24 mars 2008

Asnières : la chute du baron Aeschlimann

 

Source : Asnièrois.org

Manuel Aeschlimann serait-il son meilleur ennemi ? Ses adversaires ont pu le croire un instant, dimanche [17 mars, note UdP], lorsqu'ils ont vu l'impensable se produire: la quatrième ville des Hauts-de-Seine basculer à gauche. Devancé de mille voix, le député-maire (UMP) sortant a perdu le « laboratoire du Sarkozysme ». Il tombe face à un arc républicain PS-Modem-divers droite. Peut-être une leçon pour l'avenir…

Aeschlimann : « C'est un choix démocratique et on le prend avec philosophie »

Il est furieux, mais il se maîtrise. En nous recevant dans son bureau, juste avant d'aller annoncer les résultats (51,87% à Sébastien Piétrasanta contre 48,13%), Manuel Aeschlimann tient à saluer la victoire de ses adversaires, une coalition rose-orange-bleue. Du jamais vu dans le 9-2. Il est furieux, car il devine son avenir sombre, lui le jeune et sémillant député UMP qui, il y a quelques mois encore, avait l'oreille du président de la République. « C'est un choix démocratique et on le prend avec philosophie », dit-il, mais on sent la revanche déjà prête. Aussitôt les résultats connus, Manuel Aeschlimann a donc annoncé son intention de déposer un recours en annulation du scrutin. Il estime que de graves irrégularités ont entaché la campagne électorale, en particulier dans les jours précédant le second tour. Témoignage d'un climat tendu ces dernières semaines. Ses opposants auraient inondé la ville de tracts aussi diffamatoires qu'anonymes. Ils dénoncent le même genre de manœuvres.

La judiciarisation : une autre spécialité du « monsieur opinion » de Nicolas Sarkozy, puisqu'il détient le record de procédures lancées par une commune contre son opposition. La moitié du contentieux en diffamation jugé au tribunal de Nanterre serait lié à Asnières...

Manuel Aeschlimann a d'abord été sanctionné par l'électorat de droite

S'il est une première raison à cette défaite, c'est à droite qu'il faut la chercher. Sans la présence de Josiane Fischer (candidate divers droite, 12% au premier tour) en deuxième sur la liste de rassemblement, le candidat socialiste n'aurait jamais pu espérer gagner dans une ville profondément ancrée à droite. Manuel Aeschlimann a donc, d'abord, été sanctionné par l'électorat conservateur des jolis quartiers pavillonnaires de sa ville. Une leçon à retenir pour ceux qui s'interrogent sur les failles du « sarkozysme ».

Deuxième leçon : les quartiers populaires se sont mobilisés pour ce scrutin local, même si la participation de ce second tour reste moyenne (38% d'abstention). Ils ont voté assez massivement pour la liste de rassemblement, soucieux de marquer une rupture à l'envers. « Le roi est mort, clamait devant la mairie un jeune rencontré dans les quartiers nord de la ville, vive la République ! »

En imposant une liste « républicaine », avec un discours de proximité, pragmatique et consensuel, les opposants ont transformé en victoire une stratégie mûrement réfléchie: taper sur le personnage, attaquer ses points forts et présenter une alternative crédible.

Troisième leçon : la méthode.

Qu'ils viennent du Parti socialiste, du centre ou de l'UMP, les opposants à Manuel Aeschlimann ont su jouer de deux réseaux sociaux. Le réseau traditionnel, celui du boîtage, des distributions de tract et des relais dans les différentes communautés d'origine étrangère d'une ville où coexistent riches et pauvres.

L'autre réseau, c'est celui du Web. L'un des opposants les plus farouches du maire, Bruno de Beauregard, est un entrepreneur du Net qui a mis une bonne partie de son temps libre à soutenir sites et blogs fustigeant la politique de l'édile. Une campagne démarrée il y a quatre ans… et qui a fini par porter ses fruits [souligné par UdP].

David Servenay (Rue89) 13H04 17/03/2008

Lire l'article et voir les vidéos sur RUE 89

23 mars 2008

Cluses : trois nouveaux élus FN à pied d’œuvre

 

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  Source : Dominique Martin (FN Cluses)

Voilà, ce samedi 22 mars, le nouveau Conseil municipal s’est installé, marquant ainsi la fin de cette forte campagne électorale. Et vos trois nouveaux élus ont vite été plongés dans le bain.

