09 mai 2008
Liban : la guerre civile reprend à Beyrouth

Des hommes armés de l'opposition chiite ont pris le contrôle de plusieurs quartiers de la capitale libanaise. Les affrontements ont déjà fait 11 morts et plus de 20 blessés. Pour le troisième jour consécutif, les combats ont repris vendredi matin à Beyrouth, entre sympathisants de la majorité antisyrienne et pro-israélienne et ceux de l'opposition, dont le camp chrétien du général Michel Aoun. De quoi faire craindre une nouvelle guerre civile au Liban, comme en témoigne la une du quotidien francophone L'Orient Le Jour : «Beyrouth-Ouest plonge dans la guerre des rues». «Pour la République toute entière, c'est tout autant, désormais une question de vie ou de mort», écrit également l'éditorialiste Issa Goraieb.
Vendredi, au lendemain du discours du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, sur une «déclaration de guerre» du gouvernement libanais, des hommes armés de l'opposition chiite ont pris le contrôle de plusieurs quartiers de Beyrouth. Des hommes du Hezbollah ont également mis la main sur la chaîne de télévision pro-gouvernementale, en exigeant l'interruption des programmes. «Des hommes armés ont encerclé l'immeuble de Future TV, dans le district de Sanayeh, à l'ouest de Beyrouth et ont demandé, via le commandement de l'armée, la fermeture de la chaîne», a affirmé Nadim Moulla, PDG de la chaîne propriété de la famille Hariri, Future News, très hostile aux Chiites et aux partisans de Michel Aoun. «On a décidé de confier l'affaire à l'armée», a-t-il ajouté. La télévision a cessé peu après de transmettre. Il s'en est suivie une démonstration de force qui a très vite dégénérée.
Toute la nuit et jusqu'à vendredi matin, des tirs d'armes automatiques et de roquettes de type RPG étaient entendus notamment dans l'Ouest de la capitale, où se concentrent les combats entre membres du Hezbollah qui dirige l'opposition et ceux du Courant du Futur, parti d'un pilier de la majorité de Saad Hariri, ouvertement soutenu par les Occidentaux, voir les Israéliens.
Plusieurs hommes armés étaient visibles dans les rues et sur les balcons des immeubles, alors que les rues de la capitale étaient quasi-désertes. Le trafic aérien est toujours paralysé.
Au troisième jour d'intenses combats de rue - les premiers du genre depuis la fin de la guerre civile en 1990 - on dénombre déjà 11 morts et plus de 20 blessés.

Réarmement des miliciens de Geagea
Cette situation était prévisible au regard d’éléments épars apparus ces derniers temps dans la presse régionale proche orientale et que l’on pouvait néanmoins percevoir avec un œil attentif. Ainsi, depuis deux ou trois mois, des informations concernant le réarmement des Forces libanaises du très pro-occidental Samir Geagea, nous étaient parvenues par ce biais. En effet, la FINUL maritime, composée pour l’essentiel d’éléments de la Kriegsmarine , avait intentionnellement laissé passer plusieurs cargos bourrés d’armes en provenance du port de Vlora en Albanie et à destination des quartiers chrétiens, en flagrante violation de l’embargo décrété par l’ONU sur les armes au Liban. Avec l’aide de services occidentaux, des anciens réseaux de Viktor Bout, trafiquant d’armes international arrêté le 6 mars dernier en Thaïlande par les Américains, et de réseaux liés à la mafia albanaise, la milice du chef chrétien serait en voie de reconstitution. Ainsi, l’effroyable explosion du dépôt d’armes albanais le 15 mars dernier (pas très loin de Vlora, au nord de Tirana, explosion très forte, entendue jusqu'à Durrès, à 20 kilomètres de là et dont le souffle a été ressentie dans la capitale), n’aurait été qu’une macabre mise en scène destinée à camoufler un vol d’armes sophistiquées fournies à Tirana par l’OTAN dans le cadre du Partenariat pour la Paix , armements qui se retrouveraient maintenant entre les mains des extrémistes des Forces libanaises.
Autre élément : depuis deux ans, l’armée libanaise et, notamment, sa composante chrétienne et ses éléments les plus anti-syriens, sont encadrés par des « conseillers » politiques et militaires américains, européens et même parfois israéliens. Plusieurs centaines de millions de dollars ont été investis par Washington pour moderniser et revaloriser des pans entiers de l’armée libanaise, fractions destinées à donner le change à un Hezbollah indompté depuis l’échec de l’opération militaire israélienne au Sud Liban à l’été 2006, officiellement destinée à réduire la milice chiite.
En octobre dernier, le sous-secrétaire américain à la Défense , intervenant dans le cadre de négociations sur la coopération militaire avec le Premier ministre du Liban Fouad Siniora, n'a pas caché que les Etats-Unis voulaient installer une base militaire dans ce pays. Eric Edelman, chargé des affaires politiques, a insisté sur l'intention de Washington d'établir des rapports de « partenariat stratégique » avec l'armée libanaise afin de la renforcer. Si un tel projet venait à aboutir, le Hezbollah n'aurait plus aucun motif de garder ses armes, indispensables dans sa lutte pour libérer les terres libanaises occupées par Israël et serait désarmé, au besoin avec l’aide de la FINUL présente en force au Liban Sud depuis un an.

