18 mars 2008

Bilan du 2ème tour des élections...

 

par Jacques Vassieux

Dans l’escarcelle de l’aile gauche du Système

Le second tour des élections municipales et cantonales a confirmé, voire amplifié le coup de barre en direction de l’aile gauche des partis de l’Etablissement. Toulouse, Strasbourg, Caen, Reims, Metz, Amiens ou Blois, sont tombées dans l’escarcelle du PS, François Bayrou a été battu à Pau et Marseille échappe d’un cheveu au socialiste Jean-Noël Guerini. Victoires également du PS à Paris, Lyon, Lille, Brest, Belfort, Charleville, Nantes, Besançon, Dijon et Limoges. La droite mondialiste perd également Mende, Valence, Thionville, Millau, Brive, Asnières, Narbonne, Saint-Etienne, Evreux, Quimper, Argenteuil, la Seyne-sur -Mer, Roanne ou encore Rouen qui a basculé dès le premier tour. La gauche est désormais à la tête de 183 villes de plus de 30 000 habitants (soit un gain net de 38 villes par rapport à 2001) contre 124 à la droite. Le parti communiste mord la poussière dans deux de ses villes symboles, à Calais face à l’UMP, à Aubervilliers face au PS et surtout à Montreuil (Seine-Saint-Denis) où Jean-Pierre Brard est nettement battu par l’écolo-gauchiste Dominique Voynet (Verts) qui a déployé (encore) plus de xénomanie que son concurrent communiste… Un certain nombre de ministres ont été battus : Xavier Darcos (Education) à Périgueux, Rama Yade (Droits de l'Homme) à Colombes, Christine Albanel (Culture) et Christine Lagarde (Economie) dans les 4ème et 12ème arrondissements de Paris. Ce second tour des cantonales a aussi enregistré cette poussée de la gauche. Déjà hégémonique dans les conseils régionaux, elle rafle 8 nouveaux conseils généraux qui viennent s’ajouter aux 51 (sur 101) qu'elle détenait déjà : l'Allier, la Corrèze , le Lot-et-Garonne, la Côte- d'Or, la Somme , l'Indre-et-Loire, le Val d'Oise et les Deux-Sèvres, tandis que le PS enlève au PC le département de Seine-Saint-Denis.

Une abstention record, un FN qui remonte la pente

Alors que le gouvernement UMP a tenté de minimiser le camouflet en parlant de rééquilibrage, que les ténors de gauche criaient victoire, chacun se félicitant de l’effacement du FN, la réalité une nouvelle fois, est ailleurs. Il s’agit de noter que les dirigeants du FN avaient déclaré avant même le 1er tour qu’il était à prévoir que le retour au bercail de la plus grande partie des électeurs frontistes déçus et trompés par le sarkozysme, n’interviendrait qu’après un passage dans l’abstention. Or, ces élections municipales et cantonales ont été marquées par une abstention record depuis 1959 de plus 38% dans les communes de plus de 3.500 habitants. Invité des plateaux de télévision dimanche soir, Jean-Marie Le Pen a noté que « le peuple s'écarte de plus en plus des institutions politiques et des partis qui le représentent. Depuis 50 ans, c'est la première fois que l'on a un si mauvais chiffre de participation. La classe politique vient de recevoir une claque magistrale ». Questionné sur les résultats engrangés par les candidats patriotes à ces élections, le Président du FN a souligné de prime abord cette évidence, à savoir qu’« on sait très bien que les élections locales ne sont pas le terrain de prédilection du Front National ». « Je tire une partie de mon optimisme des élections cantonales » a-t-il poursuivit. « Ce sont des élections beaucoup plus politiques », qui ont vu le FN obtenir « 8,1% des suffrages en moyenne dans les 1.020 cantons où il était présent ». « Contrairement à ce qu'annoncent certains, le Front national n'a pas disparu, au contraire, on va en entendre parler dans toutes les élections prochaines. Un certain nombre de candidats de droite doivent se mordre les doigts que le FN ait laissé ses électeurs à la maison ! », a-t-il ajouté.