Les quelques interventions de Dominique Martin ont été fortement applaudies par un public venu nombreux, et il a su d’emblée mettre les rieurs de son côté, notamment lorsqu’il a expliqué au Maire comment mettre son écharpe tricolore, de l’épaule gauche à la hanche droite (un comble pour cet élu qui est Maire depuis 25 ans !)

P. Gallay, égal à lui-même, n’a toujours pas compris que, dans une ville qui vote à 75 % à droite (aux présidentielles comme aux municipales), une fusion avec l’union de la Gauche était un non-sens politique qui le conduirait immanquablement à l’échec. Peut-être ignore-t-il que dans cette Union il y a des membres du PCF, de la LCR , des Verts… ? Soyez sympas : si vous le croisez, expliquez le lui !

C’est ainsi qu’il s’est lancé dans des attaques en règle contre Léger et contre Martin, attaques autant inutiles que ridicules, d’autant qu’il s’est pris les pieds dans le tapis lorsqu’il a lui-même reconnu que « les fusions ne sont pas une bonne chose » (sic). Il a même eu ce culot inouï d’affirmer que Martin avait appelé à voter Léger au 2ème tour… Sans commentaire : éclat de rire général dans la salle.

Ce pauvre monsieur a sans doute oublié qu’en 2001 il aboyait aussi avec la meute des soi-disant républicains qui ont sali Martin pour l’empêcher d’accéder à la Mairie. Et quand 2008, il a repris sur sa liste un certain Speelman qui, en 2001, avait produit des faux pour faire invalider la liste de Martin.

Bref, en une seule séance, la première, il est devenu l’idiot utile du Conseil, celui qui regarde le bout du doigt quand on lui montre la lune. Mais il a fait encore plus fort. Il a refusé de participer au vote, il a refusé de poser pour la traditionnelle photo du Conseil, il a refusé de participer à la remise de Gerbe au Monument aux Morts.

Que P. Gallay refuse de participer à l’élection du Maire et de ses Adjoints, ce n’est que du mépris pour ses électeurs qui l’ont pourtant mandaté pour prendre position par le vote. Qu’il refuse la photo, c’est une humiliation qu’il leurs inflige, comme si finalement ils n’existaient plus pour lui. Mais tout cela le regarde, et ses électeurs vont vite comprendre qu’ils ont gâché leur bulletin de vote.

En revanche qu’il refuse de participer au dépôt de gerbe, acte hautement républicain s’il en est, est beaucoup plus grave. C’est une insulte à la mémoire de nos anciens qui ont perdu la vie pour que la démocratie continue d’exister dans notre Patrie, pour que P. Gallay puisse être candidat, pour qu’il puisse être élu. C’est une honte, c’est inadmissible. D’ailleurs les élus gauchistes de son groupe ne s’y sont pas trompés, ils ont assisté à la Cérémonie. Tout cela donne une triste image de ce petit monsieur.

Quant à J. Cl. Léger, sans vergogne, sans gêne, en vieux roublard qu’il est devenu, il a distribué les récompenses en nommant Adjoints des représentants des quatre tendances de sa majorité (toute relative). Un joli gâteau qui représente la modique somme de 173 000 € par an, soit 7 283 000 francs pour les six années de mandat : joli « hold-up » quand on pense qu’il ne représente que 40 % des Clusiens. Les 60 % restants devront payer quand même !

Finalement Martin n’a pas gagné, mais ses trois élus, eux, sont droits dans leurs bottes, et peuvent affronter dignement leur miroir.

21 mars 2008

La gauche est forte là où le peuple est faible

 La gauche est forte là où le peuple est faible

Source : no-media

Christophe Guilluy, géographe, auteur de L’Atlas des nouvelles fractures sociales en France, analyse pour 20minutes.fr la cartographie du scrutin des municipales et des cantonales.

La gauche s’est majoritairement imposée dans les grandes villes lors des deux tours. Qu’en pensez-vous ?

Cela confirme une nouvelle géographie électorale, elle-même influencée par une nouvelle géographie sociale, en place depuis un certain temps. Pour résumer, la gauche (Parti socialiste et Verts) obtient de bons scores dans les grandes métropoles qui se sont embourgeoisées et qui ont vu l’arrivée de nouvelles classes moyennes supérieures intellectuelles, qu’on nomme «bobos», et qui s’installent dans les anciens quartiers populaires. On observait déjà cette tendance lors du référendum de Maastricht en 1992, où le «oui» est arrivé en tête dans les grandes villes.

La gauche ne doit donc pas sa victoire aux classes populaires ?

