15 mai 2009

A bientôt

Jusqu’à nouvel ordre, ce blog est mis en sommeil.

Nous conseillons à nos lecteurs de se rendre sur les autres sites d’informations. Ainsi que sur les sites des candidats du FN pour les élections européennes.

L’équipe d’UDP

21 janvier 2009

Guerre ouverte dans la Bande de Gaza

Source Continental News via voxnr.com


Israël a inauguré une guerre d'un genre nouveau. Un Etat fort soutenu par les plus grandes puissances du monde, militairement, financièrement, idéologiquement, contre une ville et sa région. Un Etat capable de détruire toute une région et qui en affiche la volonté, contre un parti politique élu démocratiquement et écarté du pouvoir par un jeu constitutionnel discutable. En toile de fond, deux élections, l'une en Palestine, déchiquetée géographiquement en pleine campagne pour présider une « autorité » sans Etat; l'autre en Israël, rongé par la corruption pour des élections législatives. En toile de fond, des morts et des blessés par centaines, une population qui a tout perdu et dont on veut extraire une reconnaissance, un amour forcé. En toile de fond, la haine n'a engendré que la haine et la violence, plus de violence.

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20 janvier 2009

Quand Jean-Yves Camus rencontre des militants du MDI

Samedi 10 janvier, sur le parcours de la manifestation pro palestinienne et antisioniste à Paris, Jean-Yves Camus, politologue sioniste bien connu de tous les « extrémismes de l’Atlantique à l’Oural », a eu la chance fabuleuse de croiser des militants du MDI (Mouvement des damnés de l’impérialisme). Instant historique et émouvant que nous retrace cette vidéo… Sacré Jean-Yves !

14 janvier 2009

Massacres à Gaza : Où sont les catholiques ?

Communiqué d'Égalité et Réconciliation.

"Gaza, un camp de concentration", d'après un haut dirigeant du Vatican

"Je dis de regarder les conditions (de vie) des personnes qui vivent là-bas. Entourées par un mur qu'il est difficile de franchir. Dans des conditions contraires à la dignité humaine. Ce qui se passe ces jours-ci fait horreur", a réaffirmé jeudi le cardinal Martino, haut dirigeant du vatican.

Dans une interview accordée mercredi au quotidien italien en ligne Il Sussidiario.net , le prélat a lâché : "Regardons les conditions de vie à Gaza : cela ressemble de plus en plus à un grand camp de concentration."

Alors qu'Israël et le CRIF ont vivement critiqué ces déclarations, dénonçant des termes "tirés de la propagande du Hamas", le cardinal les a justifiées jeudi : "Certaines accusations ne me touchent pas. Dans mes paroles, il n'y a rien qui puisse être interprété comme anti-israélien", a-t-il indiqué dans les colonnes de La Repubblica .

Parralèlement, il est de bon ton dans certains milieux de souligner la dimension extra-européenne et surtout musulmane des manifestations organisées ces derniers samedis, et qui connaissent un succès croissant.

Ce qui devrait interloquer n’est pas la présence de nombreux musulmans – le CRIF, l’UMP et le PS ne s’étaient-ils pas aperçus de l’entrée en France de plus de 10 millions d’immigrés, majoritairement musulmans, en France depuis trente ans ?- mais plutôt l’absence des catholiques.

Ces crimes commis en terre sainte et qui frappent des enfants musulmans comme des enfants chrétiens n’interpellent-ils pas l’épiscopat Français, si prompt d’ordinaire à dénoncer le racisme ?

Les catholiques Français sont-ils plus influencés par les positions du Vatican ou par celle du CRIF et de son représentant élyséen ?

La meilleure manière de lutter contre la dimension communautaire de ces manifestations, dénoncée sans relâche par de grands spécialistes en la matière, serait que le peuple de France dans son ensemble, et plus particulièrement les catholiques, se mobilise massivement pour dénoncer la politique criminelle d’Israël.

De leur coté, les nationaux catholiques s’honoreraient en ne laissant pas le monopole de cette dénonciation aux musulmans. Ce serait une meilleure manière de regagner en influence dans les banlieues - et ainsi « lutter contre l’islamisation »- que de verser dans la caricature et l’islamophobie primaire.

Si les patriotes ne souhaitent pas que la cause patriotique palestinienne et la compassion qu’inspire leur souffrance soient récupérées par d’autres, et bien qu’ils s’engagent, comme l’exige la morale chrétienne et le propose Égalité et Réconciliation !

07 janvier 2009

L’opération « Plomb durci » : La guerre israélienne est financée par l’Arabie saoudite

Par Thierry Meyssan, via voxnr.com

Cet article a été publié en arabe par New Orient News. Il n’a pas pu être diffusé sur le Réseau Voltaire, saboté depuis plusieurs semaines.

 

L'attaque israélienne contre Gaza, est une option préparée de longue date. La décision de l'activer a été prise en réponse aux nominations de l'administration Obama. Les changements stratégiques à Washington sont défavorables aux visées expansionnistes de Tel-Aviv. Israël a donc cherché à forcer la main de la nouvelle présidence états-unienne en la plaçant devant le fait accompli. Mais pour organiser son opération militaire, Israël a dû s’appuyer sur de nouveaux partenaires militaires, l’Arabie saoudite et l’Égype, qui constituent désormais un paradoxal axe sioniste musulman. Riyad finance les opérations, révèle Thierry Meyssan, tandis que Le Caire organise des paramilitaires.

Depuis le samedi 27 décembre 2008, à 11h30 (heure locale), les forces armées israéliennes ont lancé une offensive contre la bande de Gaza, d’abord aérienne, puis aussi terrestre à partir du 3 janvier 2009, 18h30 (heure locale).

Les autorités israéliennes déclarent viser exclusivement des sites du Hamas et prendre le maximum de précautions pour épargner les vies des civils. Dans la pratique, viser « des sites du Hamas » signifie détruire non pas seulement les sites de ce parti politique, mais aussi les logements de ses cadres et, surtout, tous les bâtiments officiels. En d’autres termes, l’opération actuelle vise à anéantir toute forme d’administration dans la bande de Gaza. Le général Dan Harel, chef d’état-major adjoint, a précisé: « Cette opération est différente des précédentes. Nous avons mis la barre très haut et nous allons dans cette direction. Nous ne frappons pas uniquement les terroristes et les lance-roquettes, mais aussi l'ensemble du gouvernement du Hamas. Nous visons des édifices officiels, les forces de sécurité, et nous faisons porter la responsabilité de tout ce qui se passe sur le Hamas et ne faisons aucune distinction entre ses différentes ramifications. ».

Par ailleurs, « faire son possible pour épargner les vies des civils » ressort de la pure rhétorique et n’a aucune concrétisation possible : Avec environ 3 900 habitants au kilomètre carré la bande de Gaza est un des territoires à plus forte densité de population au monde. Il est matériellement impossible d’atteindre les cibles choisies sans détruire en même temps les habitations voisines.

Les autorités israéliennes affirment agir en légitime défense. Selon elles, des tirs de roquette ont repris contre l’État juif depuis la rupture unilatérale du cessez-le-feu par le Hamas, le 19 décembre 2008.

Or, le Hamas n’a pas rompu de trêve. Une trêve de six mois avait été conclue entre Israël et le Hamas par l’intermédiaire de l’Égypte. Israël s’était engagé à interrompre le blocus de la bande de Gaza ; l’Égypte s’était engagée à rouvrir le point de passage de Rafah ; et le Hamas s’était engagé à stopper les tirs de roquette contre Israël. Cependant, Israël et l’Égypte ne remplirent jamais leurs engagements. Le Hamas interrompit les tirs de roquettes durant des mois. Il les reprit en novembre à la suite d’une incursion israélienne meurtrière. Tirant le bilan de la duplicité de ses interlocuteurs, le Hamas a jugé inutile de renouveller un accord à sens unique.

Des tirs de roquette ont lieu depuis 2001 contre Israël. Prés de 2 500 tirs ont été recensés en 7 ans. Ils ont tué au total 14 Israéliens jusqu’au lancement de l’offensive. Ils n’ont fait aucune victime entre la fin de la trêve et la dernière attaque israélienne.

Or, la notion de légitime défense suppose une proportionnalité des moyens, ce qui n’est évidemment pas le cas. Tsahal a activé une soixantaine de bombardiers et au moins 20 000 hommes suréquipés face à des résistants armés de roquettes rudimentaires et d’adolescents munis de pierres.