La Syrie et l’Iran en ligne de mire
Ces événements interviennent justement au moment où la Russie entend faire du port syrien de Tartus une base d’accueil pour sa flotte de Méditerranée/Mer Noire et semble avoir déjà commencé des travaux destinés à accueillir les moyens adéquats pour défendre le port en cas d’agression. En juin 2007, on apprenait que la Russie allait aussi vendre à la Syrie des chasseurs MiG-29M/M2, selon Kommersant. Le montant total du contrat avec la Syrie sur les livraisons des MiG-31 et MiG-29M/M2 était évalué à un milliard de dollars, selon la même source. On évoquait aussi la livraison de quelques batteries sol-air Pantzyr S1-E et de S-300P. Même si Damas peut sembler avoir du mal à honorer financièrement de telles commandes d’armements, Israël prend ce réarmement syrien très au sérieux argumentant qu’une partie du matériel pourrait très vite se retrouver entre les mains du Hezbollah, à quelques miles du territoire hébreux. Et la présence de missiles antichars russes Metis-M et Kornet (dont les équipages de chars israéliens Merkava semblent avoir encore un souvenir ému) dans l’arsenal du Hezbollah à l’été 2006 n’a fait que conforter les craintes du haut-commandement de Tsahal.
De surcroît, deux stations ELINT de surveillance électronique, construites avec l’aide des Russes en Syrie, sont sur le point d’être opérationnelles. Stations d’écoute et d’espionnage principalement tournées vers le Liban, Israël et l’Irak occupé. Déjà, le 6 septembre dernier, une opération de la force aérienne israélienne sur le territoire syrien avait fait l’objet de multiples spéculations et, entre autres, la possibilité que Tel-Aviv ait tenté de tester le dispositif de défense sol-air syrien et les moyens de détection de Damas en prévision d’opérations à venir.
Ces événements interviennent aussi au moment où Téhéran semble de plus en plus impliqué dans les difficultés croissantes que rencontrent les Etats-Unis et leurs alliés en Irak face aux milices chiites de Moktada El-Sadr, alors qu’il y a quelques mois le Pentagone annonçait fièrement en avoir fini avec la dissidence armée des Chiites. Une situation à ce point critique que certains observateurs avertis évoquent déjà une guerre américano-iranienne de type asymétrique.
Un type de conflit de nouvelle génération qui pourrait bien se développer dans les prochaines semaines au cœur même de la capitale libanaise.
R. M.
10:18 Publié dans Géostratégie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : liban, israel, politique, marine le pen, identité, syrie
08 mai 2008
Guerre froide : Expulsions croisées de diplomates russes et américains

AP - La Russie a ordonné à deux attachés militaires de l'ambassade des Etats-Unis à Moscou de quitter le pays, en réponse à l'expulsion de deux diplomates russes en poste à Washington, ont annoncé des responsables américains jeudi. « Nous sommes opposés à cette mesure mais nous nous conformerons à la requête du gouvernement russe », a déclaré un porte-parole du département d'Etat, Gonzalo Gallegos.
A Moscou, le ministère russe des Affaires étrangères s'est refusé à tout commentaire.
Les responsables américains ayant requis l'anonymat ont nié qu'il existe un rapport entre les expulsions des attachés américains, ordonnées le 28 avril, et celles des attachés russes, ordonnées respectivement le 6 novembre 2007 et le 22 avril dernier. Ils ont refusé de préciser le motif des expulsions mais ont affirmé qu'aucune accusation, d'espionnage par exemple, n'avait été portée contre les intéressés.
La nouvelle de ces expulsions survient au lendemain de l'investiture de Dimitri Medvedev à la présidence russe tandis que son prédécesseur et mentor Vladimir Poutine a été nommé Premier ministre jeudi.
18:22 Publié dans Géopolitique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : europe, russie, usa, poutine, identité, marine le pen
Les soldats de Bush

par Louis Dalmas
Taïaut ! Taïaut ! Les trompettes sonnent. Les tambours battent. Nos morts-vivants sont sortis de leurs tombes politiques et littéraires pour mener une nouvelle guerre sainte. Mobilisés par Washington, ils se jettent à corps perdus dans la défense de leurs derniers modèles de civilisation : les Tibétains, après les Tchétchènes et les Albanais.
A corps perdus. C'est ça qui gêne. Le battage. Le tsunami médiatique. Nous savons bien que la lutte contre toute oppression est une nécessité incontournable. Mais le fracas déclenché hier en faveur des fanatiques de Grozny et des racistes de Pristina, aujourd'hui en faveur des moines en délire de Lhassa, dépasse de si loin les dénonciations murmurées de l'inégalité et de la misère en France, que la disproportion est choquante. Les matamores des droits de l'homme – qui ne prennent jamais la peine de s'informer avant d'enfourcher leurs dadas – s'émeuvent plus de la douleur discutable à l'étranger que du malheur réel devant leurs portes. Comme ça, ils ne s'engagent pas dans le subversif. Ils se font de la pub sans risque. Ils ont bonne conscience à peu de frais (avant de s'apercevoir, longtemps après, qu'ils n'ont peut-être pas misé sur le bon cheval). Pendant ce temps, d'autres, plus retors, se servent de leurs emballements pour détourner l'attention du vrai combat économique et social.
En fait, leurs emballements occultent une bonne question : un Etat a-t-il le droit de se défendre ? La réponse est “oui”, mais seulement s'il est membre de l'Alliance Atlantique. Aux USA, on peut bafouer la justice à Guantanamo et entretenir des centres secrets de torture dans le monde entier. En Europe, on peut brutalement disperser des manifestations, décimer l'ETA et l'IRA, et agresser un pays indépendant. Ca s'appelle maintenir l'ordre et lutter contre le terrorisme.
Partout ailleurs, c'est-à-dire en Serbie, en Russie ou en Chine (ces pays barbares qui échappent à l'OTAN), le même genre de riposte s'appelle écraser une minorité.
Une réaction bien entendu inacceptable par nos justiciers des cocktails parisiens : hier, ils mettaient Moscou (bourreau des Tchétchènes) au ban de l'humanité et appelaient à bombarder Belgrade (bourreau des Albanais) ; aujourd'hui, ils crachent sur Pékin (bourreau des Tibétains) en broyant le sport dans la moulinette de la morale et en inondant la flamme olympique avec l'eau bénite de la bien-pensance. A la grande joie de Robert Ménard, le pantin à la tête de Reporters sans frontières, qui usurpe la défense de la liberté des journalistes avec l'argent américain en réclamant le boycott des affreux communistes qui inquiètent ses patrons, et de Daniel Cohn-Bendit, qui gomme ses trahisons politiques en jouant les révolutionnaires de salon.
Dommage que des sentiments généreux soient ainsi dénaturés. Les droits de l'homme existent. C'est incontestable. Le malheur est qu'ils soient défendus par ces gens-là.
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Elections en Serbie : combat politique serré entre patriotes serbes et mondialistes apatrides

