les électeurs ! » a indiqué l'homme politique dans un entretien avec des journalistes vendredi au siège de la Douma. « Toute l'Europe ne voit que cela mais où sont les autres partis ? Ils (les membres de l’Union européenne) faussent eux-mêmes le champ informationnel en présentant la Russie sous un faux jour », a indiqué le leader du LDPR lors de la rencontre rassemblant les observateurs internationaux qui suivront les élections législatives russes du 2 décembre et les responsables des partis politiques en lice. Il s'est dit certain que les normes démocratiques en Russie sont bien plus élevées que dans les pays occidentaux.

« Moi, ici, en Russie, j'ai dit tout ce que je croyais utile de dire, mais cela est impossible dans aucun pays européen », a-t-il affirmé. Le député a rappelé que 11 partis politiques participaient aux élections à la Douma. « Huit d'entre eux n'auraient jamais été admis à participer aux élections en Europe, MM. Nemtsov et Kasparov se seraient depuis longtemps retrouvés derrière les barreaux et n'auraient pu exercer leurs activités politiques », a affirmé le député.

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