Oh non! Je dirai même que la gauche est forte là où le peuple est faible. On le voit par rapport à l’abstention. Plus celle-ci est importante, meilleurs sont les résultats de la gauche. C’était déjà le cas aux régionales en 2004. Or, les premiers à s’abstenir, ce sont les électeurs des milieux populaires, qui résident soit en banlieue, soit dans les zones périurbaines ou rurales.

Ils ne votent pas non plus pour la droite…

Non, il y a une véritable désaffection pour les grands partis. Parce qu’elles ont beau êtres les plus nombreuses - on compte 60% d’ouvriers et d’employés au sein de la population active - , les catégories populaires sont sous-représentées dans la sphère du débat public. Par ailleurs, elles ne se mobilisent plus sur la question sociale car elles ne croient plus le pouvoir politique capable d’agir sur le pouvoir d’achat. C’est faux de croire que Nicolas Sarkozy a été élu sur ce point. Il a su capter les voix du Front national sur des thèmes identitaires, qui font beaucoup plus recette dans les milieux populaires.

Ces voix, il les a perdues depuis ?

Oui, son discours a marché le temps de l’élection présidentielle, pendant laquelle on a assisté à un sursaut de participation. Mais c’est terminé. La division au sein même des classes populaires est réapparue: d’un côté les électeurs des zones pavillonnaires et rurales, plutôt portés vers l’extrême droite, de l’autre ceux des banlieues, qui avaient plutôt voté Ségolène Royal. Dans les deux cas, les raisons identitaires primaient, avec le discours traditionnel du FN sur l’immigration d’un côté, et la perception de Nicolas Sarkozy comme raciste et islamophobe de l’autre.

Et l’extrême gauche ?

Elle a fait un bide dans les milieux populaires, notamment en banlieue. Les candidats PCF à La Courneuve et Bobigny ont été élus avec un taux d’abstention énorme. Les communistes n’ont jamais su attirer l’électorat issu de l’immigration. Quant à la LCR , Olivier Besancenot séduit davantage les petites classes moyennes, comme les fonctionnaires, et les étudiants.

Quel parti, alors, pour représenter les classes populaires ?

Pour l’instant, il n’y en a aucun. Ces électeurs savent qu’ils sont seuls face à la mondialisation, qu’ils subissent de plein fouet depuis vingt ans. Leur niveau de vie ne cesse de baisser. Or, quand vous gagnez moins de 1.500 euros par mois, la question des couloirs de bus ou les bisbilles entre le Nouveau Centre et le MoDem vous passent au-dessus. Il y a une totale désillusion de la part de ces catégories, et la plus récente a été incarnée par Nicolas Sarkozy. La gauche pour sa part, ferait mieux d’assumer sa rupture avec cet électorat assumer son ancrage au centre. Reste à savoir si les revendications des classes populaires pourront un jour se fédérer et être portées par un parti.

Propos recueillis par Catherine Fournier

14 mars 2008

Municipales : comparaison des scores entre les listes « nationales » et les listes « identitaires »

 Municipales : nationaux et identitaires

 

Source : no-media

Voici les meilleurs scores du Front national aux municipales

Villes de plus de 30.000 habitants

Hénin-Beaumont (Steeve Briois, Marine Le Pen) 28,53%
Calais (François Dubout) 12,35%
Perpignan (Louis Aliot) 12,29%
Marseille 7e (Stéphane Ravier) 11,80%
*Marseille 8e (Bernard Marandat) 12,66%
*Fréjus (David Rachline) 12,5%
Romans-sur-Isère (Bernard Pinet) 11,41%
Villeneuve-Saint-Georges (Dominique Joly) 11,39%
*Vénissieux (Yvan Benedetti) 11,10%
*Béziers (Alain Ricard) 10,70%
Mulhouse (Patrick Binder) 10,31%

Villes de 10.000 à 30.000 habitants

Cluses (Dominique Martin) 23,6%
*Oignies (Claudine Cannie) 19,30%
Le Muy (Jean-Claude Chaine) 19,24%
Noyon (Michel Guiniot) 16,98%
Villers-Cotterêts (Franck Briffaut) 18,64%
Bourg-de-Péage (Joël Cheval) 14,35%
Vernon (Bernard Touchagues) 11,91%
*Carpentras (Patrick Bassot) 11,58%
*Harnes (Jean-Pierre Kleinpeter) 11,27%

Les villes précédées d’un astérisque sont celles où une liste a obtenu plus de 50% des suffrages exprimés, où il n’y aura donc pas de second tour; le Front national y a un ou plusieurs élus.