Le 11 mai prochain, ce dimanche, se dérouleront en Serbie les élections municipales et législatives anticipées. Elections hautement importantes pour ce pays qui, depuis le début des années 1990, n’a eu de cesse d’encaisser de multiples agressions d’une rare violence à l’initiative de puissances occidentales hostiles, la dernière étant la déclaration autoproclamée d’« indépendance » du Kosovo au mépris du droit international.
Ces élections sont d’autant plus importantes que, cette fois-ci, il se pourrait bien qu’une alliance de fait se fasse entre les patriotes du SRS de Tomislav Nikolic et les droitistes du DSS de Vojislav Kostunica, amenant à la mise en place d’un gouvernement de Salut public à Belgrade.
Bien que les représentants de ces deux partis démentent sans relâche avoir conclu le moindre accord de coalition après les élections du 11 mai prochain, les analystes, qui rejetaient autrefois toute hypothèse d’une collaboration entre les radicaux (SRS) et les « populaires » (DSS), pensent que c’est désormais une option très vraisemblable. Le 3 février dernier, le candidat patriote et nationaliste, Tomislav Nikolic, avait été battu de justesse par le candidat mondialiste Tadic à l’élection présidentielle. Depuis, les difficultés en Serbie se sont aggravées et la crise du Kosovo n’a en rien arrangé les choses. Du reste, le Parti radical de Serbie a pris soin d'associer sur ses affiches électorales -photo- les portraits de Nikolic et de son fondateur et toujours président, Vojislav Seselj, prisonnier politique à La Haye.
Ce scrutin de dimanche est donc une sorte de revanche salutaire du camp patriotique, une revanche qui pourrait sonner comme une libération.
Les officines mondialistes et européistes à l’oeuvre
Ce renouveau national, tant espéré en Serbie, et notamment parmi les couches populaires les plus fragilisées, sonne comme une alerte chez les mondialistes et cosmopolites qui entendent maintenir la Serbie , un des plus vieilles nations d’Europe, sous leur joug. Déjà, certains ont tenté d’empêcher les Serbes du Kosovo de voter dimanche ; et la campagne électorale dans les enclaves serbes de la province occupée, à Kosovska-Mitrovica notamment, se fait quasiment dans la clandestinité, avec la complicité de la « communauté internationale ».
On mobilise à tout va du côté des cosmopolites, comme cette initiative du « Forum des écrivains serbes » (tous d’ex-communistes ralliés opportunément au très abjecte libéralisme globalisé) qui entend imposer à l’opinion publique un discours moralisateur aux accents de terrorisme intellectuel.
Ces derniers temps, des officines occidentales ont multiplié manœuvres et aides en direction des « pro-européens » et des listes de « minorités » en Serbie comme celles du Sandjak musulman, celle des pan-albanais de la vallée de Presevo (liés à l’UCK et aux bandes islamo-mafieuses) ou encore celle des Hongrois de Voïvodine. Des ONG subversives, en lien direct avec le Conseil de l’Europe, certaines instances de l’Union européenne et le NED (National Endowmemt for Democracy, proche de Madeleine Korbel-Albright), ont commencé à collecter des signatures de soutien, pour permettre à la liste des extrémistes albanais de la vallée de Presevo de pouvoir se présenter. Une fois de plus dans cette campagne électorale, islamistes de Novi Pazar, islamo-mafieux pan-albanais de Presevo et séparatistes hongrois se retrouvent copains comme cochons contre les intérêts nationaux de la Serbie et de son peuple.
Du reste, le MPSZ (Alliance civique hongroise) vient de recevoir le soutien de provocateurs patentés et stipendiés du HVIM, groupuscule activiste d’extrême droite, provocateur, ultra-violent, raciste, antinational, révisionniste et ouvertement slavophobe et anti-orthodoxe, groupuscule dont de nombreux membres ont été condamnés pour des violences répétées. Un groupuscule qui se vantait d’avoir reçu l’appui d’Otpor en janvier 2007 afin de participer à des actions hostiles à la Serbie.
Pourtant, il s’avère que d’autres minorités nationales de Serbie refusent d’entrer dans ce jeu stupide et dangereux, comme c’est le cas des Roumains du Banat, des différentes communautés roms, ou encore des Bulgares du Timok.
Le comportement de l'Union européenne, et notamment de la France à l'égard de la Serbie , fait penser à celui d'O'Brien dans 1984 de Georges Orwell : après avoir amputé la Serbie , l'Union européenne lui tend la main tout comme O'Brien donne un repas chaud avec des morceaux de viande au héros après l'avoir torturé. Le but étant de faire en sorte que le héros finisse par aimer Big Brother. Ce comportement est évidemment d'une violence et d'un cynisme inouïs.
Les élections du 11 mai prochain vont opposer les partis occidentalistes et pro-mondialistes réunis autour du président Tadic aux nationalistes serbes, patriotes et russophiles. L'issue est incertaine, les deux camps sont au coude à coude. Mais la campagne prend une tournure inquiétante : Les menaces contre les responsables serbes se sont multipliées après la signature la semaine dernière à Luxembourg par le vice Premier ministre Bozidar Djelic (notamment formé dans les réseaux Soros dans les années 1990), en présence de Boris Tadic, de l'Accord de stabilisation et d'association (ASA) avec l'Union européenne, accord qui enferme la Serbie dans des contraintes politiques et économiques normées par des technocrates européens et qui valide, de fait « l’indépendance » du Kosovo, province serbe occupée et albanisée de force.
Du reste, le président du Conseil national serbe du nord du Kosovo, Milan Ivanovic, a l’intention de poursuivre en justice le président, le vice-premier ministre et le ministre des Affaires étrangères de Serbie pour avoir signé l'ASA avec l'UE.
L'Accord de stabilisation et d'association avec l'Union européenne a été signé à Luxembourg par le vice-premier ministre serbe Bozidar Djelic en présence du président et du ministre des Affaires étrangères de Serbie, respectivement Boris Tadic et Vuk Jeremic.
L'opposition accuse le président Tadic d'avoir cédé le Kosovo en échange de garanties de rapprochement avec l'Union européenne. Le Premier ministre de Serbie Vojislav Kostunica (DSS) et le chef de file du Parti radical serbe (parti le plus important du pays) Tomislav Nikolic se sont catégoriquement opposés à la signature de l'ASA avec l'UE.
Ambiance délétère
A Belgrade, des affiches qualifiant le président Tadic d'ennemi de l'Etat ont été placardées à plusieurs endroits de la ville. Et un journal a cité une lettre qu'aurait reçue le chef de l'Etat, une lettre dans laquelle il est écrit que Tadic obtiendra ce qui est dû à tout traître au peuple serbe, à savoir une balle dans le front. Un contexte délétère qui s’ajoute au mal ambiant qui traverse actuellement la Serbie. Outre l’amputation du Kosovo, les Serbes doivent encore supporter les conséquences néfastes de la politique de casse sociale et industrielle imposée par les « pro-européens » depuis le coup d’Etat d’octobre 2000. L’économie serbe est mal en point : les parrains de la mafia locale, ceux qui ont profité de la période Milosevic avant de se muter en grand « démocrates » avec l’avènement de « l’opposition démocratique » en 2000-2001, ont été les seuls bénéficiaires de la « transition ». Avec l’aide de politiciens retors comme Djindjic, puis Tadic, Djielic, sans oublier Draskovic et Kostunica, ils ont mis en place des monopoles qui font baisser le pouvoir d’achat des citoyens et qui empêchent la création d’emplois, pourtant nécessaire à la relance économique. Cette situation va à l’encontre des règles de la concurrence, et instaure une « dictature de l’argent sale ». De surcroît, force est de constater que la logique des privatisations, imposée par l’UE, ne sert qu’à remplir les caisses vides de l’État, sans se soucier des exigences du service public, comme le souligne Blic dans son édition du 25 avril dernier. La conclusion générale est sombre : l’économie en Serbie est déjà en grande part dans les mains des monopolistes locaux, tous acquis aux principes mondialistes de la prédation, et la plupart des ressources naturelles stratégiques et des activités industrielles deviendront la proie des gros capitaux étrangers, si rien n’est fait pour redresser le pays dans un esprit national et patriotique. Tout cela remet aussi directement en question la souveraineté de l’État et l’identité même de la Serbie et du peuple serbe.
L’écriture du serbe : enjeu de l’identité nationale et géopolitique
Comme l’explique Jean-Baptiste Blanc, l’enjeu politique de dimanche va jusqu’à se retrouver au cœur même de l’identité serbe : la langue et sa manière de l’écrire. Le serbe s’écrit traditionnellement en alphabet cyrillique depuis le XIXe siècle. Cependant, à travers les époques, l’écriture cyrillique a été de plus en plus concurrencée par l’alphabet latin, de sorte qu’aujourd’hui les deux alphabets cohabitent dans l’écriture de la langue serbe. Ainsi certains journaux serbes utilisent l’alphabet cyrillique, d’autres l’alphabet latin. Mais le choix de l’un ou l’autre alphabet n’est pas innocent. Pour preuve, des associations de défense du cyrillique ont vu le jour ces dernières années en Serbie pour lutter contre le progrès d'un alphabet latin porté toujours plus par la mondialisation et les ONG occidentales en charge de dénigrer et salir la culture serbe.
Enfin, les partis représentant les minorités ethniques tendent à préférer l’alphabet latin. C’est le cas de la Coalition hongroise, dans ses quelques rares pages rédigées en serbe.
Ainsi donc, parmi les partis pouvant espérer obtenir des députés, cinq utilisent uniquement l’alphabet latin. Sans surprise, ce sont les partis les plus favorables à « l’intégration » (comprendre : l’assujetissement) de la Serbie aux institutions euro-atlantiques. Et l’observateur averti de conclure : « Dis-moi avec quel alphabet tu écris, et je te dirai quelle orientation géopolitique tu défends… »
Nécessaire redressement national
En cas de victoire du Parti radical de Serbie – avec ou sans accord avec le DSS de Kostunica - aux élections législatives du 11 mai, Belgrade ne livrera pas de ressortissants serbes au tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie de la Haye (TPIY), a déclaré Tomislav Nikolic, chef du SRS.
Son parti est crédité selon les sondages de 36% des suffrages, ce qui pourrait lui permettre de créer une coalition avec les opposants au Parti démocratique (DS) du président Tadic. « Après le 11 mai, personne en Serbie ne pourra être accusé par le TPIY. Et pas un Serbe ne sera remis à La Haye », a-t-il déclaré dans une entrevue publiée mardi 6 mai par le quotidien russe Vremia Novosteï. « Nous sommes déterminés à renforcer nos relations avec les authentiques amis de la Serbie , parmi lesquels la Russie , qui occupe une position stratégique. La Serbie doit également coopérer avec la Chine , l'Inde, le monde arabe et africain, l'Amérique latine et l'UE. Mais nous imposons une condition à Bruxelles: que l'UE mène des négociations avec la Serbie toute entière, avec le Kosovo en son sein. Que les fonctionnaires européens négocient avec un pays, pas avec ses différentes entités », a-t-il indiqué.
Si les vœux des patriotes serbes pouvaient se réaliser dimanche prochain, dans un contexte de renouveau affirmé de la Russie et de l’ensemble des peuples Slaves orthodoxes sur notre continent, il est incontestable qu’un vent de liberté, en provenance de l’Est est en train de se lever en Europe. Un vent de liberté dont l’ensemble des peuples, et le peuple français en tout premier lieu, serait bien inspiré de profiter dans les années à venir.
R. M.
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07 mai 2008
Ambiance patriotique à Moscou à la veille du défilé du 9 mai