Il est impossible d’estimer actuellement les dégâts matériels et humains. Au dizième jour de bombardements, les hôpitaux et services d’urgence ont dénombré 530 morts. Ce chiffre ne tient pas compte des victimes décédées avant l’arrivée des secours, dont les corps sont directement récupérés par les familles sans transiter par les services de santé. Les blessés se comptent par milliers. Faute de médicaments, ils ne pourront pas recevoir les soins nécessaires et seront pour la pluparrt handicapés à vie. Les destructions matérielles, quand à elles, sont considérables.

L’opération a été lancée au cours de la fête d’Hanoukka, un jour de shabbat. Elle a été dénommée « Plomb durci » par référence à une chanson d’Haïm Nahman Bialik que l’on entonne durant les huits jours d’Hanoukka. De la sorte, Israël, qui s’affirme comme « l’État juif », élève cette opération au rang de cause nationale et religieuse.

Hanoukka commémore le miracle de l’huile : pour rendre grâce à Dieu, les juifs qui avaient repoussé les Grecs, allumèrent une lampe à huile dans le temple sans prendre le temps de se purifier ; mais alors que la lampe ne contenait de l’huile que pour une journée, elle brûla durant huit jours. En liant l’opération militaire actuelle au miracle de l’huile, les autorités israéliennes indiquent à leur population qu’il n’est pas impur de tuer des Palestiniens.

La guerre israélienne a suscité des protestations dans le monde entier. Les manifestations les plus importantes ont eu lieu en Turquie, où elles ont rassemblé 700 000 personnes.

Le National Information Directorat, nouvel organe de propagande rattaché aux services du Premier ministre, a alors appelé les divers leaders israéliens à développer un autre argument. L’opération « Plomb durci » serait une bataille dans la « guerre mondiale au terrorisme » déclarée par les États-Unis et soutenue par le monde occidental. En effet, le Hamas est considéré comme une organisation terroriste par les États-Unis, même s’il ne l’est pas formellement par l’Union européenne. Le gouvernement israélien tente de relancer la thématique du « choc des civilisations » chère à l’administration Bush, alors que l’administration Obama qui entrera en fonction le 20 janvier a clairement annoncé qu’il l’abandonnerait.

Ce glissement rhétorique laisse entrevoir les motivations réelles de l’opération. Celles-ci sont à la fois à rechercher dans la nature de l’affrontement et dans la particularité de l’actuelle opération.

La logique du mouvement sioniste est de s’approprier cette terre en la nettoyant ethniquement ou, à défaut, d’y imposer un système d’apartheid. Les Palestiniens sont alors parqués dans des réserves, sur le modèle des bantoustans sud-africains ; actuellement la Cisjordanie d’une part, la bande de Gaza d’autre part. Tous les 5 à 10 ans, une importante opération militaire doit être déployée pour casser les velléités de résistance de cette population. De ce point de vue, l’opération « Plomb durci » n’est qu’un massacre de plus, perpétré par un État qui jouit d’une immunité totale depuis soixante ans.

Ainsi que l’a révélé Haaretz, le ministre de la Défense Ehud Barack n’a accepté la trêve de six mois que pour pousser les combattants du Hamas à sortir de l’ombre. Il a mis a profit cette période pour les cartographier dans le but de les anéantir dés que l’occasion se présenterait.

Reste que cette opération prend place durant la période de transition de la présidence états-unienne. Depuis septembre 2008, les observateurs avisés prévoyaient que Barack Obama accéderait à la Maison-Blanche grâce au soutien d’une coalition hétéroclite comprenant le complexe écolo-financier, le mouvement sioniste, les généraux en révolte et les partisans de la Commission Baker-Hamilton. Pour ma part, j’avais annoncé ce résultat dès le mois de mai.

Or, cette coalition n’a pas de position définie sur le Proche-Orient. Les généraux en révolte et les partisans de la Commission Baker-Hamilton considèrent avec leur maître à penser, le général Brent Scowcroft, que les États-Unis ont sur déployé leurs armées et doivent impérativement limiter leurs objectifs et reconstituer leurs forces. Ils se sont opposés à une guerre contre l’Iran et ont au contraire affirmé la nécessité d’obtenir l’aide de Téhéran pour éviter la débâcle en Irak. Ils déplorent les tentatives de remodelage du Grand Moyen-Orient (c’est-à-dire de modification des frontières) et appellent à une période de stabilité. Certains d’entre eux vont même jusqu’à préconiser de faire basculer la Syrie et l’Iran dans le camp atlantique en contraignant Israël à restituer le Golan et à résoudre partiellement la question palestinienne. Ils proposent d’indemniser les États qui naturaliseraient les déplacés palestiniens et d’investir massivement dans les Territoires pour les rendre économiquement viables. Cette perspective signifie la fin du rêve d’expansion sioniste tout autant que la fin de certains régimes arabes soutenus jusque-là à bout de bras par Washington.

De leur côté, les sionistes états-uniens qui ont lancé Barack Obama en politique il y a seulement douze ans, auxquels se sont joints les Clinton, depuis qu’Hillary s’est convertie au sionisme chrétien et a adhéré à la Fellowhip Foundation, soutiennent la poursuite du projet d’apartheid. Dans la foulée de la lettre de George W. Bush à Ariel Sharon et de la conférence d’Annapolis, ils veulent achever la transformation des Territoires en bantoustans. Un ou deux États palestiniens seraient reconnus par les États-Unis et leurs alliés, mais ce ou ces États ne seraient pas souverains. Ils seraient privés d’armées, leur politique étrangère et leurs finances resteraient sous contrôle israélien. Si l’on parvenait à y éradiquer la Résistance, ils se fondraient à terme dans le paysage comme les réserves indiennes aux États-Unis.

Inquiets pour leur avenir commun, des délégations égyptienne, israélienne et saoudienne se sont réunies en Égypte en septembre et octobre 2008. Selon une source de la Résistance, à l’issue de ces négociations, il a été convenu qu’en cas d’évolution défavorable à Washington, Israël lancerait une vaste opération militaire à Gaza, financée par l’Arabie saoudite, tandis que l’Égypte feraient entrer des paramilitaires à Gaza. Si de nombreuses fois par le passé des gouvernements arabes ont laissé le champ libre à Israël, c’est la première fois qu’ils participent à la planification d’une guerre israélienne, constituant ainsi un axe sioniste musulman.

Informés en temps réel par le chef de cabinet Rahm Emanuel (double national israélo-US et officier de renseignement militaire israélien) des rapports de force au sein de l’équipe Obama, la troika Israël-Égypte-Arabie saoudite a appris la répartition des fonctions.

Les postes importants au secrétariat d’État seront confiés à des protégés de Madeleine Albright et d’Hillary Clinton. Les deux secrétaires d’État adjoints, James Steinberg et Jacob Lew sont des sionistes convaincus. Le premier avait été un des rédacteurs du discours d’Obama à l’AIPAC.

Le Conseil national de sécurité échoit à des atlantistes inquiets que les provocations israéliennes débouchent sur une perturbation de l’approvisionnement énergétique de l’Occident, le général Jones et Tom Donilon. Jones, qui était chargé du suivi de la conférence d’Annapolis, a plusieurs fois exprimé son agacement face à la surenchère israélienne.

Le secrétariat à la Défense reste aux mains de Robert Gates, un ex-adjoint de Scowcroft et un membre de la Commission Baker Hamilton. Il s’apprête à remercier les collaborateurs dont il a hérité de Donald Rusmfeld et qu’il n’avait pu virer plus tôt comme il l’a déjà fait avec deux maniaques anti-Iraniens, le secrétaire à l’Air Force Michael Wynne et son chef d’état-major le général T. Michael Moseley.

En résumé, la troïka peut toujours compter sur l’appui diplomatique des États-Unis, mais plus sur son aide militaire massive.

C’est là le point nouveau au Proche-Orient. Pour la première fois, une guerre israélienne n’est pas financée par les États-Unis, mais par l’Arabie saoudite. Riyad paye pour écraser le principal mouvement politique sunnite qu’il ne contrôle pas, le Hamas. La dynastie des Séoud sait qu’elle doit anéantir toute alternative sunnite au Proche-Orient pour se maintenir au pouvoir. C’est pourquoi elle a fait le choix du sionisme musulman. L’Égypte quand à elle craint une contamination via les Frères musulmans.

La stratégie militaire reste cependant états-unienne, comme lors de la guerre de 2006 contre le Liban. Les bombardements ne sont pas conçus pour éliminer les combattants, ce qui je l’ai indiqué plus haut n’a pas de sens en milieu urbain, mais de paralyser la société palestinienne dans son ensemble. C’est l’application de la théorie des cinq cercles de John A. Warden III.