Des élus FN au second tour

Dans le contexte difficile du second tour, où les candidats frontistes encore en lice pour les municipales et cantonales ne partaient pas favoris, les représentants du Mouvement national ont réussi leur entrée dans les Conseils municipaux. 23 nouveaux élus qui s’ajoutent aux 40 du premier tour. A Romans sur-Isère, la liste Pinet ( 6,56% ) obtient un élu, à Harnes (Pas-de-Calais) la liste Kleinpetter (6,13%) décroche également un élu, tout comme la liste Bassot (7,65%) à Carpentras (Vaucluse), Joly (8,15%) à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), Ravier (8,03%) dans le 7ème secteur de Marseille (un conseiller d’arrondissement), Touchagues (8,97%) à Vernon (Eure), Guiniot (9,17%) à Noyon (Oise). A Perpignan (Pyrénées-Orientales), la liste Aliot (10,42%) recueille deux élus, tout comme la liste Briffaut (12,61%) à Villers-Cotterêts (Aisne). A Mulhouse (Haut-Rhin) la liste Binder progresse de trois points (14,27%) et obtient quatre élus. A Cluses (Haute-Savoie), la liste Martin (20,45%) place trois élus au conseil municipal. A Hénin-Beaumont enfin, le ticket Steeve Briois-Marine Le Pen consolide son résultat du premier tour (28,83%), augmente de près de 10 points le score obtenu par Steeve Briois en 2001 et décroche 5 élus. Comme la Vice-présidente exécutive du FN a eu l’occasion de le déclarer dimanche soir, le maire sortant Gérard Dalongeville « a usé d'une politique de clientélisme qui fonctionne très bien dans un contexte difficile pour le FN, et compte tenu de la forte poussée de la gauche, je considère que nous améliorons un petit peu notre score. Nous ne nous considérons pas comme battus » a-t-elle ajouté, « le socle du FN est important, sérieux et fidèle ». « Un jour ou l'autre, nous serons le phare parce que nous n'avons jamais varié et que nous ne sommes pas à vendre ». « Ça a été une immense joie de perdre cette campagne avec vous, nous avons fait un travail remarquable », a-t-elle ajouté en s’adressant aux militants.

Malgré le poids des notables…

Aux élections cantonales, élections plus politiques, comme l’a relevé Jean-Marie Le Pen, les résultats obtenus par les candidats du FN au second tour ont confirmé ce net regain de forme pour l’opposition nationale malgré le poids des notables UMPS. Dans le Gard, dans canton de La Vistrenque , Evelyne Ruty recueille 16,97% (16,70% au premier tour) et Yvan Corbière 17,54% (19,46% au premier tour) dans celui Marguerite. Dans le canton de Grandvilliers dans l’Oise, Michel Quignon recueille 15,08% (16,25% au premier tour) ; dans la cantonale d’Hénin-Beaumont Brigitte Descamps améliore son score du 9 mars (16,79% au premier tour) avec 17,68%. Tout comme Claude Thiébaut dans le canton de Lure-Sud en Haute-Saône, qui se hisse devant le candidat de l’UMP avec 18,94% des voix (15,11% au premier tour). Dans le canton de Bray-sur-Seine en Seine-et-Marne, Frédéric Laurent tire son épingle du jeu face à des politiciens très implantés avec 11,52% (15,62% au premier tour), à l’instar de Jean-Michel Léveillé dans le canton de Romilly-sur-Seine dans l’Aube qui totalise 12,61% des suffrages (15,67% au premier tour). Seule en lice face à un notable PS, Marie-Claude Aucouturier progresse très significativement en récoltant 24,80% des suffrages dans le canton de Marseille-Saint-Mauront (17,23% au premier tour).

11 mars 2008

Le FN se félicite des signes de redressement électoral constatés lors des élections municipales et cantonales

 

 

Communiqué de Presse du Bureau Politique du FN

Le Bureau Politique du Front National, réuni ce jour à Saint-Cloud, se félicite des signes de redressement électoral constatés à loccasion des élections municipales, mais aussi et surtout
cantonales d
hier. En effet, présent dans la moitié des cantons renouvelables, le Front National enregistre, dans les 1 100 cantons où il présentait des candidats, une moyenne nationale de 10 %.