Alors que les cérémonies de passassions de pouvoirs entre Vladimir Poutine et le nouveau président de la Fédération de Russie, Dimitri Medvedev, viennent de s’achever en grandes pompes, la Russie connaît un fort élan patriotique et nationaliste avec les préparatifs du défilé du 9 mai, destiné à célébrer la grandeur retrouvée de l’armée. Cette grande parade affichera ostensiblement les matériels les plus modernes et les plus performants comme les fameux missiles stratégiques Topol-M, chars lourds T-90, batteries sol-air S-300, sol-sol BM-30 Smerch, automoteurs d’artillerie 2S19M1 de 152 mm et autres blindés comme des BMP-3, des Tunguska, Tor-M1 et autres SA-11 Buk, drapeaux tricolores russes aux aigles bicéphales et étendards à croix de Saint-André flottant au vent. Le 9 mai au matin, la puissance militaire russe fera officiellement son retour au cœur de Moscou après 18 ans d’absence.
Cela va « démontrer notre potentiel croissant en matière de défense », a lancé hier le président sortant Vladimir Poutine, donnant le ton. « Nous ne menaçons personne et ne nous apprêtons pas à le faire, nous n’imposons rien à personne », a-t-il toutefois ajouté alors que Tbilissi, satellite occidental et miné par les réseaux mondialistes, accuse Moscou de préparer une « agression militaire » après le déploiement de 1 000 soldats supplémentaires de la force de paix russe en Abkhazie.