Voici ci-dessous les résultats des quelques listes qui se revendiquaient du courant « identitaire » ou qui comportaient des membres de ce courant

Strasbourg, contre le FN, Robert Spieler, s’effondre à 2,17 % (1 616 voix) soit une baisse de 76 %. En 2001, Robert Spieler faisait 9.21 % (6 076 voix).

A Nice, toujours contre le FN, Philippe Vardon, liste N.I.S.S.A., fait 3,03% (3 686 voix).

Au Havre (184 000 hab), le candidat MNR Philippe Fouché-Saillenfest, fait 3,98% (2 436 voix), en baisse de 66 %. En 2001, Philippe Fouché-Saillenfest faisait 6,47 % (3 990 voix).

A Evreux (51 000 hab), Emmanuel Camoin à fait 3,67% (247 voix), soit une baisse de 71 %, En 2001, le candidat Yves Dupont du MNR faisait 8,38 % (1273 voix).

A Lomme (28 000 hab), Luc Pecharman fait 3,49% (349 voix). En 2001 : Premier tour, Luc Pecharman faisait 12,54% (1 241 voix), soit une baisse de 72 %.

A Dreux (30 000 hab), Laurent Leclercq fait 4,30 % (355 voix), soit une baisse de 56%. En 2001 : Fabrice Crepin du MNR faisait 9,84 % (676 voix).

A Wattrelos (59150) (42 000 hab) : Sylvie Langlois, sans l’investiture du FN, fait 7,77 % (1 118 voix), soit une baisse de 51 %. En 2001, Sylvie Langlois candidate du FN faisait 15,94 % (2 363 voix).

A Lunel (34 400) (24 000 hab) : Patrick Marcou fait 4,80 % (489 voix) soit une baisse de 70 %.

A Conflans-Sainte-Honorine (78700) (33 000 hab), Myriam Baeckeroot fait 5,37 % (674 voix), soit une baisse de 63 %.

A Aix-en-Provence (13 100) (141 000 hab, Jean-Louis Garello fait 2,72 % (1 408 voix), soit une baisse de 72 %.

Steeve Briois : « Nous nous battrons jusqu’à la dernière seconde »

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Interview exclusive Altermédia

Steeve Briois, la liste que vous conduisez sur Hénin Beaumont a réalisé 28,50 % au premier tour de l’élection municipale. Comment jugez-vous ce résultat ?

Electoralement, nous gagnons de 10 points depuis la dernière municipale et de 500 voix depuis la législative. En tout état de cause, il est faux de dire que notre résultat -en forte progression objective- est un échec, et cela dans un contexte de reflux général. Maintenant, je ne vous cache pas que quelques points de plus nous auraient facilité les choses pour le second tour.

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13 mars 2008

France 3 refuse d’inviter Louis ALIOT

 

Communiqué du Front National
La chaîne de télévision publique France 3 refuse d’inviter Louis ALIOT à une émission qu’elle organise ce soir à Perpignan dans le cadre du second tour des élections municipales de cette ville. Le scandale est grand ! Le CSA ne semble pas pouvoir contraindre cette chaîne à respecter un minimum de pluralisme. Louis Aliot tente d’obtenir en référé de la part du Président du tribunal de Perpignan une injonction à France 3 de l’inviter. France 3 viole ainsi sans vergogne l’article premier de la loi de 1986 sur la communication audiovisuelle et son cahier des charges. Est en cause ici la liberté publique essentielle que constitue le droit à l’information, surtout dans le cadre électoral. Le citoyen a droit à être informé, il a droit à l’impartialité, particulièrement s’agissant de la société de télévision publique financée par l’impôt de tous !

10 mars 2008

Jean-Marie Le Pen voit un « net redressement du FN » dans ces élections

 

 AFP - Jean-Marie Le Pen, président du FN, a affirmé dimanche sur TF1 que les municipales montraient « un net redressement du Front national ». « Ces élections ne sont pas le terrain de prédilection du Front national, puisque nous ne présentions pour des raisons souvent financières - et qui sont consécutives aux élections législatives - qu'une centaine de listes sur environ les 10 000 villes de plus de 3 500 habitants », a-t-il déclaré.
Cependant, a-t-il assuré, « on peut noter un net redressement du Front national qui était annoncé comme à l'agonie par beaucoup de nos concurrents ».
A propos de la performance réalisée par la liste FN à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), sur laquelle sa fille Marine Le Pen est numéro 2 et qui a été largement devancée par le maire sortant divers gauche, le président du FN a estimé que « ça n'est pas un succès mais c'est quand même très remarquable ».