En définitive, toujours selon Haaretz, Ehud Olmert, Ehud Barack et Tzipi Livni ont pris la décision de la guerre le 18 décembre, c’est-à-dire la veille de l’expiration de la trêve.

Le National Information Directorat a organisé une simulation, le 22 décembre, pour mettre au point les mensonges qui serviraient à justifier le massacre.

L’opération a débuté le 27 décembre de manière à éviter que la papauté puisse s’en mêler. Benoît XVI a néanmoins évoqué dans son message de Noël « un horizon qui semble redevenir sombre pour les Israéliens et les Palestiniens ».

Revenons-en au théâtre d’opération. L’aviation israélienne a préparé le terrain à une pénétration terrestre, laquelle ouvre la voie à des paramilitaires arabes. Selon nos informations, environ 10 000 hommes sont actuellement massés prés de Rafah. Entraînés en Égypte et en Jordanie, ils sont placés sous le commandement de l’ex-conseiller national de sécurité de Mahmoud Abbas, le général Mohammed Dahlan (l’homme qui organisa l’empoisonnement de Yasser Arafat pour le compte des Israéliens, selon des documents rendus publics il y a deux ans). Ils sont appelés à jouer le rôle qui avait été dévolu à la milice d’Elie Hobeika à Beyrouth lorsque les troupes d’Ariel Sharon encerclèrent les camps de réfugiés de Sabra et Chatila.

Cependant, la troïka sioniste hésite à lancer ses « chiens de guerre » tant que la situation militaire à l’intérieur de la bande de Gaza reste incertaine. Depuis deux ans, de nombreux résistants palestiniens ont été formés aux techniques de guérilla du Hezbollah. Bien qu’ils soient en théorie dépourvus des armes nécessaires à ce type de combat, on ignore quelles sont leurs capacités exactes. Une défaite au sol serait une catastrophe politique pour Israël après la défaite de son armée de terre au Liban, en 2006, et de ses instructeurs en Géorgie, en 2008. Il est toujours possible de retirer rapidement ses blindés de Gaza, il n’en sera pas de même pour retirer des paramilitaires arabes.

L’Union européenne a appelé à une trêve humanitaire. Israël a répondu que cela n’était pas nécessaire car il n’y avait pas de crise humanitaire nouvelle depuis le début des bombardements. Pour preuve de sa bonne foi, le soi-disant « État juif » a laissé pénétrer quelques centaines de camions d’aide alimentaire et médicale… « pour 1 400 000 habitants » (ils sont 1,6 millions).

Dans chacune des guerres qu’Israël a conduites en violation du droit international, une avant-scène diplomatique a été organisée pour lui permettre de gagner du temps, tandis que les Etats-Unis bloquent toute résolution du Conseil de sécurité. En 2006, c’était Romano Prodi et la conférence de Rome. Cette fois, c’est le président français, Nicolas Sarkozy, qui produit le divertissement. Il a annoncé qu’il consacrerait deux jours de son précieux temps pour régler un problème où les autres ont échoué depuis 60 ans. Ne laissant guère de doute sur sa partialité, M. Sarkozy a d’abord reçu à l’Élysée la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, et le leader sunnite saoudo-libanais Saad Hariri, et s’est entretenu par téléphone avec le président égyptien Hosni Moubarak, le président fantoche de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, et le Premier ministre israélien Ehud Olmert.

En France, Gaza réveille la virulence des «anti-sionistes»

Les extrémistes de gauche et de droite se rejoignent.
par Sylvain Besson, Paris pour Le Temps (Suisse) via Voxnr.com

Une manifestation qui dégénère, des discours assimilant Israël au nazisme, des groupes nationalistes appelant à manifester avec la «gauche de la gauche» pour les Palestiniens... L'opération militaire à Gaza a réveillé, en France, le marigot de l'anti-sionisme radical. Il mêle militants d'extrême droite et anciens gauchistes, unis par la détestation de l'Etat juif vu comme le «chien de garde» de l'impérialisme libéral.

Samedi à Paris, une manifestation réunissant plus de 20 000 personnes, à l'appel d'organisations de gauche, s'est conclue par des incidents: voitures brûlées, magasins pillés et accrochages avec la police. Les «jeunes de banlieue» d'origine nord-africaine ne sont pas seuls en cause: «Il y avait aussi des papys de 50 ans, très énervés», témoigne Erwan Simon, l'un des organisateurs de la manifestation.

Dans le cortège s'étaient glissés des activistes de la droite extrême, tendance «nationaliste révolutionnaire». Un de leurs sites internet de référence, Vox NR, avait appelé à se joindre au défilé avec des mots d'ordre comme «Chrétiens de France, avec les musulmans!» ou «Sionistes, c'est vous les terroristes!»

«Pour nous, c'est clair, nous n'avons et n'aurons jamais aucun lien avec ces gens, précise Erwan Simon. Normalement, nous organisons le service d'ordre de manière à les sortir de la manifestation. Mais là, il y avait beaucoup plus de monde que prévu et c'était très difficile.»

Deux figures de cet anti-sionisme, qui prétend allier les extrêmes de gauche et de droite, ont fait parler d'elles récemment. L'humoriste Dieudonné, d'abord, a fait scandale en invitant l'historien négationniste Robert Faurisson à monter sur scène au Zénith de Paris. Son dernier spectacle, J'ai fait l'con, qui doit être produit à Genève en février, a pour thème quasiment unique la mainmise supposée des juifs sur les médias et la politique.

Haine du social-libéralisme
L'autre homme fort de la mouvance est un ami de Dieudonné, Alain Soral, ancien communiste devenu membre du Front national et conseiller de Marine Le Pen. Il affirme que le sionisme a comme objectif «l'extermination finale des Palestiniens» et prône l'alliance avec l'extrême gauche par haine du social-libéralisme: «La clique des bobo-libéraux [est] assurément la sous-classe sociopolitique la plus abjecte et la plus répugnante du monde», selon lui.

Le club fondé par Alain Soral, Egalité et réconciliation, dispose d'un pendant en Suisse romande, Unité populaire. Son animateur est un ancien du parti trotskiste Solidarités, David L'Epée. Il professe une admiration non dissimulée pour les islamistes: «J'ai [...] réalisé l'abîme incommensurable qui séparait ces deux mondes, celui - fait de droiture et de préceptes stricts - de l'islam, et celui, jouisseur et cynique, d'un Occident abandonné aux ravages du libéralisme apatride.» On peut lire sur son site: «Si le «monde libre» est représenté par Israël, nous sommes bien contents d'avoir «choisi le camp des méchants!»

En 2004, le rapport de Jean-Christophe Rufin, aujourd'hui ambassadeur de France au Sénégal, notait que l'anti-sionisme radical était devenu un «discours dominant» supplantant l'antisémitisme à l'ancienne. Son audience reste difficile à évaluer. Mais à en juger par les 5000 personnes qui sont allées voir Dieudonné au Zénith, le 26 décembre, il n'est plus vraiment confidentiel.

06 janvier 2009

Opération « Plomb durci », J+11 : Tsahal au cœur des combats urbains, ses pertes augmentent

 

 

Le point sur la situation militaire en fin de journée
Dans la journée, les combats se sont un peu calmés, du moins pour ce qui concerne les opérations terrestres. Pour progresser dans Gaza-Ville, Tsahal semble privilégier les opérations de nuit, profitant de sa supériorité technologique dans les combats nocturnes. Les troupes engagées la nuit dernière, notamment la Brigade Golani, ont été mises au repos. Ce soir, il semblerait qu’elles se préparent à être réengagées massivement au nord de l’agglomération.

Selon IsraelNN.com, les soldats tués la nuit précédente à Gaza nord sont le major Dagan Wertman (Brigade Golani), 32 ans, de Maaleh Mihmesh, le sergent Nitaï Stern, 21 ans (Brigade Golani), de Jérusalem, et le caporal Youssouf Samir Moadi, 19 ans de Haïfa. D’après de nombreuses sources Internet*, Wertman et Stern sont tombés au moment de l’attaque de commandos suicides du Hamas sur le PC tactique de la Brigade Golani établi en milieu de nuit dans un quartier nord de Gaza-Ville. Lors de cette tentative audacieuse de destruction de l’état-major de la brigade israélienne, le lieutenant-colonel Avi Peled, son chef de corps, avait même été blessé. Mais il est certain, dans le cadre de sa politique de communication, que Tsahal a tout intérêt à faire passer ce tragique événement pour une erreur de « tir ami », c’est sans doute moins humiliant. D’autant que la Golani avait déjà écopé : il y a deux jours, le sergent-chef Dvir Emanueloff, 22 ans, de la compagnie du génie, a péri lors d’un accrochage ; et le 30 décembre, l’officier Lutfi Nasereldeen, 38 ans, avait été tué par un éclat d’obus de mortier tombé près de sa position.