Une Russie, unie, forte et patriotique
Depuis son arrivée au pouvoir en 1999, Vladimir Poutine, lui même ex-officier, n’a eu de cesse de restaurer le statut de grande puissance de la Russie , après le traumatisme de la chute de l’URSS, et de redonner à l’armée russe sa fierté. La Russie , qui traversait une période troublée lorsque la démission surprise de Boris Eltsine, a propulsé Poutine au pouvoir, le 31 décembre 1999. L'économie était en crise, la Serbie venait de subir une agression occidentale totalement injustifiée sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale et le Caucase était en proie au terrorisme séparatiste tchétchène.
Huit ans plus tard, les électeurs s'estiment redevables à Poutine de la transformation du pays et le président, appelé à prendre la tête du gouvernement dès son départ du Kremlin, jouit d'un taux de popularité sans précédent de quelque 70%.
La Tchétchénie a été en grande partie pacifiée et les principaux chefs terroristes ont été tués, même si une insurrection islamiste de moindre ampleur continue d'être une relative source d'instabilité dans la région.
L'économie, stimulée par le cours élevé du pétrole et du gaz et par les réformes de marché lancées par Poutine dès son arrivée au pouvoir, croît sur un rythme annuel de 7%. Une audacieuse politique nataliste a été lancée par le Kremlin ; et la jeunesse russe affiche ouvertement et fièrement son patriotisme à la face du monde, comme l’on révélées les multiples manifestations en ce sens il y a quelques mois lors des élections présidentielles russes, devant un parterre de journalistes occidentaux dépités.
Les grandes entreprises russes font leur entrée sur les marchés occidentaux, comme le sidérurgiste Severstal qui a des participations dans des aciéries américaines, et la compagnie pétrolière LUKOIL, qui dispose d'un réseau de 2 000 stations-service aux Etats-Unis et projette d'acheter des raffineries dans ce pays.

Des blindés place du Kremlin
Côté « communication », les reportages abondent sur les grands exercices militaires et chaque nouveau tir de missile de dernière génération. Les bombardiers stratégiques ont aussi repris leurs vols, interrompus depuis la fin de la Guerre froide, le tout relayé par une habile rhétorique officielle. De nouveaux projets sortent des cartons des industries de guerre ; l’armée russe se modernise, se renforce, retrouve progressivement sa puissance d’autrefois.
Vendredi, la Russie , qui dénonce les projets d’expansion de l’OTAN à ses frontières, entend montrer à l’Ouest, dans la grande tradition des parades soviétiques et tsaristes, qu’elle ne s’en laisse pas impressionner.

« On peut voir ce défilé comme un signe de la renaissance de notre armée, de sa puissance, et comme un signal à nos partenaires de l’OTAN », commentait hier le quotidien pro-Kremlin Izvestia en une. Depuis quelques jours, les journaux télévisés sont inondés d’images de blindés et autres engins militaires descendant les grandes artères de Moscou et de chasseurs bombardiers Mig-29 et Su-27 survolant la capitale, accompagnés de bombardiers stratégiques Tu-22M, 95 et 160, lors d’innombrables répétitions du défilé.
Lundi, des milliers de soldats en uniforme, des dizaines de blindés et, clou du spectacle, quatre lanceurs de missiles Topol-M (SS-27 en code OTAN), fer de lance de la force stratégique russe, ont déferlé sur la place Rouge pour une grande répétition générale. À 10h00 sonnantes au carillon du Kremlin, le cérémonial a démarré avec la revue des troupes, soigneusement alignées, par le ministre de la Défense Anatoli Serdioukov. Les seuls grands absents étaient le président sortant Vladimir Poutine et son successeur Dimitri Medvedev, qui prendront tous deux place vendredi dans la tribune officielle, aux couleurs nationales, dressée devant le mausolée de Lénine (dont la momie doit se retourner dans sa bulle...!).

Le nouveau président, qui aura été investi deux jours plus tôt, va ainsi d’office associer son nom à la rhétorique militariste ambiante.
Au même moment, la situation en Abkhazie où la Russie vient d’augmenter son contingent de 1 000 hommes à 3 000 hommes, en accusant Tbilissi de préparer une opération militaire, suscite des inquiétudes croissantes. Washington entend utiliser son pion Géorgien pour multiplier les provocations dangereuses. Ce renouveau historique de la Sainte-Russie motive des jalousies attisées par des appétits revanchards du côté des occidentaux englués en Irak, en Afghanistan et incapables de proposer une alternative viable, un modèle de société cohérent et décent, à l’ensemble des peuples européens qui se sont débarrassés du communisme étatique à la fin du XXe siècle.
Quelques vidéos amateurs filmées lundi dernier, ici :
http://smotri.com/video/view/?id=v40148706a1
Pour suivre en direct, vendredi matin, à 07h00 heure de Paris, le défilé de Moscou :
http://wwitv.com/portal.htm?http://wwitv.com/television/i...
08:31 Publié dans Géostratégie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, politique, russie, moscou, marine le pen
06 mai 2008
Les militaires de Vigipirate logés derrière le local à poubelles