08 mars 2008

Nous sommes prêts !

 

par Jacques Vassieux
Dans le contexte financier et politique que l’on connaît, le mouvement de Jean-Marie Le Pen est parvenu à constituer 120 listes municipales dans les villes de plus de 10 000 habitants. Le FN aligne également plus de 1.100 candidats aux cantonales. Des dizaines de milliers d’affiches ont été collées, des centaines de milliers de tracts ont été distribués et les nationaux ont su compenser par leur énergie et leur inventivité à la « campagne de pauvres » à laquelle ils ont été contraints. A ce sujet le très émouvant clip de campagne déposé dans toutes les boîtes aux lettres de la ville d’Hénin-Beaumont par l’équipe de Steeve Briois et Marine Le Pen, ou encore le message en musique du candidat Dominique Martin distribué pareillement à Cluses ont été des outils de promotion intelligents. Le fait qu’en un temps record et au pied levé, Eric Dillies ait pu constituer à Lille sa liste, mais aussi que le FN, dans la très difficile conjoncture sociologique parisienne ait réussi à être présent dans les vingt arrondissements de la capitale, prouve les capacités de mobilisation de l’Opposition nationale. Tout comme à Nice, où malgré la concurrence importante à « droite », le FN a pu aussi se remettre en ordre de bataille. Les médias ont pareillement pointé le fait que le FN retrouve à Marseille avec Stéphane Ravier son statut d’arbitre incontournable, sans même parler de villes de moindre importance où les nationaux pèseront de tout leur poids… Bref même si le FN ne récoltera pas forcément les fruits de ses efforts à l’occasion des municipales et des cantonales, scrutins marqués par un fort clientélisme, même s’il est à craindre que la désillusion envers l’UMP au pouvoir passe par le stade de l’abstention avant celui du bulletin FN, les nationaux ont semé pour l’avenir.

Retour de flamme
Mais la campagne électorale a d’ores et déjà démontré que l’Etablissement n’a pas réussi à éradiquer la résistance à l’euro-mondialisme et au socialo-sarkozysme, à l’heure où Jean-Marie Le Pen a lancé jeudi un appel solennel aux électeurs à résister dans les urnes en votant pour les candidats nationaux. Etablissement politico-médiatique dont les représentants ont été surpris par la capacité des nationaux à aligner autant de candidats aux cantonales, scrutin plus politique que les municipales qui, en toute logique, devrait permettre au Front National d’amorcer un rebond significatif par rapport aux législatives de juin dernier. La peur d’un retour de flamme est en tout cas évidente chez les caciques du Système, lequel, c’est un signe, a réactivé dernièrement ses supplétifs des habituels groupuscules extrémistes de gauche pour s’en prendre aux militants frontistes, comme ce fut le cas notamment à Lyon et à Paris ces derniers jours. Tout aussi significativement, se sont généralisées aussi les déclarations venimeuses contre les patriotes, émanant notamment de l’UMP ou du Modem.

Mensonge d’avant premier tour…
La publication jeudi d'un taux de chômage particulièrement bas à la fin 2007 n’est bien sûr pas anodine à quelques heures du premier tour des élections… et tente d’occulter la rechute de janvier 2008. Le gouvernement s’est attribué le mérite du recul du chômage, officiellement de 7,8%. On le sait, la propension au mensonge est un seconde nature chez les sarkozystes qui annoncent pareillement sans rire trois millions de crimes et délits par an là où il y en a huit millions, une inflation de 12% des produits de consommation courante alors que celle-ci est de 29%, et le reste à l’avenant… Concernant le chômage, la plupart des économistes sont pessimistes pour l’avenir et expliquent cette baisse par la spectaculaire accélération des départs en retraite. D’autres pointent encore la généralisation des emplois très précaires, à temps partiel le plus souvent, des emplois payés en dessous du SMIC. Enfin des catégories entières de demandeurs d’emplois sont rayées des statistiques. L’analyse réalisée en novembre dernier par le collectif « Autres Chiffres Du Chômage » (ACDC) relevait que ni les chômeurs des DOM (220 000 personnes), ni ceux qui déclarent chercher un emploi temporaire ou à temps partiel (871 000), ni les dispensés de recherche d'emploi (412 000), ni les demandeurs d'emploi de catégorie 1 en activité réduite (452 000), ni les chômeurs pas immédiatement disponibles parce qu'en formation, en maladie ou en emploi (321 000) ne sont comptabilisés. Bref « le pourcentage des chômeurs invisibles qui représentaient 10 % du total des demandeurs en 1982 » dépasserait « maintenant les 50 % ». « Ce qui serait selon le collectif en question « le fruit d'une politique délibérée menée par les gouvernements successifs, via l'ANPE » (FDA Quotidien du 13/11/2007). « L'Insee a dû finir par admettre que les chiffres de l'ANPE ne sont plus utilisables pour évaluer le chômage. Mais il essaye quand même de maintenir la fiction d'un taux de chômage à 8 % » relevait ce collectif.