En début de matinée, un très violent engagement dans le secteur nord de Gaza-Ville a occasionné plusieurs pertes dans les rangs de Tsahal au moment où le Bataillon 202 relevait la Brigade Golani : un capitaine des parachutistes a été tué et cinq autres blessés. Il s’agit du capitaine Yonathan Netanel, 27 ans de Kedoumim, chef de compagnie au Bataillon 202 « Tzafa ». L’officier aurait été surpris, avec les hommes d’une partie de sa compagnie, par l’assaut de combattants palestiniens équipés à l’israélienne. En outre, un autre sergent de la Golani, Alexander Machvitsky, 21 ans, de Beer Sheva, a trouvé la mort alors que la compagnie du génie tentait de neutraliser un bunker. Cinq autres soldats de cette compagnie d’assaut ont été blessés lors de cet engagement.
Selon plusieurs sources, il semblerait que certaines unités palestiniennes aient trouvé à s’équiper, partiellement du moins, d’uniformes israéliens, ce qui contribuerait largement à semer la confusion dans les rangs de Tsahal lors de combats rapprochés. De plus, il est maintenant attesté que les forces palestiniennes utilisent régulièrement des commandos à motos pour tenter des incursions éclair sur les arrières des blindés israéliens, cherchant à les détruire à l’arme antichar portative.
En fin d’après-midi, la deuxième chaîne de télévision israélienne affirmait que 21 soldats de Tsahal avaient dû être hospitalisés d’urgence à Beer Sheva, sans plus de précisions. Le commandement militaire israélien a reconnu que 9 soldats ont été blessés dans la journée. Trois d’entre eux seraient sérieusement atteints et six autres légèrement touchés. Nous ne savons pas si ces blessés sont à ajouter aux 21 précédemment cités.

La journée a été ponctuée par les trop habituels raids aériens de F-16 et F-15 et de quelques assauts d’hélicoptères de combat Apache sur des positions supposées de combattants gazaouis.
Les pertes civiles palestiniennes dépassent maintenant les quelques 650 tués. Quant à leurs pertes militaires, elles sont particulièrement difficiles à évaluer au regard de ce type d’affrontement en milieu urbain. Tsahal avance le chiffre d’une centaine de tués pour la journée de lundi.

Ce matin, Israël a annoncé avoir éliminé Ayman Siam, le chef de l’unité chargée des roquettes et des forces d’artillerie du Hamas. Il aurait été tué dans un bombardement à Djebaliya, au nord de la Bande de Gaza. A plusieurs reprises, guidées par des drones d’observation, les batteries d’artillerie de Tsahal, M-109 Rochev et Doher de 155 mm, sont entrées en action, semant mort, panique et confusion dans de nombreux quartiers centraux de Gaza-Ville. Selon de multiples sources, y compris oculaires, Tsahal utiliserait des munitions au phosphore blanc, ce qui est strictement interdit par les conventions internationales. L’Etat hébreux pourrait être poursuivi devant la Cour pénale internationale de La Haye pour l’utilisation de ces munitions, selon un expert militaire interrogé par le Times (5 janv. 2009).
En utilisant leurs tout nouveaux systèmes radar, les batteries équipées du M-109L Doher peuvent « traiter » les positions supposées des pas de tirs de fusées Qasam et Grad en les ajustant avec précision. Tout ceci étant censé épargner les civils, ce qui est loin d’être le cas.

Cinq civils palestiniens ont été tués dans l’après-midi dans des tirs d’artillerie sur deux écoles gérées par l’ONU à Gaza-Ville et dans le sud de la Bande de Gaza. Et des tirs semblables auraient fait une quarantaine de morts** et une douzaine de blessés à proximité d’une autre école dans le camp de réfugiés de Djabaliah. Ces informations interviennent alors que Tsahal ne cessait de répéter ces dernières heures que nombre d’établissements publics, d’hôpitaux, de mosquées serviraient, selon le renseignement militaire israélien, à abriter des positions de combattants palestiniens ou d’abris pour armes et munitions. Information vraisemblable mais qui exclut le fait que Gaza-Ville ressemble plus, depuis une dizaine de jours, à un véritable camp retranché qu’à une paisible agglomération provinciale et où chaque habitant est une cible potentielle. Tsahal a fait diffuser une série de vidéos prises par ses drones d’observation où il semblerait que l’on aperçoive des combattants palestiniens dans Gaza faire feu avec des mortiers à proximité d’un bâtiment déserté présenté comme une école. Après une étude attentive de ces vidéos, il apparaît qu’elles datent d’octobre… 2007 et il n’est pas certain qu’il s’agisse effectivement de l’agglomération de Gaza.

En début de soirée, un porte-parole pour les brigades Al-Quds, l’aile militaire du mouvement palestinien du Jihad islamique, a déclaré à Al Jazeera que les tanks israéliens essayaient d’entrer une nouvelle fois dans la ville de Gaza. Il a déclaré que les combattants de son groupe avaient détruit un véhicule blindé israélien de transport de troupes dans les combats, vraisemblablement un M-113 « Classical ». D’autres blindés ont été aperçus à proximité des entrées de la ville avant le coucher du soleil.

On apprend aussi que des éléments de la Brigade spéciale Givati seraient en passe d’être engagés sur Gaza-Ville, notamment sa compagnie de génie d’assaut « Dolev » et le 432e bataillon d’infanterie « Tzabar ». Cette brigade spéciale a déjà été engagée sur la Bande de Gaza en février 2008, lors de l’Opération Hiver froid en réponse à des tirs de Qasam du Hamas. Elle connaît donc parfaitement le terrain.
La nuit à Gaza sera encore longue, très longue pour les civils palestiniens prisonniers de cette guerre qui leur est imposée.

* y compris des sites de discussion israéliens ou pro-israéliens
** 30 selon Tsahal, ce qui change certainement tout !

 

Source

Opération « Plomb fondu », J+11 : premiers combats extrêmement violents dans Gaza-Ville la nuit dernière

 

Aperçu de la situation militaire

Alors qu’hier soir, les unités israéliennes approchaient seulement des secteurs les plus urbanisés de Gaza, cette nuit fut l’occasion pour Tsahal d’entrer en contact direct avec les milices Izz al-Din al-Qassam, troupes de choc de l’organisation islamiste palestinienne, et autres unités de combattants de la Bande de Gaza.
Cette attaque de nuit a permis à Tsahal de profiter de sa supériorité en moyens de vision nocturne (intensificateurs de lumière, caméras thermiques) afin de pouvoir rapidement prendre le contrôle de points clés. Lors des combats, le commandant de la brigade d’élite Golani a été blessé.

Nous savons désormais que les forces palestiniennes qui affrontent celles d’Israël ne sont pas seulement composées d’unités issues du Hamas. En effet, il s’agit de combattants des Brigades des Martyrs d’Al Aqsa (dépendantes du Fatah), de ceux des Brigades Quods du Jihad Islamic, de combattants du FPLP appelés Brigades Abu Ali Mustafa et des Brigades Al-Nasser Salahdin du PCRP, soit en tout quelque 15.000 combattants aguerris, jeunes, motivés et assez bien équipés et suffisamment armés pour affronter des combats de rues dantesques.

En début de soirée, lundi vers 18h30 selon Haaretz, les premiers accrochages très sérieux avaient déjà occasionnés des pertes dans les rangs de Tsahal : plusieurs salves de mortiers avaient touché une vingtaine de soldats, en blessant douze sérieusement à Sajaiyeh, à l’est de Gaza-Ville. Dans le même temps, le Hamas assurait avoir abattu au-dessus de Rafah un drone israélien, sans plus de précisions.

Appuyés par des moyens aériens conséquents, des hélicoptères de combat de type Apache et Cobra, une cinquantaine de blindés lourds et moyens de la brigade d’élite Golani (1re Brigade d’infanterie mécanisée), qui s’était déjà illustrée à l’été 2006 au sud Liban avec les piètres résultats que l’on sait face au Hezbollah, ont tenté de pénétrer en force dans la zone la plus dangereuse de Gaza-Ville afin d’y établir des têtes de pont. Il s’en suivi plusieurs heures de très durs combats, obligeant les soldats israéliens à aller au contact des combattants palestiniens, avec l’appui feu de leurs blindés.