Il demande maintenant aux citoyens de se mobiliser au second tour dans les villes et cantons où seront encore présents des candidates et candidats du Front National.

Enfin, le Bureau Politique appelle à faire battre toutes celles et tous ceux qui, de « gauche » ou de « droite », se sont particulièrement illustrés par des attitudes ou propos sectaires et finalement anti-démocratiques à l
encontre du Front National et de ses électeurs.

10 décembre 2007

Val-d'Oise : Le FN se pose en arbitre de la législative partielle du fief de DSK

e41ee4b66eae288e043f010bcfb9444b.jpgCeux qui s’imaginent que le FN serait en léthargie, en sont pour leurs frais. Le parti de Jean-Marie Le Pen semble reprendre électoralement du poil de la bête : en témoigne le score réalisé  dimanche dernier par son candidat, Jean-Michel Dubois, dans le Val d’Oise. Le candidat lepéniste fait passer le score de 4 % à 7,47 %. Il dépasse même les 10 % à Villiers-le-Bel, où le candidat PS arrive en tête avec 39 % des voix, dans un contexte difficile, quelques semaines à peine après les scènes de guérilla urbaine qui se sont déroulées dans cette commune. Inquiétudes sociales obligent, le PC progresse aussi avec 6,03 % contre 3,57 % en juin. En revanche, le MoDem de Bayrou est en léger recul.

Mais il faudra attendre dimanche prochain pour connaître le nom du successeur de Dominique Strauss-Kahn au poste de député de la 8e circonscription du Val-d’Oise (Sarcelle Nord-Est).

Après l’élection de DSK à la tête du Fonds monétaire international, une élection législative partielle était organisée hier pour élire le député. Le maire PS de Sarcelles et ex-suppléant de DSK, François Pupponi, est arrivé en tête du premier tour avec 38,83 % des suffrages et cent soixante-huit voix d’avance sur sa rivale UMP Sylvie Noachovitch (37,43 %), qu’il retrouvera donc au deuxième tour dimanche prochain.

Le ballottage est donc très serré entre les deux principaux candidats de partielle marquée par une très forte abstention (74,94 %).

François Pupponi recueille un score supérieur à son mentor Dominique Strauss-Kahn puisqu’il vire en tête. Précédée par le PS, la candidate UMP ne réédite pas la surprise du printemps lorsqu’elle avait devancé DSK. En réalisant à peu près le même score, la très médiatique avocate membre active de la LICRA , Sylvie Noachovitch, ne dispose même pas des réserves de voix du FN puisque Jean-Michel Dubois vient d’appeler à l’abstention.

Communiqué de Jean-Michel DUBOIS, candidat dans la 8éme circonscription du Val d’Oise

Jean-Michel DUBOIS, candidat à l’élection partielle de la 8 e circonscription du Val-D’oise, remercie les nombreux électeurs qui ont fait confiance au représentant du Front National.
Le FN redevient la troisième force politique du Val d’Oise, il est plus que jamais incontournable.
Ceci étant dit, cette élection pourrait être considérée comme illégitime par son trop faible taux de participation et par la consécration qu’elle donne à tous les systèmes clientélistes.
François Pupponi, PS, est le prometteur du communautarisme et d’une gestion très personnelle.
Sylvie Noachovitch, UMP, méprisante à l’égard de l’électorat FN et refusant l’instauration d’une dose de proportionnelle, ne peut en aucun cas, espérer le soutien de nos électeurs.
J’appelle donc, dans les conditions climatiques actuelles, les électeurs qui m’ont fait confiance à rester chez eux en famille et bien au chaud dimanche prochain, afin de ne pas risquer d’attraper le virus de la grippe affairiste.