05 mars 2008

MUNICIPALES 2008 : Jean-Marie Le Pen sur TF1

Caprice : Sophie Marceau quitte le JT de TF1 à cause de Le Pen  

Elle a brusquement quitté le plateau du journal de 20h de TF1 à cause de la présence de Jean-Marie Le Pen

Sophie Marceau était l’invitée lundi soir du journal de Patrick Poivre D’Arvor, à 20 H sur TF1, pour faire la promotion du film « Les femmes de l’ombre », de Jean-Paul Salomé.

Mais peu de temps avant de se livrer à l’interview de PPDA, l’actrice a brusquement quitté le plateau du journal télévisé. La cause : Jean-Marie Le Pen, qui était aussi invité à s’exprimer dans le JT de TF1. Selon Jean-Marc Morandini, Sophie Marceau aurait refusé de se retrouver dans le même journal que Le Pen. Bien qu’il n’était pas prévu que les deux personnalités se retrouvent ensemble à l’antenne, le simple fait d’avoir d’être présente dans le même édition aurait suffit à précipiter le départ de l’actrice.

03 mars 2008

Incidents dans le 20e arrondissement de Paris : des gauchistes s’attaquent aux patriotes !

Dimanche matin, un groupe de militants du Front National, venus soutenir sur le marché Pyrénées-Ménilmontant (XXe arrondissement) leur candidat dans le cadre de la campagne des élections municipales à Paris, a été très violemment pris à parti par une cinquantaine de nervis armés, issus de divers groupuscules d’extrême gauche radicale.
Tanguy Deshayes, tête de liste dans le XXe du « Pôle des Tricolores », liste présentée par le FN et Martial Bild à Paris, et le Front National dénoncent cette scandaleuse agression et déplorent ce climat de violence qu’essaient d’imposer en cette fin de campagne des organisations qui souhaiteraient, au déni de toute démocratie, empêcher notre mouvement de venir à la rencontre de ses électeurs, et du peuple français, dans un arrondissement populaire de Paris.

Des plaintes ont été déposées et certains individus, professionnels de l’agitation et de l’activisme gauchiste ont déjà été identifiés. Le Front National suivra avec la plus grande vigilance les développements policiers et judicaires de cette affaire.
Il appelle enfin les électeurs du XXe arrondissements excédés par de tels comportements sectaires et choqués par cette démonstration extrêmement brutale à le dire par leur vote le 9 mars prochain.

Et voilà le compte-rendu des m…des, pardon des gauchistes :

Attaque fâââschhhiste dans le XXe arrondissement de Paris

Dimanche 2 mars 2008, sur le marché de la rue des Pyrénées, une quarantaine de
nervis de l’extrême droite française, dont des membres du service d’ordre du FN, et
de Pro Patria, mouvement néo-fasciste, s’étaient fixés comme objectif une descente
musclée sur le quartier.
Armés de barre de fer, de casques et de torches, leur but était clairement d?en
découdre aussi bien avec les habitants du quartier qu’avec les militants présents.
Grâce à notre vigilance, les nervis d’extrême droite
ont été stoppés et canalisés à l’entrée du marché ce qui a donné lieu à de violents
affrontements en pleine rue devant les yeux médusés des badauds.
Cette année le FN avait déjà tenté de venir en force sur ce marché. En effet, il y
a 15 jours, le candidat du FN pour le 20ème arrondissement, alors protégé par le
Renouveau Français de Thibaud
[…], avait essayé de s’imposer sur le marché.
Ces derniers avaient alors rebroussé chemin rapidement face à la présence des
militants et militantes antifascistes. Une fois encore l’extrême droite a pu
constater que nous ne tolérons pas sa présence dans les rues de Paris
.

Dans un communiqué parvenu au Parisien Fernanda Marrucchelli, de la Gauche alternative, et Pénélope Duggan, de la liste 20 e Paris 100 % à gauche (liste soutenue par la LCR ) ont dénoncé ces actes

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