Les plus violents affrontements, impliquant de nombreux corps à corps, semblent avoir eu lieu au nord de Gaza-Ville. Attendant l’assaut dans des positions fortifiées très organisées, reliées entre elles par des tunnels et connaissant parfaitement le terrain, les miliciens islamistes ont du subir plusieurs assauts des Golani, renforcés par des parachutistes et des commandos Sayeret. En outre, les forces de l’Etat hébreux ont du aussi affronter nombre de zones piégées, les fameux « booby-trapps » ou « pièges à cons », véritables casse-tête pour leurs unités de démineurs.

Appuyés par des batteries de mortiers moyens (81 et 82 mm) et utilisant des lance-roquettes antichar portatifs, les combattants palestiniens ont pu repousser plusieurs assauts avant de céder du terrain sous la pression d’unités supérieures en équipements sophistiqués. Des commandos suicides auraient été employés par le Hamas contre des blindés israéliens, sans que l’on sache si ces engins ont pu être endommagés ou non. Selon plusieurs sources, toutes confirmées par Israël vers 3 heures du matin, il y aurait au moins trois tués du côté israélien et une vingtaine de blessés, dont trois très sérieusement. Un des blessés ne serait autre que le commandant de la brigade blindée Golani, le colonel Avi Peled. Si cette information était confirmée officiellement par Tsahal, comme elle l’est de la part de la presse israélienne, ce serait à l’évidence un franc succès pour la résistance palestinienne. Le fait que le chef de corps de cette unité, qui correspond à un régiment renforcé de type OTAN, ait pu avoir été blessé, démontre le niveau de violence, d’imbrication et de confusion qui régnait lors des combats urbains de cette nuit.
En tout état de cause, il ne s’agit nullement d’un « tir-ami », contrairement à ce qu’affirme Israël, relayé servilement par l’ensemble des médias occidentaux. De son côté, l’AFP a rapporté que Tsahal aurait eu trois fois plus de morts dans ses rangs, suite à ces combats.

Au total, quatre militaires israéliens auraient péri et 79 autres auraient été blessés depuis le début de l’offensive terrestre dans la Bande de Gaza, selon le bilan officiel israélien.

Selon des sources palestiniennes, les Brigades al-Qassam ont révélé dans un communiqué télévisé, qu’elles détenaient des missiles antichars. Il pourrait s’agit de postes de tirs de missiles de fabrication russe de type Metis-M et Kornet, armes antichars très efficaces qui, servies par le Hezbollah à l’été 2006 au sud Liban, avaient laissé un souvenir ému aux équipages de blindés israéliens.
Les forces palestiniennes ont confirmé avoir détruit dimanche un hélicoptère militaire (sans préciser le type), et plusieurs chars israéliens de type Merkava en utilisant ces missiles antichars pour la première fois. Tôt ce matin, les forces palestiniennes auraient réussi à détruire un blindé qui transportait des soldats, sans plus de précision.

En fin de nuit, des Merkava-3 et 4 ont été aperçus entrant dans la localité de Khan Yunes, suivis par des M-113 surblindés et autres engins du génie. D’autres affrontements ont été signalés près des localités de Jabaliya et Beit Lahya (nord).
Le bilan actuel de ces combats au sein de la population palestinienne s’élèverait maintenant à plus de 560 tués et au moins 2.700 blessés, majoritairement des civils innocents. Les porte-parole de Tsahal affirment que l’armée israélienne aurait capturé une centaine de « terroristes » et en aurait tué autant. Des affirmations qui ne peuvent être vérifiées.

Pendant ce temps-là, les roquettes du Hamas continuent de tomber en territoire israélien : pour la seule journée de lundi ce sont plus de 40 « Qassam » et « Grad » qui ont touchées les zones d’Ashkelon, d’Ashdod, de Sderot, de Kiryat Malakhi, près d’ Ofakim, de Netivot et de Beer Sheva. Comme si l’offensive israélienne semblait impuissante à éteindre l’incendie qu’elle a déclenchée.

Dernière minute : selon Haaretz, Tsahal vient de reconnaître qu’un de ces officiers des parachutistes a été tué cette nuit à Sadjiaya, dans les faubourgs de Gaza-Ville, lors des affrontements. Officiellement, c’est le premier officier de Tsahal tombé au feu depuis le lancement de l’Opération Plomb fondu

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05 janvier 2009

Gaza : la réalité cachée d'un massacre

04 janvier 2009

Washington a conceptualisé l’agression israélienne contre les Palestiniens à Gaza

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« Il est évident qu’Israël n’aurait jamais pu lancer ses F-16 contre Gaza sans l’assurance d’une impunité internationale totale, soulignait le chroniqueur du Temps qui passe le 31 décembre. Comme on s’y attendait, Washington a proclamé le “droit d’Israël à se défendre” ». Mais Washington a fait beaucoup plus : l’hyper-puissance américaine a littéralement conceptualisé le mode d’agression, normé la tactique mise en œuvre par Tsahal contre la bande de Gaza. Washington supervise la guerre menée contre les Palestiniens de Gaza.

Ce concept du tout aérien, appliqué en l’espèce à Gaza, ne date pas d’hier : il a été conçu par le maréchal de l’air britannique Sir Arthur Travers Harris dit “Bomber” Harris (1892 - 1984) durant la Seconde guerre mondiale : Harris, chef du Bomber Command, croyait faire plier l’Allemagne hitlérienne en rasant les villes, en croyant que les populations se retourneraient contre Hitler. Dresde (135.000 morts selon Irving, peut-être beaucoup plus) est le parfait exemple de la politique stratégique de Harris. C’est suivant ce même concept que Le Havre a été rasé en son centre ville par les bombardiers britanniques en septembre 1944 ; les stratèges britanniques espérant que les Havrais se retourneraient contre l’occupant. Bien évidement, c’est tout le contraire qui s’est produit : l’Allemagne hitlérienne n’a pas échappé à une invasion terrestre, très coûteuse en vies, tout comme Le Havre…

Du coté américain, c’est Curtis LeMay (1906 - 1990) qui reprit à son compte ce concept avec pour résultat : Hiroshima et Nagasaki ! Après guerre, LeMay organisa le fameux SAC, Strategic Air Command.

Néanmoins, malgré ses piètres résultats, ce concept a fait des émules depuis et fait partie, aujourd’hui, des stratégies occidentalo-atlantistes officielles en matière militaire. C’est justement ce concept qui a été appliqué (pour ne citer que cette opération) au sud Liban à l’été 2006 avec les résultats que l’on sait.

Loin d’être une guerre improvisée dans un contexte particulier, il apparaît que l’Opération « Plomb durci » (dénominatif global de l’ensemble des opérations militaires contre la bande de Gaza) avait été préparée de longue date et au cœur même de l’administration de guerre américaine, au Pentagone. Mieux : les Etats-Unis ont fourni, quasi gratuitement, les munitions de haute technologie (JDAM, Paveway…) qui aujourd’hui frappent les quartiers populaires de Gaza, occasionnant plus de 400 tués et plusieurs milliers de blessés, d’infirmes et de traumatisés à vie.

Cette campagne aérienne imposée par les technocrates du Pentagone à Tsahal dans la bande de Gaza, tout comme au Liban sud à l’été 2006, est l’application du concept américain dit du « shock and awe », littéralement « choc et effroi » : intervention aérienne massive, très impressionnante, avec des succès démonstratifs de tirs de précision (ou présentés comme tels), et puis les habituelles erreurs d’identification, les « dégâts collatéraux » avec des pertes civiles qui deviennent vite très importantes ; et surtout, l’impression très forte de l’absence complète de perspectives politiques, avec un but militaire presque impossible à atteindre. La perspective politique, c’est d’assommer l’autre (ennemi ou pas, sans distinction aucune) de façon à éliminer le problème. C’est l’application de ce mot fameux d’un général américain au général belge Briquemont, quand ce dernier commandait la force ONU à Sarajevo en 1993 : « Nous, en Amérique, on ne résout pas les problèmes, on les écrase ». Il s’agit à l’évidence d’une attaque contre un pays, qui s’affirma de jour en jour comme attaque contre ses infrastructures, son économie et ses habitants. William S. Lind avait mis la chose à la fois en évidence et en perspective grâce à son concept de « guerre de quatrième génération » (G4G ou 4th Generation Warfare - 4thGW)*.