11 novembre 2007

Pierre Pujo est décédé

 

Communiqué de presse de l’Action française

Le journaliste, patron de presse et homme politique Pierre Pujo est décédé le 10 novembre 2007, à Paris, à l’âge de 77 ans.

Pierre Pujo était né le 19 novembre 1929 à Boulogne-Billancourt. Il était le fils de Maurice Pujo (1872 - 1955) qui, aux côtés de Charles Maurras (1868 - 1952) fut l’un des fondateurs de l’Action française. Elève de Science-Po sur les même bancs que Jacques Chirac, il rejoint les rangs des étudiants monarchistes. Militant pour la défense de l’Algérie française, directeur du mensuel AF Université puis de l’hebdomadaire Aspects de la France, il mène avec succès le combat pour le maintien de l’île de Mayotte au sein de la nation française à la fin des années 1970.

Pierre Pujo fut sa vie durant un soutien indéfectible des princes de la Maison de France  aujourd’hui incarnée par Henri, Comte de Paris, duc de France.

Alors que l’ensemble de la droite nationale se rapprochait du Front national, il tînt à préserver la spécificité et l’indépendance du courant royaliste français. A la fin des années 1990, il participa aux côtés du député français au Parlement européen Paul-Marie Coûteaux et du général Pierre-Marie Gallois à l’émergence du courant souverainiste en France. Lors des élections présidentielles de 2002 il apporta son soutien à la candidature de Jean-Pierre Chevènement (et en 2007, à celle de Jean-Marie Le Pen, note UdP). Jusqu’à aujourd’hui  il fut le directeur du bimensuel royaliste Aspects de la France, rebaptisé L’Action française 2000.

Patriote fervent, amoureux de la France, la monarchie était à ses yeux la seule forme institutionnelle qui convient au pays.

Thibaud Pierre,

Secrétaire général

27 octobre 2007

Samedi 27 octobre : Restez chez vous !

Samedi prochain, se tiendra à Paris, durant toute l’après-midi, une réunion politique à l’initiative de la revue Synthèse nationale dirigée par Roland Hélie. On a beaucoup parlé çà et sur ce rassemblement hétéroclite de formations et individus prétendument « identitaires » et « nationalistes ». Quoique puissent en penser les uns et les autres, notre conviction est que cette réunion n’est une mascarade de « réconciliation » entre « familles » de la Droite nationale et sera prétexte à constituer une véritable fracture au sein du camp national, une faille « plus large encore que celle de San Andreas », pour reprendre les mots de Jean-François Touzé.

C’est à l’évidence l’esprit qui anime le coordinateur de ce rassemblement, Roland Hélie, qui n’a jamais joué franc-jeu avec Jean-Marie Le Pen et le Front national, et qu’il n’a d’ailleurs jamais respectés.

C’est aussi cela qui animait les auteurs du blog des « nationalistescontrelepen », dont certains seront présents ce samedi après-midi.

C’est ce qui ressort, enfin, des motivations d’un Robert Spieler, président d’Alsace d’Abord, co-organisateur de cette réunion et auteur de propos insanes à l’encontre de Marine Le Pen dernièrement.

Et tous les démentis des uns et des autres n’y changeront rien. Lorsque l’on n’est pas d’accord avec quelqu’un, on ne le cautionne pas en s’affichant délibérément avec lui !

A l’évidence, Union des Patriotes n’a pas sa place dans ce rassemblement.

Du reste, aucun des organisateurs de cette manifestation n’a souhaité promouvoir, d’une façon ou d’une autre, la réunion publique du CNC, avec Jean-Marie Le Pen, qui se tiendra la veille au soir à la Mutualité à Paris. Et ces gens-là parlent d’unité… Seule la division, les complots de quatre sous, les courtes vues et le gagne-petit semblent intéresser les initiateurs du 27 octobre. Qu’ils restent donc entre diviseurs ; d’autant que la majorité d’entre eux (mis à part Pierre Vial) a bel et bien servi la soupe à Sarközy au second tour de la Présidentielle avec les résultats que l’on sait.