Un document interne de l'armée de terre de décembre 2007 - dont nous avons eu connaissance (1) - décrit les conditions de vie des militaires participant à la mission de surveillance Vigipirate à Paris. Pas terrible ! Le point critique concerne les "vigies", c'est-à-dire les lieux où sont logés les militaires sur les sites qu'ils doivent surveiller durant une période de 24 heures .
Gare de Lyon: "Les sanitaires sont ceux des voyageurs, situés de l'autre côté de la gare. Les soldats doivent inscrire leur nom sur un carnet. Cette comptabilité un peu mesquine est aussi une source de vexation possible (s'inscrire pour uriner) (...) Cette vigie est une pièce unique pour l'espace de travail et pour l'espace de repos, qui ne sont séparés que par un filet de camouflage".
Gare d'Austerlitz: "Une seule salle, sans fenêtre ni aération. Il n'y a pas de sanitaire à proximité. Les sanitaires sont ceux de la gare, fermés de 22h00 à 6H00".
EuroDisney: "Correcte" mais "la position des abris derrière les cuisines d'un établissement de restauration rapide aux effluves graisseuses tenaces, après les locaux à poubelles, est assez significative du niveau de considération accordé".
Saint-Lazare: Local "surchauffé par le passage des conduits de chauffage".
Ecole militaire (pour la Tour Eiffel ): "Les pièces bénéficient des fortes effluves des écuries situées au rez de chaussée".
La Défense : "très correcte" mais "l'absence totale de moyen de lutte contre les incendies pourrait le rendre impropre à l'accueil de personnel. La cohabitation de radiateurs électriques avec les effets de couchage en matière synthétique peut être fort dangereuse".
...mais ils sont invités à la télé !
Il n'y a toutefois pas que du mauvais. Le rapport pointe "les relations excellentes avec la population". Lorsqu'ils ne sont pas en mission, les militaires - qui restent deux semaines en région parisienne - sont hébergés au Fort de l'Est où "les conditions d'hébergement sont très correctes" et la nourriture "variée et de très bonne qualité".
Les militaires peuvent profiter de leur séjour parisien pour découvrir la capitale et ses plaisirs. Ainsi, "les sociétés de communication font largement appel aux groupements Vigipirate en offrant des places lors des enregistrements d'emissions télévisées. Les soldats sont très appréciés, car ils sont sérieux, respectueux des horaires et très "bon public"".
La mission Vigipirate n'est pas de tout repos. Le rapport pointe qu'un soldat "parcourt de l'ordre de 15 à 20 km par tour de garde".
Dans le cadre du plan Vigipirate "rouge", pas moins de 384 militaires sont présents en permanence à Paris.
(1) Compte-rendu de fin de mission Vigipirate Rouge relève 284 (novembre 2007) par le chef de bataillon Philippe Gouësmel (RMT), commandant le Groupement.
18:34 Publié dans Système | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, armée, identité, marine le pen
05 mai 2008
Tchétchénie : le renseignement occidental soutenait les séparatistes islamistes

RIA Novosti - Les services secrets occidentaux ont mis au point dans les années 1990 un plan visant à rendre effective l'indépendance de la Tchétchénie vis-à-vis de la Russie , affirme un documentaire intitulé « Plan Caucase » qui sera diffusé mardi soir sur la chaîne publique russe Pervi Kanal.
Selon un communiqué publié par la chaîne, la France imprimait des passeports d'Itchkérie (le nom donné à la république par les séparatistes), et des armements étaient acheminés vers la république à travers la Géorgie dans le cadre de cette opération.
Le citoyen turc d'origine tchétchène Aboubakar, connu depuis 40 ans sous le pseudonyme de Berkan Iachar, à la suite d'un contrat signé avec la CIA , raconte l'organisation dans les années 1990 d'une plateforme politique visant à obtenir la sécession de la république russe.
Selon lui, ce projet était financé par plusieurs Etats. Les passeports destinés à la République d'Itchkérie étaient imprimés par la France , la monnaie était fondue en Allemagne.
« Dans les années 1990, Aboubakar devient en quelque sorte l'éminence grise à travers laquelle on réalise les transactions financières plus ou moins juteuses destinées aux combattants du Caucase du Nord », affirment les réalisateurs du documentaire.
Selon eux, une des affaires les plus secrètes remonte au temps du leader séparatiste Djokhar Doudaïev dans les années 1990. M. Iachar participe alors à la mise au point d'un plan visant à acheminer illégalement des pierres précieuses à l'aéroport de Grozny.
« Le bénéfice dégagé servait à acheter des armes. Il ne s'agissait pas de sommes très importantes, entre 10 et 20 millions de dollars à chaque convoi », a confié Aboubakar, selon lequel cette filière n'a été découverte que plusieurs années plus tard.
« Ce ne sont que quelques exemples du soutien fourni par les services secrets étrangers à la sécession de la Tchétchénie », affirme le documentaire.
11:42 Publié dans Géostratégie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, europe, russie, tchétchénie, islam, marine le pen
Bosnie : 11 ans de prison pour un musulman qui avait forcé des catholiques à manger la Bible