Au Liban en 2006, l’armée israélienne s’est avérée prisonnière de ses moyens, comme l’armée américaine l’est elle-même en Irak occupé. Leurs moyens sont si puissants que l’objectif militaire doit être à la mesure du phénomène, presque impossible à atteindre, ce qui signifie un maximalisme militaire constant. Aucune place n’est laissée à la manœuvre puis à l’arrangement politique, ce par quoi on obtient des victoires, semi-militaires, semi-négociées, caractéristiques de ce type de conflit. En s’américanisant, au lendemain de la guerre de 1982, Tsahal semble avoir déserté son théâtre d’opération national et régional pour entrer dans une sphère différente. L’armée israélienne a développé l’arrogance et une excessive sûreté en elle aux dépens de la souplesse et de l’adaptabilité. Elle sait plus que jamais casser beaucoup de choses mais il devient très douteux qu’elle sache encore gagner une guerre. Les erreurs de ces forces surpuissantes créent les conditions de leurs défaites ultimes, c’est-à-dire les insurrections et les résistances à tous les niveaux.

La théorie de l’Airland Battle date de la décennie 80 (conceptualisée dans les années 70) et consiste à séparer la logistique de l’adversaire au niveau du premier échelon en utilisant massivement et presque exclusivement la force aérienne. Elle a été conçue pour répondre à une attaque massive du Pacte de Varsovie dans un contexte de supériorité numérique terrestre présupposé de l’ennemi soviétique. Le problème, dans l’application de cette théorie dans le cadre du Hamas, est que ce dernier n’a quasiment pas besoin de logistique. Lors de l’Opération Allied Force contre la Yougoslavie en 1999, l’application de cette théorie avait déjà été mise à mal, les forces aériennes de l’OTAN devant faire face à une armée serbe pour le moins bien implantée, particulièrement camouflée et totalement indépendante sur le théâtre du Kosovo au niveau de son premier échelon. La doctrine d’emploi de l’Airland Battle nécessite l’engagement d’une force aérienne massive. Pour cela, l’ensemble des cadres de la force aérienne israélienne (Heyl Ha Avir) a été formé aux Etats-Unis, dans les mêmes centres que leurs homologues de l’US Air Force et des Marines. En Israël, on ne compte plus les « conseillers militaires » au cœur des unités aériennes et terrestres de Tsahal.

Mais, à l’évidence, Tsahal fut en peine de mettre en œuvre cette stratégie à l’été 2006 au sud Liban : la centaine d’appareils qui survolait quasi constamment le Liban fut totalement insuffisante, il en aurait fallu trois fois plus. Les Israéliens n’eurent donc pas les moyens de la stratégie imposée par les technocrates du Pentagone. Il s’agissait néanmoins d’une campagne massive de destruction et d’isolement prédateur (par blocus) dont les conséquences allaient être une irritation internationale de plus en plus grande et une mobilisation arabe également grandissante contre les Israéliens. Même si l’on se place du point de vue américain, on reste confondu, cherchant en vain la logique politique de ce déchaînement. Stratégiquement, on dénotait clairement une volonté affichée de diviser le Liban par des bombardements en profondeur sur les infrastructures civiles. Sur les buts opérationnels recherchés et les moyens employés par les Israéliens, on rencontre dans les milieux militaires européens une réelle incompréhension. Une source militaire européenne observait pour nous que « si l’armée israélienne ne s’est pas toujours signalée par le sens des nuances, comme au Liban en 1982, elle nous avait tout de même habitués à un certain savoir-faire contre les guérillas. Mais là, on reste perplexe quant aux modus operandi opérationnel, s’il s’agit de détruire le Hezbollah ». Ce point est évidemment important puisque, quel que soit le but politique des Israéliens, quel que soit leur « plan géopolitique », il aurait fallu tout de même qu’ils commencent par détruire le Hezbollah, ou, dans tous les cas, par le rendre inopérant.

Et ce sont les mêmes lacunes que l’on rencontre aujourd’hui en ce qui concerne Gaza. Le Hamas est loin d’être réduit à néant, même s’il accuse des coups sévères ces derniers jours. Et c’est essentiellement sur les populations palestiniennes que le déchaînement de la soldatesque sioniste se concentre, avec pour effet un resserrement de la population de Gaza autour de ses chefs actuels, ceux du Hamas justement.

Il va bien falloir que les stratèges israéliens engagent les forces terrestres de Tsahal pour aller au contact avec les combattants aguerris du Hamas et « finir » le travail. C’est le même principe qui fut utilisé à l’été 2006 au Liban avec des résultats catastrophiques. Cet engagement redouté par l’opinion israélienne est incontournable pour la stratégie israélienne en cours. Et, puisque Tsahal n’a aucunement retenu les leçons de l’été 2006 tant dans sa tactique employée que dans l’engagement de ses moyens terrestres coordonnés avec ses forces aériennes, il n’y a aucune raison que cela se passe comme à la parade pour la première puissance militaire » de la région. En ce sens, nous ne pouvons que renvoyer à l’analyse du colonel Jean-Louis Dufour sur cette question. Et, là, Washington risque bien de n’être d’aucun secours…

——

* William S. Lind est directeur du Center for Cultural Conservatism de la très conservatrice Free Congress Foundation. Il a travaillé avec le colonel de l’Air Force John Boyd (1927 – 1997) sur le développement théorique de la G4G par des moyens exclusivement aériens. Boyd fut le concepteur du théorème stratégique du « tout aérien » OODA : Observ – Orient – Decid – Action. La théorie de la G4G, et son application par Tsahal, a été expliquée par Philippe Grasset du site Internet dedefensa.org.

15 décembre 2008

Discours de Jean-Marie Le Pen au Conseil national

 

 

 

A l’occasion du Conseil National du Front National, qui s’est déroulé ce week-end, Jean-Marie LE PEN a prononcé un discours d’une grande tenue.

 

Chers amis, Chers camarades,

Puisqu’il m’est donné, une fois de plus, l’occasion d’intervenir devant vous, à l’orée des fêtes de fin d’année, fêtes de l’Espérance s’il en est, je voudrais vous faire partager mon analyse de la situation politique et fixer le cap du mouvement, ainsi que vous indiquer les espoirs objectifs que j’entrevois pour le mouvement national, mais aussi, avant tout, vous présenter mes vœux de Joyeux Noël et de Bonne et Heureuse année 2009.

La situation politique née de la crise économique mondiale est radicalement nouvelle. Les attentes de nos compatriotes ont changé, les vieux discours de l’oligarchie sont usés jusqu’à la corde, la place des Etats-nations se redéfinit peu à peu.

Dans ce contexte, il est de mon devoir de Président du Front National de faire preuve de lucidité, de précision et de rigueur dans l’analyse, mais je revendique également le droit à l’optimisme, tant il est vrai, dans l’histoire des hommes comme dans celle des peuples, que parfois le Diable porte pierre, et que la vie commence toujours demain.

 

La suite : ICI

14 décembre 2008

Election de Miss France : rendons la parole au peuple !

 

Communiqué de presse de Marine Le Pen
Vice-Présidente du Front National

Par une indiscrétion de Mme de Fontenay, on apprend que lors de l’élection de Miss France, le public a plébiscité Miss Pays de Loire, suivie de peu par Miss Lorraine.

Miss Midi-Pyrénées n’a donc été finalement élue que grâce au jury constitué de nos habituelles élites autoproclamées et coupées des Français.

Marine Le Pen demande que dans cette élection, comme dans toutes les autres, on rende enfin la parole au peuple !
Elle félicite Miss Pays de Loire et sa dauphine Miss Lorraine, pour avoir réussi à conquérir par leur charme, le cœur des Français.

11 décembre 2008

Qui sont les profanateurs ?

 

 

 

 

Par Christian Bouchet, éditorialiste à Voxnr

Pour la troisième fois en moins de deux ans, le carré musulman du cimetière militaire de Notre-Dame-de-Lorette, près d'Arras, a été l’objet de dégradation. Ces actes inqualifiables scandalisent, à juste titre, la France entière, y compris tous les nationaux qui n’oublient pas le nombre de musulmans qui se tinrent aux côtés des Français catholiques dans les moments les plus difficiles de notre histoire.

L’abjection et le scandale de ces actes est encore renforcé par l’exploitation qu’en fait la propaganda staffel du système.