Pour notre part, et depuis la création de ce blog, c’est résolument derrière Jean-Marie Le Pen, le seul capable de rassembler les forces nationales, que nous nous positionnons encore et toujours. Car notre Honneur, à nous, s’appelle Fidélité !

L’équipe d’UdP

26 octobre 2007

Le Pen à la Mutu : l'évènement du mois !

Vendredi 26 octobre, Salle de la Mutualité à Paris, Roger HOLEINDRE, Président du Cercle National des Combattants, tiendra un meeting avec Jean-Marie LE PEN. Zoom sur le Premier vice-Président du Front National qui nous parle aussi de la sortie de son nouveau livre sur les trahisons communistes ces 80 dernières années, Trahisons sur commande, de Nicolas SARKOZY et adresse un message aux adhérents à l’approche du Congrès.

Quelques questions à Jean-Yves Le Gallou qui attaque Jean-Marie Le Pen

Hier, dans le quotidien Présent, Jean-Yves Le Gallou, ex député du FN, passé au MNR avant de se fâcher avec Mégret, s’en est pris à Jean-Marie Le Pen. D’où la réaction épidermique de nombre de militants frontistes à son endroit. Nous vous proposons celle de Jacques Vassieux, Conseiller régional en Rhône-Alpes et secrétaire départemental de Savoie.

5bcb40f3452bc2cb97d17c66f521c8fa.jpgAprès vos multiples échecs politiques depuis votre lamentable tentative de prise de pouvoir de l'appareil frontiste, ne vous reste-t-il que la petite diatribe, en guise d'argument, pour fustiger l'analyse politique de Jean-Marie Le Pen ?
Faut-il détenir une incroyable rancœur, issue de vos propres turpitudes, pour tenter de justifier vos vaines et dérisoires tirades, que Présent s'abaisse à relayer. Est-ce là tout votre programme politique ? Est-ce toute la hauteur de vue dont vous êtes capable pour nuire à celle du Front national ? A l'instar de la gauche, votre conscience politique se limite-t-elle essentiellement à diaboliser la droite nationale pour satisfaire le jeu convenu du système ?
Qui êtes-vous donc Monsieur Le Gallou pour espérer atteindre des sommets par de telles bassesses ?
Oui, qui est ce haut fonctionnaire né le 4 octobre 1948 à Paris-14e, Inspecteur général de l'Administration à la Ville et accessoirement homme politique ?

Pour lire la suite, cliquez ici.

 

Note UdP : Présent qui cherche aujourd'hui a renflouer ses caisses de manière urgente nous apparaît bien imprudent en donnant crédit, ces derniers temps, à moult polémiques anti-Le Pen, comme au temps de la scission Mégret début 1999... L'audace en politique est une qualité, pas l'imprudence.

 

16 octobre 2007

Elections partielles : Nouvelle progression du Front National

3f18d1c056b1b7f193c3abcb371d0ba5.jpgLouis Aliot, Secrétaire général du Front National, se félicite des résultats des deux élections cantonales partielles d’hier qui ont de nouveau démontré que le FN retrouvait sa force électorale.
Dans le canton de
Tomblaine (54), la candidate du FN Geneviève Thiry fait passer le score du Front National de 5,35 % aux élections législatives à près de 9 % lors de la partielle de dimanche.
Dans le canton de
Villemonble (93), Marie-Estelle Préjean fait passer le score du Front National de 4,85 % aux dernières élections législatives à 8,75 % lors du scrutin partiel. Mieux, la candidate progresse de 1,5 % par rapport à la dernière cantonale de mars 2001.
Alors qu’habituellement, les élections partielles ne sont pas vraiment favorables à la Droite nationale (peu de répercutions médiatiques, assez peu d’enjeux nationaux…), à cinq mois des échéances cantonales et municipales, ces deux tests démontrent que le FN reconquiert progressivement son électorat puisque, dans le même temps, les candidats UMP enregistrent une baisse significative par rapport aux élections législatives. Et ce n’est sans doute pas fini, comme en témoigne la légère chute d’opinion favorable que vient d’encaisser le petit Maître de l’Elysée.