Avec l’AFP - Un ex-militaire musulman bosniaque, appartenant au 4e Corps de l’ABiH, a été condamné mercredi à onze ans de prison pour avoir maltraité «psychiquement et physiquement» des Croates de Bosnie, en les obligeant notamment à manger des pages de la Bible durant le conflit de Bosnie (1992-95).
Le Tribunal pour crimes de guerre de Bosnie indique dans un communiqué avoir condamné Zijad Kurtovic, 41 ans, pour des délits commis en octobre 1993 dans le village de Donja Dreznica, près de la ville de Mostar, dans le sud-ouest de la Bosnie.
Selo n l'inculpation, Kurtovic a battu ses victimes, détenues dans un immeuble appartenant à l'Eglise catholique, à la matraque mais aussi avec des statuettes de saints. Il a également humilié ses victimes en les forçant à manger des pages de la Bible et d'autres livres saints.
Bien qu'alliés contre les forces serbes bosniaques dans des opérations de nettoyage ethnique, Croates et Bosniaques musulmans se sont également fait la guerre pendant onze mois en 1993 et 1994. La propagande occidentale a jusqu’ici toujours privilégié de soi-disant « crimes » essentiellement « serbes », minimisant scrupuleusement ceux des Croates et, surtout, des musulmans de Bosnie et du Sandjak.
Sur les 3,8 millions d'habitants du pays, environ 40% sont musulmans, 31% Serbes chrétiens orthodoxes et 10% Croates catholiques, alors qu’avant la guerre les Serbes étaient les plus nombreux, sans être majoritaires. Le conflit a fait au total quelque 100 000 morts et 2,2 millions de réfugiés et de déplacés, pour l’essentiel des Serbes.
Les anciens « hauts responsables » accusés de crimes de guerre dans l'ex-Yougoslavie (essentiellement des Serbes et quelques Croates politiquement dérangeants - comme Ante Gotovina -, les musulmans ayant été exemptés de tout crime majeur) sont « jugés » par le Tribunal pénal international (TPI), qui siège à La Haye. Les tribunaux locaux sont autorisés par le TPI à juger les affaires de « moindre importance ».
11:36 Publié dans Géopolitique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, islam, bosnie, serbie, politique, identité, guerre
18 Mai : Journée du Patrimoine normand

Cette journée est dédiée au patrimoine Normand et aura lieu sur le terrain de sport.
La journée se déroulera ainsi :
- 9h45 : Rendez-vous sur le stand de l'office de tourisme pour la randonnée pédestre entre Terre et Mer (9km).
- 10h00 : Ouverture de la Journée Normande
avec le marché du Terroir et de l'Artisanat ; bijoux vikings, peinture, bière et cidre normands, hypocras, terrines médiévales, confitures, sablés normands livres, magazines, drapeaux, vêtements régionalistes, sculpture, céramique, décoration, et bien d'autres choses à découvrir...
Les vikings de Blodig Brødre vous accueilleront toute la journée sur leur camp pour des démonstrations de combats, de vie quotidienne, d'artisanat et de jeux d'époque.
- 12h00 : possibilité de se restaurer sur place avec, au choix, un repas Normand ou un repas Médiéval qui ravira les gourmets et les gourmands.
- 15h00 : Conférence : « Introduction aux parlers locaux de Normandie » par Monsieur Stéphane Laîné, linguiste et enseignant à l'université de Caen.
En plus du Marché Normand et des conférences, nous vous proposons, lors de cette Journée Normande, une Ferme Pédagogique et des animations pour petits et grands.
Cette manifestation est entièrement gratuite et ouverte à tous.
Elle vous permettra de découvrir la Normandie sous un angle tout à fait nouveau.
Pour plus de renseignements,
n'hésitez pas à contacter notre association par mail : uniondespaysnormands@yahoo.no
ou à visiter notre blog : http://journeenormande.hautetfort.com
10:37 Publié dans Rendez-vous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : normandie, politique, identité, france, marine le pen, histoire
04 mai 2008
La Turquie invitée « spéciale » du très mondialiste « Sommet des Balkans » en Macédoine

Dix-neuf chefs d’État des pays d’Europe centrale et du Sud-Est se sont réunis vendredi et samedi pour un sommet exceptionnel à Ohrid, en Macédoine. Cette rencontre qui fleure bon le mondialismee t l’atlantisme le plus nauséeux a notamment permis d’aborder « l’élargissement européen » et les relations de l’UE avec ses « voisins ». Un seul absent : le Kosovo, « Etat » autoproclamé, n’a pas été invité, car sa soi-disant indépendance « ne fait pas consensus ». Pion essentiel dans la stratégie américaine en Europe du Sud-Est, la Macédoine a profité de ce sommet afin de tenter de renforcer sa position diplomatique après le veto grec à son adhésion à l’OTAN en avril dernier. Ce fut aussi l’occasion pour le gouvernement macédonien très ouvert aux options mondialistes, de faire un peu de lobbying : Un an après la lancement de la campagne gouvernementale « Invest in Macedonia » (sic !), le « miracle économique » se fait attendre.
Le Président de Turquie, Abdullah Gül, était l’invité spécial du Sommet. Preuve, s’il en était encore besoin, que l’héritière de la Sublime Porte entend désormais tourner le dos à la stratégie géopolitique kémaliste, qui a toujours refusé de participer à l’imbroglio balkanique, au risque de voir éclore de nouveaux conflits en Europe centrale. Du reste, le nord-ouest de la Macédoine , présente une forte minorité turque qui entend s’imposer dans le jeu politique local. Une minorité qui a des liens affirmés avec les Turcs de Bulgarie et de Grèce et dont Ankara entend en faire une sorte de levier politique à toutes fins utiles.
L’élargissement de l’Union européenne ainsi que son influence sur les économies et les secteurs énergétiques des pays voisins étaient au cœur des discussions, dans une zone géographique hautement stratégique avec les corridors énergétiques amenant les énergies fossiles de la caspienne vers l’Occident.
La question de « l’indépendance » du Kosovo était aussi au menu des discussions, bien que le « Président » de la province serbe occupée, Fatmir Sedjiu, n’ait pas été invité. Les revendications territoriales des extrémistes pan-albanais, au pouvoir à Pristina, sur plus d’un tiers de la Macédoine y étaient aussi pour beaucoup.
Aucune solution réelle aux problèmes posés depuis des années au cœur des Balkans (mafias, questions des réfugiés des guerres civiles de l’ex-Yougoslavie, morcellements étatiques, rivalités ethniques, irrédentisme pan-albanais, islamisme, prédation économique des réseaux mondialistes…) ne s’est dégagée de cette entrevue de printemps, alors que l’OTAN vient de renforcer de façon importante les effectifs de la KFOR au Kosovo.
18:12 Publié dans Géopolitique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, europe, turquie, macédoine, kosovo, marine le pen, identité
L’opposition nationale est bien là !