Ainsi, on tente de nous convaincre que leurs auteurs des profanations seraient membres de “ groupuscules néo-nazis ”. Cela sans plus de précisions, et pour cause : il y a en effet bien longtemps que les dits groupuscules ont disparu de la vie politique française, y compris de sa lunatic fringe…

Soyons clair, je n’exclue pas que cet acte immonde soit l’objet de quelques hilotes et QI à deux chiffres, de blaireaux à poils courts, de skinheads ou d’assimilés.

Mais derrière les auteurs des faits, il faut voir ceux dont les écrits peuvent les avoir décidé à agir…

Et là, on cherche en vain la moindre trace de “ néo-nazisme ” !

 

 

En effet, qui a, peu avant la première profanation, diffusé sous le titre Fitna, un petit film appelant à la haine du musulman ?

Des néo-nazis ?

Pas le moins du monde… Un député hollandais, d’origine libérale, qui déclare être “ très proche d’Israël la seule démocratie au Moyen-Orient”, dont la fréquentation est pour lui “ un antidote qui le prémunit contre l’extrême droite européenne. ”

De même sont-ce des néo-nazis qui ont fait leur fonds de commerce de la démonisation de l’islam ?

Fallaci, Redeker, Rioufol, Fourest ou Val sont-ils des néo-nazis ?… Non pas, par contre il est acquis qu’ils sont tous de grands amis de l’entité sioniste et des dénonciateurs virulents de la religion musulmane.

Comme le sont tous les sites, qui d’Occidentalis à Islamovigilance en passant par Novopress et celui de la Ligue de défense juive, exploitent le même filon, dans l’impunité la plus totale.

D’ailleurs, qui nous dit que les profanateurs de Notre-Dame-de-Lorette ne se sont pas inspirés d’une autre profanation d’un cimetière musulman qui c’était produite la semaine précédente… en Palestine occupée ? Elle avait été le fait de jeunes colons juifs qui avaient tagués les tombes d’un cimetière proche d’Hébron, exactement comme cela a été fait dans la nécropole militaire d’Arras…

10 décembre 2008

Samedi 13 décembre : Conférence sur le Kosovo et la Serbie à Paris

Samedi prochain, le Cercle Aristote, présidé par Pierre-Yves Rougeyron, organise une conférence sur les Balkans autour de Louis Dalmas, écrivain et directeur de Balkans Infos et de Maurice Livernaut, historien et collaborateurs à Balkans Infos

au centre Saint-Paul, 12 rue Saint Joseph à Paris Métro ligne 8 et 9 Station Grands Boulevards.

Cette réunion commencera à 14 heures.

Louis Dalmas signera son ouvrage Le crépuscule des élites. Participation : 4 euros

Plus de 100 000 personnes aux funérailles nationales d’Alexis II à Moscou

Source : NP Info

Il y avait une foule immense à la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou pour dire un dernier adieu au chef de l’Eglise orthodoxe russe, décédé vendredi dernier à l’âge de 79 ans. Plus de 100 000 personnes, selon RIA Novosti, sont venus rendre un dernier hommage au patriarche Alexis II, acteur principal du renouveau religieux et spirituel que connaît la Russie depuis près de 20 ans.

Quelque 40 000 d’entre eux sont ensuite descendus dans les rues empruntées par le cortège funèbre qui a presque parcouru le 7 km séparant la cathédrale du Christ-Sauveur de celle de l’Epiphanie où le chef religieux a été inhumé. La foule ne s’est pas dispersée, même après la descente du cercueil dans la tombe à l’issue de la litie, l’ultime prière du service funèbre orthodoxe. Et ce sont plus de 6 000 policiers et militaires que les autorités russes avaient mobilisé pour assurer le bon ordre pendant la cérémonie.

Pour l’occasion, toute la classe politique russe s’était réunie, derrière le président Dmitri Medvedev et le Premier ministre Vladimir Poutine, de même que plusieurs dirigeants politiques et religieux étrangers, dont le président biélorusse Alexandre Loukachenko, pour dire leurs adieux premier chef de l’Eglise chrétienne orthodoxe de la Russie post-soviétique.

Le patriarche oecuménique Bartholomée Ier était présent, parmi d’autres chefs religieux, pour participer à l’office funèbre. Appelé aussi patriarche de Constantinople, dont le siège se trouve à Istanbul (Turquie) il n’a, contrairement au pape, qu’une prééminence honorifique sur les autres Eglises orthodoxes.

09 décembre 2008

Kosovo : Nettoyage ethnique terminé au village de Kriljevo !

Source : NP Info

Alors que l’Union européenne confirme la date du 9 décembre pour le déploiement de sa mission de “police et de justice” (sic !) au Kosovo (Eulex), les derniers Serbes du Kosovo continuent d’être épurés ethniquement par la majorité albanophone oppressante.

Comme l’a déjà évoqué un site d’information de la mouvance identitaire, Stanica et Stanka Bogdanovic, deux Serbes respectivement âgés de  74 et 77 ans, ont été retrouvés morts dans leur maison de Kriljevo (à l’Est du Kosovo, près de Kosovska Kamenica) il y a quatre jours. Ils étaient les deux derniers Serbes à vivre encore dans cette enclave, prétenduement placée sous protection internationale. Désormais, le nettoyage ethnique est terminé dans ce village albanisé de force depuis l’été 1999, comme le soulignent plusieurs sources francophones et slavophones. Depuis les demandes d’explications sur ce drame ne cessent d’affluer auprès du “gouvernement” du Kosovo. Le porte parole de la police albano-kosovare de Gnjilane, Ismet Hashani (ex membre de l’UCK), persiste à affirmer que la mort du vieux couple aurait une cause « naturelle », comme l’a rapporté la presse albanophone. Une version soumise à caution puisqueles deux septuagénaires sont décédés en même temps… Du reste, la « justice » de Pristina vient de refuser l’autopsie des corps de la part d’une équipe médicale non albanaise. Interrogé par des médias serbes et occidentaux, le maire serbe du village de Kosovska Kamenica, Boban Jevtic, pense quant à lui que le couple a été purement et simplement assassiné, comme des milliers de Serbes depuis début 1997, date du début de l’offensive terroriste pan-albanaise au Kosovo Métochie. Jevtic affirme que la police albanaise du Kosovo (issue des bandes mafieuses de l’UCK) souhaiterait dissimuler ce nouveau meurtre par souci diplomatique au moment où la mission Eulex se déploie.

Après l’attaque par arme automatique sur un médecin serbe à Osojane, près de Pec (Ouest du Kosovo), c’est le deuxième évènement tragique qui se produit en moins d’une semaine dans la province serbe. Il y a, à l’évidence, un lien étroit entre ces assassinats et le déploiement de la mission de l’Union européenne en charge d’avaliser l’albanisation forcée du Kosovo, un lien qu’étrangement le site d’information de la mouvance identitaire, que nous citons plus haut (qui s’appuie pourtant sur des sources semblables aux nôtres : Beta, RTS, B92, Danas, Blic…), semble totalement ignorer.

Passant outre la question des crimes de nettoyage ethnique considérés comme les plus graves commis contre les minorités non albanaises, à l’exemple des assassinats de la famille Stolic à Obilic, des agriculteurs à Staro Gracko et des enfants à Gorazdevac, le gouvernement euromondialiste de Belgrade, soucieux de faire bonne figure devant l’Union européenne, a donné son feu vert au déploiement de cette mission, accord bien évidemment passé sur le dos des derniers Serbes du Kosovo. Un déploiement qui devrait se faire sous l’égide de Javier Solana, l’ex secrétaire général de l’OTAN , celui-là même qui avait ordonné 78 jours de bombardements intensifs contre la Serbie-Yougoslavie afin d’aider le séparatisme pan-albanais dans son plan d’épuration ethnique et son rêve de Grande Albanie. Pour tous les Serbes du Kosovo, cette mission n’est qu’un élément de plus destiné à justifier la politique de nettoyage ethnique à leur encontre développée par les mondialistes au profit des extrémistes pan-albanais pour satisfaire des objectifs géostratégiques mettant les Balkans occidentaux sous la botte des puissances américaine et allemande. Du reste, il est maintenant avéré que les services spéciaux allemands, le BND, agissent toujours en sous main pour déstabiliser toute forme de résistance serbe au profit des albanophones.

Du côté des Albanais du Kosovo, c’est le jusqu’auboutisme qui l’emporte, comme à chaque fois. Mobilisant les plus extrémistes derrière le mouvement Vetëvendosja (autodétermination) de l’agitateur professionnel Albin Kurti (lié aux réseaux islamo-mafieux de l’UCK), les puissants clans ghegs, qui président en sous main aux destinées de la province historique serbe occupée, n’entendent pas en rester là.