04 septembre 2007

LES RAISONS DE MA PRESENCE A L'UDT MNR

 

Faire bouger les lignes, répondre à l’attente sans aucun doute majoritaire de l’électorat de la droite nationale, et plus encore de ses adhérents et militants, d’un rassemblement le plus large possible, voilà les raisons qui m’ont conduit à accepter de m’exprimer, à titre personnel, devant les cadres du MNR réunis samedi et dimanche dans l’Aveyron, à l’occasion de leur université d’été.

J’ai en effet la conviction que la reconquête du terrain perdu lors des dernières consultations électorales, et, bien au-delà, le succès et même la victoire de notre famille politique, supposent quatre préalables. D’abord que des signes soient adressés à tous ceux qui se désespèrent, à l’intérieur comme à l’extérieur de nos partis et mouvements, afin que nul n’ignore que pour nous l’ambition collective est toujours là, vivante et forte. Ensuite que nous nous attelions à une révision de nos logiciels, dans le respect de nos fondamentaux, de nos idées force, de nos traditions, mais en inscrivant notre action dans la modernité, avec une volonté réelle de sortir de la dénégation pour entrer dans la proposition. Nous devons également afficher notre volonté de revenir à l’action militante et à la recherche patiente de l’enracinement dans la durée. Il nous faut enfin, et sans doute avant tout, nous rassembler, en partant de ce qui nous réunit. La droite nationale a besoin de tous, ceux qui sont toujours dans le combat comme de ceux qui s’en sont éloignés ou ceux qui n’ont pas encore franchi le pas qui sépare la sympathie de l’engagement. Nos différences de sensibilités sont notre richesse, notre sentiment commun d’appartenance notre force.

La situation de notre pays, les risques qui pèsent sur notre identité et notre civilisation font que nous ne pouvons plus nous autoriser le luxe des divisions, des vaines querelles, des anathèmes.

Le 20 décembre dernier, sur le perron de Montretout, aux cotés de Bruno Mégret, Jean-Marie Le Pen, dont l’intuition géniale d’une nécessaire union patriotique aurait pu, si elle s’était concrétisée, changer la donne de l’élection présidentielle, parlait de «  rassemblement populaire capable de peser de manière décisive » . C’est bien dans cet esprit que je me place et que j’agis.


Jean-François Touzé
03/09/07

30 août 2007

Les candidats FN aux municipales devront financer eux-mêmes leur campagne

« Nous allons présenter le plus de candidats possible » aux prochaines élections municipales et cantonales, « mais ce sera un peu en relation avec nos moyens financiers ». Jean-Marie Le Pen a rappelé, mercredi 29 août, que le Front national était loin d'être sorti des ses difficultés financières. « Les candidats devront eux-mêmes essayer de trouver leur propre financement », le FN fournissant « peut-être des affiches », a expliqué le président du FN.

Il n'a pas exclu que des listes municipales associent des militants FN avec les mégretistes du Mouvement national républicain (MNR), ou d'autres partis comme le Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers. Si aux dernières législatives il n’y a pas pu avoir d’entente entre FN et MNR à l’échelon national, au niveau local, comme dans la 8e circonscription du Havre (Seine-Maritime) où se présentait Jean-François Touzé, des accords locaux avaient pu se faire sans trop de difficultés.

« Ce n'est pas impossible. En tous les cas, s'il y a des accords, ils passeront par le visa national : il ne sera pas laissé à chacun licence de faire comme il l'entend », a-t-il indiqué. Interrogé par lefigaro.fr, Michel Hubault, du Bureau national, assure que « le même régime sera appliqué à tout le monde ». Avant de relativiser : les financements seront étudiés en fonction de la taille de la commune, mais surtout des chances de réussite, de façon à sécuriser ces investissements.

Le FN doit faire face à une dette cumulée de ses candidats aux législatives estimée à au moins 8 millions d'euros, alors même que sa subvention publique va être réduite des deux tiers à partir de 2008, du fait de son faible score.

Toutes les notes