Source : Blog de Maya
Malgré les vacances en Ile-de-France, malgré un premier mai qui, tombant un jeudi, était l’occasion pour beaucoup de faire le pont, malgré l’absence de joutes électorales dans les mois qui viennent, lesquelles ont toujours un effet mobilisateur, malgré aussi la zizanie que les médias ont tenté de créer dans les rangs du FN ces derniers jours, le défilé en l’honneur de Jeanne et des travailleurs français a été un franc succès.
Ceux qui tablaient avec une joie maligne sur la disparition du FN en ont été pour leur frais, même si France Info ou encore Canal plus n’ont pas hésité à affirmer sans rire que le défilé frontiste n’avait rassemblé que quelques centaines de personnes… plus c’est gros, plus ça passe ?
En vérité les quelques 3.000 à 4.000 patriotes présents ont entendu un Jean-Marie Le Pen plus pugnace que jamais qui, un an après l’élection du bonimenteur Sarkozy à l’Elysée, a dressé au pied de la belle statue équestre de la sainte et héroïne de la Nation , place des Pyramides, un tableau sans concessions mais véridique de la situation de notre pays. L’intégralité du discours du Président du FN est consultable sur www.frontnational.com. Un défilé qui cette année partait de la place de l’Opéra et s’est déroulé dans une ambiance tonique, au sein duquel la jeunesse était particulièrement présente, que ce soit notamment sous la bannière du Front National de la Jeunesse ou dans le cortège d’Egalité & Réconciliation.
Un dynamisme, une volonté de combat, de refus du fatalisme, de la mort lente de notre nation que nous promettent les mondialistes de l’UMPS et leurs affidés, auquel le discours de Jean-Marie Le Pen a fait remarquablement écho.
Un homme libre face à la meute
Entouré sur la tribune par les deux Vice-présidents exécutifs Marine Le Pen et Bruno Gollnisch, du Secrétaire général Louis Aliot, des membres du Bureau exécutif et du Bureau politique, le Président du FN a dénoncé la nocivité de la politique de l’UMP, à la lumière de ses derniers développements. Il a aussi fustigé « une insupportable chape de plomb », « une religion antiraciste » qui « transforme certaines opinions en véritables blasphèmes, et ce qu’il faut bien appeler l’idéologie officielle, impitoyable et totalitaire, asservit le peuple français et consacre un véritable recul de civilisation. Une France qui n’est plus un pays libre, ni d’ailleurs un pays d’hommes libres. Tout le monde se couche, tout le monde s’écrase, tout le monde se tait, pour ne pas offenser les puissants, pour ne pas encourir leurs foudres. Je me fais une autre idée de l’homme, et une autre idée de ma fonction de tribun du peuple. Non, je ne plierai pas face aux oukases de l’orthodoxie officielle. Non, je ne cracherai pas à la figure de la liberté et de la vérité. Je ne fuirai pas. Je ferai face, conformément à ce que j’ai toujours été, conformément à ce que je crois juste, conformément à ce que je suis ». Invité en duplex jeudi soir du JT de TF1, Jean-Marie Le Pen a été questionné sur l’agitation fomentée par certains médias autour de son entretien accordé au magazine Bretons, propos dont il avait pourtant interdit la diffusion. Or, « c’est toute la presse qui les a commenté et qui crée elle-même le scandale qu’elle dénonce » a-t-il relevé. « Encore une fois les Français doivent savoir que la France n’est pas un pays où il existe une liberté d’expression et elle donne cependant des leçons au monde entier, ce qui est à la fois dérisoire et scandaleux ».
« Le syndicat de défense des Français »
Si les défilés assez mornes des centrales syndicales ont fait ce 1er mai la part belle à une revendication conjointe du Medef, à savoir la régularisation des immigrés hors-la-loi, « le FN reste le syndicat de défense des Français » a répété Jean-Marie Le Pen sur TF1. Le Président du Front National a souligné quelques heures auparavant place des Pyramides que « la France ne pourra pas échapper à la submersion migratoire, si elle n’adopte pas le principe vital et même survital que nous voulons inscrire, en toutes lettres tricolores, dans la Constitution de la Vème République , sous le nom de préférence nationale ». Une opposition nationale dont le programme prône « l’immigration zéro, l’insécurité zéro, la préférence nationale totale ! ». « Le FN ne se porte pas si mal que cela et il aura l’occasion de le rappeler lors des prochaines élections, européennes ». « Nous ne faisons pas carrière personnelle, nous servons un idéal. La France et les Français d’abord. L’une et les autres ont encore besoin de nous et tant qu’il en sera ainsi nous répondrons présents » a encore assuré Jean-Marie Le Pen.
« Désamour irréversible »
Un FN bien présent à l’heure où la cote de confiance de Nicolas Sarkozy n’en fini pas de se dégrader. Selon un sondage CSA pour l’hebdomadaire Marianne à paraître samedi, 55% des sondés ne souhaitent pas que M. Sarkozy se représente en 2012. Quant au baromètre CSA pour Le Parisien-Aujourd'hui i-télé à paraître également samedi, il enregistre une nouvelle dégringolade de 2 points par rapport à il y a un mois. Désormais, seuls 38% des personnes interrogées déclarent faire confiance au Président de la République « pour affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays », 57% disent ne pas lui faire confiance (contre 54% début avril).
Invité de Canal plus vendredi, Jean-Marie Le Pen y a vu la manifestation de « l'immense déception des naïfs qui ont cru aux promesses un peu fuligineuses de ce prestidigitateur brillant ». « On vit la crise de désamour, qui me paraît irréversible ». Il appartiendra au FN de convaincre nos compatriotes de la nocivité de l’action politique menée par Sarkozy et son équipe, à commencer par les électeurs nationaux qui lui ont accordé leur suffrage en 2007. Mais une étude effectuée par l’institut Opinion Way sur la perception de l’émission télévisée du chef de l’Etat le 25 avril dernier, souligne que d’ores et déjà un électeur frontiste sur deux à ouvert les yeux et n’a pas trouvé Sarkozy « convaincant ». Un bon début !
17:35 Publié dans Vie du Front | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, jean-marie le pen, front national, paris, marine le pen, identité, france
30 avril 2008
TOUS A PARIS AVEC LE PEN !
14:06 Publié dans Rendez-vous | Lien permanent