Le 1er décembre, une manifestation, qui n’avait rien de spontanée, a regroupé 5 000 activistes selon la police albano-kosovare, où Naser Shatri leader de l’organisation des anciens combattants de l’Armée de libération du Kosovo, a pris la parole avec une virulence rare. Tout un symbole, lorsque l’on sait que le noyau dur des bandes armées des années 97-99 n’a toujours pas été démantelé et qu’il se serait même reconstitué sous le dénominatif d’AKSh, armée nationale albanaise. L’objectif de ces extrémistes est de faire en sorte qu’il n’existe plus aucun Serbe sur le territoire du Kosovo Métochie, quitte à s’en prendre à l’Eulex. Leur cible désigne clairement les derniers Serbes vivant en apartheid dans des enclaves et ceux du Nord de la province. La guerre du Kosovo n’est toujours pas terminée.

Pour soutenir les Serbes du Kosovo qui luttent chaque jour pour leur survie, vous pouvez contacter les militants de la Fraternité Franco-Serbe (FFS) : cliquez ici.

Quand les Identitaires s’arrogent le droit de donner des leçons de politique

 

Après les résultats très encourageants obtenus par le Front national à Croix (Pas-de-Calais) à l’occasion du premier tour de l’élection municipale partielle, résultats salués par la plupart des médias honnêtes, voilà que le site d’information Novopress, se permet d’émettre des critiques comparables à celles que l’on pourrait retrouver dans Libération ou Le Monde.

Le correspondant de Novopress.info Flandre ose interpréter les résultats de la liste menée par Marcel Dubus (7,29 %) d’une façon pour le moins malhonnête et remet en cause le fait indéniable que le FN a fait une percée inattendue qui est d’abord la conséquence d’un énorme travail sur le terrain. Il est vrai que les Identitaires, en matière de percée électorale sont des experts : avec les glorieux résultats de l’Identitaire Spieler à Strasbourg en mars dernier (2,17 % des voix après trente années de militantisme local) et ceux de la liste Nissa rebella de Philippe Vardon à Nice (3,03 %), pour ne citer que celles-là, ils peuvent asseoir crânement leur expertise en matière d’échecs.

Leur devise pourrait être : Faites ce que nous disons, ne faites surtout pas ce que nous faisons !

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08 décembre 2008

Municipale partielle de Croix : l’analyse politique d’Eric Dillies

Eric Dillies

 

Malgré une forte abstention, plus de 61 %, Marcel Dubus, candidat FN à la municipale partielle de Croix a obtenu 7,29 % des voix. Absent en mars 2008, le Front National fait une percée inattendue qui est d’abord la conséquence d’un énorme travail sur le terrain malgré la faiblesse des moyens dont il dispose.

En mars 2008, la liste de droite conduite par Bernard Six avait été élue au premier tour avec 52 % des voix devant Mme Francine Langevin, tête de liste PS. Le problème était que M. Six n’habitait pas Croix… Ce qui avait conduit Mme Langevin à faire un recours en annulation confirmé par le Tribunal administratif en septembre.

La présence d’une liste FN déposée une heure avant la clôture avait créé la surprise et ce, malgré la décision inopinée du Préfet d’avancer la date des élections. Question : avait-on peur de la présence d’une liste FN à Croix ?

Aujourd’hui, le FN est la clé du deuxième tour. En effet, M. Régis Cauche (UMP), avec 46,65 % a fait le plein des voix et perd 6 points par rapport à mars 2008. Mme Langevin (PS) 41,03 %,  fusionnera certainement avec la liste communiste conduite par M. Roger Demortier, 5,03 %, ce qui mènerait la gauche à… 46,06 %, c’est-à-dire à égalité avec la liste de droite.

C’est donc les électeurs de Marcel Dubus qui détiennent la clé du scrutin de la semaine prochaine.

La forte disparité sociale de Croix ne facilite pas la tâche de M. Cauche. L’électorat populaire du FN ne se tournera pas facilement vers sa liste… il le sait et aura ce soir le sommeil perturbé.

Cependant, c’est à lui de savoir ce qu’il veut. Remporter la mairie de Croix passera nécessairement par le FN et Marcel Dubus. L’oublier fera triompher la gauche.

Comme l’a dit ce soir Marcel Dubus « la seule bonne place, c’est la première. Mais quand il manque quelque chose pour gagner, cela s’appelle la défaite ». Et ça c’est sa victoire et celle du FN.

La preuve en est que le ballet de la séduction a commencé. Plusieurs électeurs UMP sont venus féliciter Marcel. Au gré de la conversation, certains ont déclaré que le Front avait besoin d’un nouvel élan qu’incarnait aujourd’hui Marine Le Pen.

Voilà un message d’espoir pour les futures élections européennes. Mon petit doigt me dit que Marine créera la surprise !

Eric Dillies

Source et NP Info

07 décembre 2008

L’Identitaire Robert Spieler partisan de l’euthanasie et du suicide assisté

Contrairement à ce qu’il a souvent laissé entendre, et encore dernièrement, Robert Spieler, délégué général du sous-groupuscule anti-Le Pen Nouvelle Droite Populaire (NDP), et ancien président du groupuscule séparatiste identitaire Alsace d’Abord, serait un chaud partisan de l’euthanasie et du suicide assisté. En ce sens, il imiterait l’Identitaire suisse Christoph Blocher, adepte lui aussi de l’éradication des malades, des infirmes et des vieillards jugés trop coûteux…

Selon nos sources, fiables, Robert Spieler irait ainsi totalement à l’encontre de certains « fondamentaux » qu’il ose hautement brandir comme des tables de la Loi, afin de justifier son action destinée à nuire au FN et au mouvement national en général.

Dans les faits, ces « fondamentaux » ne seraient en réalité qu’une simple posture ; ce qui en dit long sur ceux qui, aujourd’hui, osent encore les brandir pour criticailler bien stupidement le Front national et sa direction.

Dans un courriel daté du 6 décembre 2008 21:57:30 GMT+01:00, et envoyé à certains de ses correspondants, dont NP Info, Robert Spieler affirme : « Je vais peut-être choquer certains d’entre vous, mais je suis partisan de l’euthanasie et du suicide assisté. Il n’en demeure pas moins que j’admire le courage et la foi du Grand Duc du Luxembourg ». Avec grand courage, le souverain luxembourgeois vient en effet de refuser de signer une proposition de loi sur l’euthanasie.

Tête de liste de Strasbourg d’Abord aux dernières municipales de 2008 (2,17 % pour trois décennies d’implantation locale…), Robert Spieler avait reçu le soutien sans faille de Bernard Antony, président de Chrétienté Solidarité. Un Romain Marie, authentique opposant de l’euthanasie et du suicide assisté, et qui ne s’était pas posé de questions pour appuyer cette liste d’inspiration européiste, authentiquement anti-nationale et ouvertement anti-FN contre celle du frontiste Christian Cotelle, ce dernier étant pourtant réellement opposé à l’euthanasie et au suicide assisté, lui. Un Bernard Antony qui n’avait pas non plus hésité à soutenir le franc-maçon d’extrême gauche anticlérical labellisé UMP Jean-Luc Moudenc sur Toulouse. A ce stade, il est des bizarreries qui ne s’expliquent plus…

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Aïd-El-Khébir : le rituel barbare annuel

 

 

Par Thomas Joly

Comme chaque année, les millions de musulmans occupant notre pays, égorgeront lundi de pauvres bêtes dans des conditions souvent ignobles.

En effet, les abattoirs légaux, pourtant installés avec déférence par les collabos zélés des pouvoirs publics, ne suffisent pas aux égorgeurs de moutons qui, pour beaucoup, préfèrent effectuer la boucherie dans la baignoire de leur logement HLM ou bien en pleine nature, au détriment de toutes les règles élémentaires d'hygiène.

L'animal (tourné vers la Mecque) n'est bien sûr pas étourdi avant qu'on lui coupe la gorge avec plus ou moins de dextérité, les "sacrificateurs" homologués n'étant pas suffisamment nombreux.

Courageusement, Brigitte Bardot s'élève tous les ans contre cette pratique barbare complètement étrangère à nos coutumes et à notre identité française. Voici l'adresse de son site : http://www.fondationbrigittebardot.fr

Le département de l'Oise ayant le privilège inestimable de compter une communauté musulmane particulièrement importante, le lundi 8 décembre sera une sale journée pour les mérinos isariens...